Bonne pratique du mois : la RCSC de Corbeil-Essonnes

La bonne pratique de ce mois nous vient de Corbeil-Essonnes. Elle ne coûte rien et porte ses fruits selon deux axes majeurs. Corbeil vient de subir les grandes inondations de l’Essonne et de la Seine ; Autant dire que cette bonne pratique a été expérimentée !

Renforcer la capacité opérationnelle de la RCSC et favoriser la culture de sauvegarde au sein des services municipaux

Corbeil s’est doté d’une RCSC en 2010 et a proposé à certains agents municipaux d’y être intégrés. On ne peut être au four et au moulin ! Un agent qui intervient au titre de la RCSC ne le fait plus au titre de son service. Cette pratique parait donc relever de l’affichage !

Cette pratique surprenante présente en fait deux avantages non négligeables. La RCSC de Corbeil est forte de 117 volontaires hommes et femmes, jeunes et retraités, issus de tous les quartiers. Les agents y sont au nombre de 17. Ils y apportent par leur professionnalisme une ossature déterminante pour la capacité opérationnelle du groupe. Ainsi, chaque volonté, chaque dévouement des bénévoles est exploitée au meilleur profit de la population sinistrée. Le second avantage est moins visible et pourtant… Les agents volontaires de la RCSC insufflent, par leur engagement, l’esprit de sauvegarde au sein des services municipaux. Lorsque le PCS est mis en œuvre, les agents interviennent, souvent dans leur domaine du quotidien, parfois en heures supplémentaires. Toutefois la finalité de leurs actions est différente. Il ne s’agit plus d’améliorer le cadre de vie ou d’entretenir l’existant mais de porter assistance à la population en complément des services de secours. Porter assistance n’est pas obligatoirement être au contact des sinistrés, cela peut être mettre des batardeaux ou poser des barrières, de la tresse… C’est toujours participer à la sauvegarde des personnes et des biens. Porter assistance ne s’inscrit pas obligatoirement dans la réaction face à la catastrophe. La mise en place de l’architecture de prévention et du dispositif de protections permet de se prévenir du danger et de réduire ses effets. En fait, Corbeil a su, par cette bonne pratique, récolter deux effets complémentaires : Les agents intégrés dans la RCSC apportent leurs compétences techniques, les même agents volontaires au sein de leurs services développent l’esprit de sauvegarde. Or, il est bien reconnu qu’après les élus, le corps des agents municipaux est un excellent vecteur de diffusion de la culture du risque et de l’esprit de sauvegarde au sein de la population.

Cerise sur le gâteau : Ne pas retenir pour les agents volontaires intégrés à la RCSC le bénévolat. Ils sont donc rémunérés au même titre que leurs camarades des services. Certes pas d’économie budgétaire mais pas de dépenses supplémentaires. Cette bonne pratique, comme toutes les autres proposées par ce blog est donc accessible à toutes les municipalités. A consommez sans modération !

BONNE PRATIQUE ANNEXE :

Organiser votre RCSC en section selon les capacités des volontaires. Ceux ou celles qui mettent en place les barrières ou qui portent assistance aux personnes dépendantes doivent être en bonne condition physique. Ceux ou celles qui tiennent à jour le tableau de bord du PCC doivent avoir une expérience professionnelle. Cette diversité est la richesse des RCSC. Sachez l’exploiter par votre organisation.

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