Patrice-Louis Laya arrête le blog Pavillon Orange qui est suspendu..

Après 4 années d’activité quotidienne et plus de 1 300 articles publiés, le blog sur la sauvegarde et la résilience des territoires associé au label « Pavillon Orange » du HCFDC sera fermé à compter du 15 août 2015 et ce pour une durée indéterminée.

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L’auteur vous remercie de toute la confiance que vous lui avez témoigné en étant plus de 10 000 visiteurs mensuels à consulter chaque mois quelques 16 000 pages & articles.

 

Dans l’attente et l’espoir de vous retrouver pour d’autres challenges, je reste à votre écoute par email : espace.territorial@online.fr et/ou par tweet : @iterritorial

Très cordialement

Patrice-Louis LAYA

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Pour les 15 jours à venir, je serai toutefois déconnecté…seuls les pigeons fonctionnent.

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Conscience et culture du risque : les médias premier vecteur d’éveil

En matière de risque, comme dans bien d’autres domaines, l’information éveille la conscience, nourrit la décision et veille au devoir de mémoire. Alors comment les Français, à qui on reproche une absence de culture du risque, un déni de leur vulnérabilité, un manque d’auto-prévention et protection, et plus encore, s’informent-ils sur les risques. Un enquête menée par le Commissariat général au développement durable que nous avons déjà traité sur l’angle « les Français peu concernés par les risques environnementaux » nous apprend que les médias s’imposent comme la principale source d’information des Français en matière de risques naturels et technologiques.

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Ainsi, en matière de risques naturels et technologiques, les médias s’imposent comme la principale source d’information, pour plus de trois quarts des Français. Cette propension aux médias progresse significativement avec les niveaux de revenus et d’études.

Si un peu moins de 50% des personnes citent internet, un effet générationnel apparaît : le web contribue à l’information sur les risques de deux tiers des 18-24 ans, mais seulement d’un quart des personnes âgées de 65 ans et plus. De manière générale, les métropolitains évoquent de moins en moins internet quand leur âge avance.

C’est à l’échelle locale que les pouvoirs publics sont les plus reconnus comme étant une source d’information en matière de risques environnementaux. Alors que les collectivités locales sont citées par 22 % des métropolitains, l’État est deux fois moins identifié par les enquêtés comme une source d’information sur les risques.

Pour les enquêtés jugeant que c’est d’abord aux pouvoirs publics d’agir pour prévenir les situations de risque, ils citent l’État (+ 40%) ou les collectivités locales (+ 25 %)comme source d’information. Pour ceux qui considèrent que c’est à chacun d’agir pour se protéger des risques, ils ont en revanche tendance à évoquer les échanges personnels avec des proches ou des collègues.

Ce bouche à oreilles, amical ou familial, constitue une source d’information sur les risques pour 18 % des métropolitains interrogés. C’est tout particulièrement le cas chez les plus jeunes (réponse donnée par 23 % des 18-34 ans), chez les femmes (20 % contre 15 % du côté masculin) et dans le sud de la France. On peut supputer, ce n’est pas précisé dans l’enquête, que ce bouche à oreilles s’est digitalisé avec les réseaux sociaux comme Facebook, Twitter.

Complément d’enquête

Une autre question posée aux Français par le Baromètre de la communication locale nous éclaire un peu plus sur les médias locaux qu’ils utilisent. En effet, le terme média rencontré dans l’étude du CGDD est un peu trop générique à l’ère du plurimédia. La question posée par la cabinet Harris auprès d’un échantillon national représentatif de 1000 personnes âgées de 18 ans et plus, constitué d’après la méthode des quotas, était la suivante « Pour vous informer sur la vie locale (que ce soit à l’échelle de votre commune, de votre intercommunalité, de votre département, de votre région), utilisez-vous souvent, de temps en temps ou jamais…? ».
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Avec 84% d’utilisateurs, les journaux d’information des collectivités restent le support préféré des français pour s’informer sur la vie locale, devant l’affichage (72%), la télévision (68%) ou la presse régionale (50%). Les usages numériques progressent rapidement, notamment le recours aux sites internet des collectivités (+18 points en deux ans).

