Former les dirigeants de l’industrie à l’initiation opérationnelle

A l’occasion du salon Préventica, le Général Vernoux a donné une interview sur les bonnes pratiques en matière de gestion de crise, appliquées au contexte des entreprises industrielles.

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Journée PCS de l’AFPCN : le Général Vernoux sera Grand Témoin

Journée Plan communaux de sauvegarde

 organisée par l’AFPCN, l’Association des Maires d’Île-de-France (AMIF), l’EPTB Seine Grands Lacs, le Ministère de l’Intérieur et la Région Île-de-France.

Le 9 décembre 2016

Lieu : Conseil Régional d’Ile-de-France – Salle Paul Delouvrier – 35 boulevard des Invalides, 75007 PARIS

Animation : Régis THEPOT, Directeur de l’EPTB Seine Grands Lacs
Grand témoin : Général François VERNOUX, HCFDC, fondateur du Pavillon Orange

PROGRAMME

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Le Pavillon Orange aux Irisés 2016

Les Irisés 2016 se sont tenues à Nantes les 16 et 17 novembre derniers.

Au delà de ses conférenciers de haut niveau délivrant des témoignages instructifs ou présentant des projets intéressants, les Irisés sont un rendez-vous majeur des acteurs de la sauvegarde des populations. Les pauses ont permis, comme chaque année, des rencontres conviviales, riches et constructives.

Le Général François Vernoux, fondateur du Pavillon Orange était présent et a participé au jury. Le point fort des Irisés est sans contexte la remise des trophées.

Le Jury des Irisés 2016
Le Jury des Irisés 2016*

Cette année les thèmes étaient :

  • Participation et Implication citoyenne
  • Les nouveaux outils en faveur de la mémoire et de la culture du risque
  • La culture du risque en direction des non-résidents

On retrouve à cette occasion des thèmes d’actualités, car si la mise en place des dispositifs communaux de sauvegarde progressent (lentement), la participation de la population est toujours trop faible. Initiée par l’information préventive, la sensibilisation de la population est le premier pas à franchir. Or la diffusion de la culture du risque ne coûte pas cher. Elle réclame néanmoins l’implication des élus relayée si possible par la réserve communale ou des citoyens ressources.

Les candidats nous ont présentés avec passion des projets prometteurs. Il est rassurant de savoir que derrière la léthargie observée de trop nombreux élus dans ce domaine, certains innovent et déploient une énergie remarquable pour la sauvegarde de leurs citoyens. Merci à eux, ils nous donnent le courage de persévérer dans nos actions de sensibilisation, de formations et d’entrainements.

Le jury a eu beaucoup de mal à choisir les lauréats. Le public dans sa sagesse a exprimé son coup de cœur.

Vous pouvez découvrir les projets des lauréats sur le site des Irisés. Ils vous donneront peut être des idées car ils sont adaptables à votre commune et à vos besoins.

Naturellement, le trophée des nouveaux outils fût remis par le Général Vernoux du HCFDC. Il valorise l’utilisation de la 3D dans la diffusion de la culture du risque en offrant à la population la modélisation d’une catastrophe potentielle.

Le lauréat du thème « La culture du risque en direction des non-résidents » a présenté une réalisation surprenante d’art de rue, qui encourage la mémoire des inondations qui ont ravagé les lieux où aujourd’hui le passant se promène admirant le paysage sans imaginer la désolation de la catastrophe passée et qui reviendra.  Le principe est simple : peindre à la chaux teintée en bleu (produit respectueux de l’environnement) les tronc d’arbres de la cité à hauteur de l’eau. Cela interpelle plus que les repères de crue !

Pour le premier thème, la passion d’un réseau de sentinelles fût mis à l’honneur : le citoyen participant à la sauvegarde communale par sa disponibilité, comme le souhaite la loi de 2004.

Enfin, le public récompensa l’implication des étudiants du master de Lyon III pour la conception et la réalisation d’un jeu à l’intention des jeunes écoliers : former le citoyen de demain par le jeu, c’est aussi atteindre aujourd’hui les foyers familiaux.

Ces deux jours intenses se sont clos sur un atelier pratique très instructif. Une belle réussite 2016. Nous sommes impatients d’être aux Irisés 2017.   

*Cette année, le jury des Irisés était composé de :

  • Philippe TROUTOT, Vice-président de l’IRMa – Maire-adjoint de Gresy Sur Isère
  • Sandrine MASSON, Chargée de projets risques, Nantes Métropole
  • Karen GAUTIER, Responsable de la mission coordination sécurité et risques, Département de Loire-Atlantique
  • Frédéric BESSET, Directeur, IFFO-RME
  • Général François VERNOUX, HCFDC, Fondateur du Pavillon Orange
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COP22 et réduction des risques de catastrophes

La 22ème Conférence sur le climat des Nations Unies, dite COP22, s’est clôturée vendredi 18 novembre à Marrakech, avec l’appel qu’ont adressé les délégués des différents pays à Donald Trump. Ils priaient ainsi  le 45ème président des Etats-Unis de ne pas briser l’accord de Paris en s’en retirant unilatéralement.

La couverture médiatique de l’événement a été moins large que lors de la COP précédente (Trump, une fois de plus). Profitons-en pour revenir sur les initiatives relevées et les moments forts organisés au sujet du “DRR”, pour Disaster Risk Reduction (réduction du risque de catastrophes).

Unbreakable, le nouveau rapport de la Banque Mondiale sur l’impact économique des catastrophes dans les pays pauvres

Intitulé Unbreakable : Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters, ce rapport porte sur 117 pays, soit 94% de la population mondiale. Il englobe également des risques qui ne sont pas directement liés au changement climatique (les séismes par exemple).

