Bonne pratique du mois : Se former et s’engager, l’exemple du BAFA Solidaire à Antibes

Depuis 2014, l’antenne de la Croix Rouge d’Antibes met en place une initiative qui mérite d’être saluée. Cette dernière associe la Communauté d’Agglomération Sophia Antipolis, la Mission locale Antipolis et les villes d’Antibes, Vallauris, Valbonne, Villeneuve-Loubet et La-Colle-sur-Loup.

L’objectif est de permettre à des jeunes de cumuler trois expériences. D’une part, ils adhèrent à la Croix Rouge, et participent à un chantier solidaire de 35h, ainsi qu’à 35h d’actions sociales (maraudes de nuit, aide alimentaire, visites auprès de personnes âgées en EHPAD…). Puis, les jeunes suivent le parcours de formation au Brevet d’Aptitude aux Fonctions d’Animateur (BAFA), pris en charge par la Croix Rouge. Enfin, un emploi saisonnier leur est proposé durant les vacances d’été, leur ouvrant les portes du monde professionnel.

L’un des atouts de ce projet est de susciter un réel engagement de la part des jeunes. Nombre d’entre eux poursuivent en effet leur expérience de bénévolat avec la Croix Rouge, ou ailleurs. Une cérémonie officielle de remise des attestations, rassemblant des élus, ainsi que des représentants de l’État et de la société civile, marque le point d’orgue de cette aventure. En 2015, 67% des jeunes participants ont ensuite trouvé un emploi dans l’animation auprès des municipalités impliquées dans le dispositif.

Enfin, dans le cadre de la formation, la Croix Rouge permet à ces jeunes de se former aux gestes de premier secours et de passer le niveau 1 du brevet de Prévention et Secours Civique (PSC1).

Source : Croix-Rouge d'Antibes
Source : Croix-Rouge d’Antibes

Un grand bravo à l’équipe de la Croix Rouge d’Antibes pour cette initiative. Espérons qu’une telle réussite inspire d’autres territoires, au delà des remparts d’Antibes !

Pour plus d’informations, consultez la page Facebook de la Croix Rouge d’Antibes – Vallauris.

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Secours Expo : Un atelier pour découvrir les fondamentaux de la gestion de crise

La meilleure des gestions de crise est celle qui vous protège de la crise !

Or, ce n’est ni inné, ni immédiat. Il faut acquérir des fondamentaux et prendre le temps de les maitriser pour que le jour de la catastrophe, face à l’imprévu ou à l’absurde, vous ne soyez ni surpris, ni en proie au stress. Savoir faire face en mode dégradé, c’est possible si l’on y est préparé.

Patrick Lagadec dit : Comment faire pour ne pas être surpris ? Que faire quand on est surpris ?

François Vernoux a animé un atelier lors de Secours Expo pour répondre à ces questions. Le thème en était : formation, entraînement, exercice.

Lors de la préparation opérationnelle de toute institution, lorsque la planification est arrêtée, le responsable se doit de valoriser son capital humain. Du commandant des opérations internes au moindre intervenant, chacun doit être préparé pour être en capacité d’agir avec son intelligence de situation. Cette capacité individuelle devient, grâce à la cohésion, la seule richesse qui sauvera l’institution de la crise.

Pour se préparer à être un intervenant de qualité, il faut initialement compléter son savoir faire au quotidien par des protocoles d’exception adaptés aux situations chaotiques. Puis, cette formation acquise, on peut s’entrainer. À plusieurs au même poste, on peut confronter les solutions, et parfois proposer des modifications de la planification. L’entrainement, trop souvent négligé, se fait sans pression de temps. C’est à ce stade que se forge la cohésion. Puis, on peut envisager les exercices. Pas du théâtre, comme le sont trop d’exercices. Certains font même figure de répétitions. Un exercice a deux buts : le contrôle de la planification et celui des entrainements. Vous comprendrez que toute répétition annule ce contrôle, et que le fait de faire jouer un intervenant à un autre poste que celui qu’il aura à assumer en temps de crise n’est guère productif.

GV tome 1C’est comme au foot, le futur Zidane est formé à l’école du club, puis il s’entraine à huis clos. Là son entraineur peut lui faire répéter une passe jusqu’à ce qu’elle soit acquise. Enfin, il y aura les matchs amicaux où le sélectionneur évaluera sa tactique et l’entrainement de l’équipe. Et Zidane est prêt pour le championnat.