Le journal papier arrive en tête des supports en terme de consultation, mais aussi pour sa capacité à bien informer. La boite aux lettres reste son canal de diffusion préféré, également pour tous les profils (y compris ceux qui ont un stop-pub). La préférence pour ce choix de distribution est même en hausse par rapport à 2011.

Le papier et digital n’entrent toutefois pas en concurrence : ils se complètent, le web apportant une plus-value essentiellement pratique (accessibilité et services en ligne). Les Français se saisissent des outils numériques davantage pour les services qu’ils apportent (45%, pour réaliser des procédures administratives en ligne) que comme levier démocratique (9%, pour disposer d’une relation directe avec les élus).

A noter, les comportements changent selon la taille de la collectivité : plus on est urbain, moins on utilise de supports différents pour s’informer. Le journal de la collectivité et le bouche à oreille sont les deux vecteurs universels, utilisés en priorité quel que soit l’endroit. Les Français des communes de moins de 20 000 habitants profitent davantage des événements locaux pour s’informer que les habitants des moyennes et grandes agglomérations. L’information par affichage est un peu plus présente en région parisienne qu’ailleurs. La presse gratuite ressort davantage dans les agglos de 2 000 à 100 000 habitants.

Virtuel ou présentiel

Les usages des outils digitaux sont « naturellement » propulsés par les jeunes. Chez les 18/24 ans, l’échange entre les habitants passe évidemment, par le web : 32% des 25/34 ans vont sur la page officielle de la collectivité (contre 25% pour la moyenne les Français) et 13% de la même tranche d’âge déclarent utiliser les applis des collectivités (contre 9% pour la moyenne nationale).

Les séniors n’ont pas la même conception des espaces d’échange : la participation aux réunions publiques, très appréciée par les plus âgés (40% des plus de 65 ans) ne convainc que 7% des 18/24 ans, soit un écart de 33 points.

C’est une véritable fracture générationnelle qui est en train de se produire  : aux communicants et aux élus de s’adapter pour trouver les bons vecteurs relationnels.

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El Nino 2015 : l’un des plus intenses jamais relevé

Réapparu il y a quelques mois, le courant équatorial chaud du Pacifique El Nino persistera probablement jusqu’au printemps 2016 et pourrait être l’un des plus intenses jamais observé, a indiqué jeudi le Centre américain de prévision du climat (CPC).

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Ce courant périodique est souvent associé à des précipitations au-dessus de la normale en automne et en hiver aux Etats-Unis. Il réduit aussi la fréquence des tempêtes et ouragans dans l’Atlantique qui, cette année, connaît une saison (juin à fin novembre) au-dessous de la moyenne annuelle.

« Depuis mars, la température au-dessus de la normale à la surface des eaux équatoriales du Pacifique a continué de monter et (…) El Nino devrait rester fort jusqu’à la fin de l’automne et durant l’hiver (plus de 90% de chances) et persistera probablement jusqu’au printemps prochain », a estimé lors d’une conférence de presse Mike Halpert, directeur adjoint du Climate Predictions Center. »Nous prédisons aussi qu’El Nino pourrait être cette année parmi les plus intenses depuis le début des observations et relevés sur ce courant marin en 1950″, a-t-il précisé.

Ainsi la température moyenne à la surface de l’eau pendant les trois derniers mois dans une région du centre-est de l’Equateur pourrait atteindre ou excéder de deux degrés Celsius la normale. Une telle hausse n’a été enregistrée que trois fois dans les annales au cours des 65 dernières années: 1972-73, 1982-83 et 1987-88, a-t-il souligné.

Actuellement le seul impact notable anticipé au cours des tous prochains mois concerne la saison des ouragans. Il y a ainsi 90% de probabilité que la saison 2015 des ouragans dans l’Atlantique soit moins active. En effet, le courant crée un phénomène de cisaillement des vents qui désamorce les tempêtes tropicales.

En revanche, El Nino intensifie la formation de tempêtes dans l’est et le centre du Pacifique. Selon le CPC, les précipitations devraient être plus abondantes que la normale cet automne et durant l’hiver sur une grande partie du pays, notamment en Californie qui subit une sécheresse sévère depuis quatre ans. Mais, a prévenu Mike Halpert, « des pluies et des chutes de neige au-dessus de la normale cet hiver ne suffiront très probablement pas à compenser le déficit d’eau des quatre années de sécheresse ».