Deux conclusions sont à retenir de cette étude :

  • Le calcul des pertes économiques communément admis est incomplet, dans la mesure où il ne comptabilise pas les pertes de consommation. Dans les pays du Sud, une perte de consommation s’avère souvent plus critique que dans les pays du Nord : elle contraint à diminuer les rations alimentaires, à réduire des dépenses de santé déjà faibles, ou bien à déscolariser les enfants. Ainsi, au lieu des 300 milliards de dollars de pertes moyennes annuelles attribuées aux catastrophes naturelles, il faudrait plutôt parler de 520 milliards.  
  • Des solutions simples et peu onéreuses existent pour venir en aide rapidement aux populations touchées par une catastrophe et réduire significativement ces pertes. Ces mesures de renforcement de la résilience permettraient ainsi de réduire de 100 milliards de dollars les pertes annuelles. À titre d’exemple, le Kenya a mis en place un système de ressources additionnelles pour près de 300 000 foyers vulnérables, créditées en quelques jours en cas de sécheresse.
Taux de résilience socio-économique (ratio perte de biens / perte de bien-être). Source : World Bank, 2017
Taux de résilience socio-économique (ratio perte de biens / perte de bien-être). Source : World Bank, 2017

“Il y a énormément de discussions sur l’ambition de l’accord de Paris en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Et peut-être pas assez sur l’ambition de l’accord en matière d’impacts sur la résilience. Est-ce que les investissements sont suffisants pour réduire la vulnérabilité des pays, qui est également un objectif de l’accord ?” conclu Stéphane Hallegatte, économiste à la Banque Mondiale et auteur du rapport.

Les femmes et la résilience face aux catastrophes naturelles

Le rôle des femmes dans la lutte contre le changement climatique et la réduction des risques de catastrophes a été au coeur de nombreux débats lors de la COP22.

En effet, plusieurs études montrent que les catastrophes affectent de manières différentes les hommes et les femmes. Ainsi, 67% des victimes du tsunami de 2004 qui a touché l’Océan Indien étaient des femmes. De même, les normes sociales en vigueur dans certains pays placent les femmes en situation de vulnérabilité : revenus plus faibles que ceux des hommes, charge de travail disproportionnée, priorité donnée à la famille, rôle des femmes dans la fourniture d’eau et de nourriture à toute la famille…
Ainsi, au-delà du combat éthique pour l’égalité des sexes, l’autonomisation des femmes représente un enjeu pour la réduction des risques de catastrophes. L’ONU Femmes préconisent ainsi l’adoption de politiques relatives à l’égalité des sexes, l’intégration systématique de la question du genre dans les rapports sur le changement climatique et l’établissement d’un quota initial de 30% de femmes membres des délégations officielles des Parties aux réunions de la CNUCC.  

De plus, le volet dédié au genre du Global Education Monitoring Report de 2016, publié par l’UNESCO, soutient que dans les pays où les femmes accèdent à un niveau d’éducation supérieur et à des postes à responsabilité, elles font preuve d’une sensibilité particulière aux problématiques liées à l’environnement et à la résilience.

Une initiative internationale pour Anticiper, Absorber, Remodeler (A2R)

Lancée en novembre 2015, cette initiative multipartite pilotée par l’ONU a pour objectif de “rassembler toutes les bonnes initiatives dans le monde entier” visant à :

  1. Anticiper les dangers liés au climat
  2. Absorber les chocs
  3. Remodeler les voies de développement pour favoriser la résilience climatique

Ainsi, “il y a des maires locaux qui veulent essayer de protéger leurs villes et de faire en sorte que leurs citoyens soient préparés aux catastrophes, soient à l’abri des inondations. Il s’agit de travailler avec des entreprises qui examinent leurs chaînes d’approvisionnement. Il s’agit d’examiner les plans nationaux que les gouvernements adoptent pour s’adapter à l’évolution du climat”. Pour autant, il est encore difficile de trouver en quoi cette initiative va dans le sens du partage entre acteurs locaux voire entre gouvernements, dans la mesure où le projet n’a pas (encore) de visibilité pour le grand public…

Ainsi, cette COP22 était “la COP de l’action”. Elle a participé à établir un calendrier entre les signataires de l’Accord de Paris. Néanmoins, le chemin est encore long, alors même que les objectifs de mitigation semblent d’ores et déjà irréalisables. L’adaptation au changement climatique et donc la mise à l’agenda politique des questions de résilience seraient alors des démarches à la hauteur des enjeux à venir.    

 

Bibliographie :

  • Isabelle Hanne, Cop 22 : « Il y a un cercle vicieux entre pauvreté et vulnérabilité aux catastrophes naturelles », Libération, 14 novembre 2016, lien
  • Marine Lamoureux, COP22, l’impact des catastrophes naturelles sous-estimé, La Croix, 14 novembre 2016, lien
  • Unbreakable : Building the Resilience of the Poor in the Face of Natural Disasters, Stephane Hallegatte ; Adrien Vogt-Schilb; Mook Bangalore ; Julie Rozenberg. Climate Change and Development ; 2017. Washington, DC: World Bank. © World Bank,  Lien License: CC BY 3.0 IGO.
  • Avis aux médias – COP22 : ONU Femmes mettra en avant le rôle central des femmes dans la réponse aux changements climatiques, ONU Women, 8 novembre 2016, lien 
  • Marrakech : l’ONU cherche à renforcer la résilience climatique grâce à une nouvelle initiative, Centre d’Actualité de l’ONU, 15 novembre 2016, lien 
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