Pour en savoir plus :
Situation De Crise : Se Préparer, Faire Face de François Vernoux, préfacé par Patrick Lagadec, publié par Territorial Éditions

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Le Pavillon Orange plaide pour l’information des populations lors de Secours Expo

Vendredi 5 février, les tables rondes portaient sur les inondations (lentes et à cinétique rapide) puis sur l’implication de la population dans la sauvegarde. Le général Vernoux, fondateur du Pavillon Orange, a témoigné de son incompréhension, voire de sa colère. Les catastrophes se suivent, elles sont trop souvent meurtrières et à quelques exceptions près, la notion de sauvegarde n’est pas suffisamment mobilisée. Il ne s’agit pas de finances mais bien de volonté politique. Comment, en 2016, peut-on constater des comportements comme celui d’aller, lors d’une inondation, chercher sa voiture dans un parking ?

La loi de 2004, fêtant bientôt ses 12 ans, a confié la noble mission de sauvegarde aux élus de proximité, car ils connaissent le terrain, les usages locaux, les risques et les enjeux. Ils ont la confiance des populations. Ceux qui ont pris en compte la protection de leur population trouvent de très bonnes pratiques, et abordables pour de nombreuses municipalités. Ce blog s’en fait l’écho mensuellement.

Bon nombre de reportages nous montre des voitures jouer aux bateaux et devenir un embâcle amplificateur de la crue. Quels retours d’expériences en tirer ?

La nature reprend ses droits, après quelques décennies de calme pendant lesquels l’Homme a perdu un certain bon sens. Il a même construit dans le lit des rivières !

Source : Mairie de Talloires
Source : Mairie de Talloires

Toutes les zones inondables ne sont pas inconstructibles, mais il faut savoir et vouloir construire pour supporter cet aléa. Pour les constructions actuelles, de beaux exemples, comme dans le Gard, prouvent que l’on peut s’adapter. Quand on admire le pont du Gard ou celui de Vaison la Romaine, on comprend que leurs petites rivières se transformaient déjà en torrents indomptables voici des siècles. Pourquoi l’a-t-on oublié ?

On est surpris, chaque année, par les épisodes cévenols et autres phénomènes tempétueux. Or, je le regrette, mais ils sont récurrents comme les vendanges. Certaines années la production est forte, d’autres, elle est très faible. Pour les vendanges tout est prêt et on est capable de récolter sans délai car l’orage approche… Alors pourquoi n’en est-il pas de même pour les inondations ?

Certes, il faut toucher et sensibiliser toute la population, mais les moyens sont là : le DICRIM, les bulletins municipaux, la presse locale, les réseaux sociaux, les vœux et même les élections. Combien de candidats ont-ils évoqué la sauvegarde dans leur campagne de 2014 ?

Mesdames et Messieurs les Élus, osez la sauvegarde, c’est urgent !

 

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Le Pavillon Orange fait la promotion des réserves communales à Secours Expo  

Le Salon Secours Expo s’est tenu du 4 au 6 février dernier au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris. Près de 150 professionnels du secourisme, des soins d’urgence et de la prévention ont échangé à cette occasion lors de débats et de conférences. Le Général Vernoux était sur place.

Source : lesevenements.fr
Source : lesevenements.fr

Lors de trois conférences, le Général François Vernoux, fondateur du Pavillon Orange, a témoigné des bonnes pratiques des villes lauréates.

Jeudi 4 février, la table ronde de l’après-midi portait sur les types de réserves existants à ce jour. De la réserve militaire à la réserve communale de sécurité civile (RCSC), on note de grandes différences pour un même vocable! Fort de ses contacts et de ses audits, le Général Vernoux a témoigné de la performance des volontaires des RCSC. Là où elles existent, il y a de belles choses ! Et un engagement citoyen qui mérite d’être salué !

Il a conseillé aux maires de se poser la question : à la lecture de mon PCS, quel est mon besoin en terme d’intervenants? Une fois les missions des citoyens ressources attribuées, et celles relevant des services municipaux ou pouvant être confiées par convention à des associations définies, il est facile de modéliser la réserve dont a besoin la commune. Dans ces temps de restriction budgétaire, il est bon de souligner que la création d’une réserve communale n’est pas onéreuse. Elle réclame volonté politique du Maire, attention envers les volontaires, un peu d’organisation et une bonne animation. La réserve communale n’est pas un club mais elle peut tisser des liens intergénérationnels de qualité. Elle s’impose pour toutes les actions  de proximité à mettre en place rapidement (point de regroupement dont la disponibilité doit être contrôlée régulièrement, centre d’accueil provisoire, mise en place de barrières…) et peut jouer un rôle déterminant dans la diffusion de la culture du risque.

Enfin, argument déterminant : les volontaires bénéficient d’une protection juridique.

Mesdames et Messieurs les Élus, osez la réserve communale !

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