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La dégradation orageuse qui s’installe, met en danger les campings et leurs résidants

Orages_alerteAprès les pics de chaleur de juin et juillet, le mois d’août s’annonce orageux.  Une première dépression Eberhard a entraîné une importante dégradation orageuse ce mercredi 12/08/2015 et 17 départements étaient mis en vigilance orange par météo France. Ces orages ont provoqué quelques inondations en Charente Maritime où 70 personnes ont été évacuées d’un camping à La Rochelle (>) .  En Loire-Atlantique,  un pavillon a été foudroyé (> >). Les pompiers ont effectué plus de 20 sorties en Maine et Loire, 17 entre le Finistère et les Côtes d’Armor.  En Seine-Maritime, des orages très pluvieux ont provoqué des inondations et des coulées de boue, autour de Rouen notamment

Cette situation devrait se poursuivre ce Jeudi, où des orages plus violents sont attendus au Nord et du Massif Central au Languedoc Roussillon. De forts cumuls d’eau pourraient provoquer des inondations locales et rendre dangereux certains accueils touristiques comme les campings.

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Souvenez vous, dans la nuit du 17 au 18 septembre 2014, il y aura un an dans quelques semaines, quatre personnes sont mortes dans l’Hérault, emportées par la crue soudaine d’une rivière à Lamalou-les-Bains où un camping avait été dévasté à la suite de violents orages. Quelques semaines auparavant, le 21 juillet, au camping des Ponts de Saint-Just-d’Ardèche une mini-tornade faisait un mort et quatre blessés dans les trois établissements de vacances de la commune. Un autre tué était recensé non loin de là dans un camping du Gard.

Les campings face aux intempéries

camping_pictoDepuis ces événements tragiques, la ministre de l’écologie a demandé aux Préfets une attention particulière sur la responsabilité de l’État au regard de la situation des campings à risques. En effet, un constat de la mission d’évaluation du plan « submersions rapides » invitait à relancer et à achever l’élaboration des plans d’actions pour les installations de campings à risques, en traitant le plus rapidement possible les situations les plus critiques qui peuvent conduire, le cas échéant, à une mesure de fermeture.

Aurait-on pu éviter ces drames ?

Si une tornade est difficilement détectable, elle n’est d’ailleurs pas prise en compte dans la liste des risques naturels, les gros orages eux sont prévisibles. Depuis trois ans, les gestionnaires de campings de la Fédération nationale de l’hôtellerie de plein air (FNHPA) ont signé une convention avec Météo France. Dans ce cadre, ceux qui le souhaitent reçoivent une information météorologique très précise et individualisée, selon leur zone, les informant des perturbations du ciel. « L’information est envoyée par mail ou SMS, les gestionnaires peuvent ainsi mieux réagir », explique Guylhem Féraud, le président de la FNHPA. En cas d’alerte météorologique majeure, les gestionnaires sont également alertés par la préfecture qui donne l’information aux maires ayant des campings sur leurs communes.

Disposer d’un dispositif d’alerte et de mise en sécurité par la préfecture

Depuis la loi « paysage » de 1993 qui instaure les zones à risques pour les établissements recevant du public, tous les campings en zones à risques, soit près d’un tiers des 9 000 établissements français, disposent d’un dispositif d’alerte et de mise en sécurité, validé par la préfecture. Si, par exemple, les moyens d’évacuation proposés par le gestionnaire ne conviennent pas, ils doivent en proposer d’autres à la commission de sécurité préfectorale. Pas question de se retrouver avec 1 000 voitures sortant d’un camping et qui gêneraient l’arrivée des secours. Dans certaines situations, l’évacuation se fait à pied.

camping évacuation

Chaque gestionnaire de camping, en fonction des risques qui menacent son établissement (feux de forêts, inondations, crues…) doit aussi distribuer à ses clients un document présentant les outils d’alerte (haut-parleur…) et les moyens d’évacuation. « Les messages sont très simples, pédagogiques et courts, autrement les touristes ne lisent pas. Nous ne faisons pas de grande réunion d’information sur la sécurité comme les briefings organisés dans les avions ou les bateaux. Ce n’est pas possible. Dans nos campings, il y a des arrivées et des départs tous les jours, voire deux fois par jour, ce serait ingérable », explique Guylhem Féraud.

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