MONT DORE (Nouvelles Calédonies) : un exercice cyclone pour valider le PCS et le Pavillon Orange

PO_MONT-DORERévisé annuellement, le plan communal de sauvegarde (PCS) de Mont Dore en Nouvelles Calédonies vient de passer de la théorie à la pratique lors d’un exercice grandeur nature simulant un cyclone.

De part sa situation particulière du Mont-Dore – un axe routier nord/sud unique (route provinciale), une commune étendue (643 km2), un terrain montagneux, de nombreux creeks et rivières – lorsqu’un évènement grave survient, le positionnement géographique des secours doit être anticipé. Aussi, le PCS prévoit le découpage de la commune en trois secteurs géographiques pour une organisation optimale des secours. Chacun des secteurs est équipé de postes de commandement (PC) et de centres d’accueil pour la population. Cette organisation permet de porter rapidement secours aux Mondoriens.

Fin 2011, la Ville s’est vue décerner un pavillon orange trois étoiles par le Haut comité français pour la défense civile, qui récompense la qualité de son plan communal de sauvegarde. Ce dernier est consultable en Mairie sur simple demande, vous pouvez également le télécharger Plan communal de sauvegarde de la ville du Mont-Dore – 2014 (3.21 MB)

Reportage des Nouvelles Calédoniennes sur l’exercice grandeur nature du 13 décembre 2014

Sauvegarde MONT-DORE-PO-exercice

Relire : Audit du dispositif de sauvegarde du MONT DORE dans le cadre du Pavillon Orange

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Decize (58) : un exercice d’évaluation du PCS et du dispositif Orsec révèle des disfonctionnements

Prendre conscience des risques et les anticiper au maximum,  tel était le but de l’exercice d’évacuation mis en place, en novembre dernier, à Decize, dans le cadre du nouveau dispositif Orsec inondations Loire et de la révision du Plan communal de sauvegarde. Une crue centennale semblable à celle de 1907 où la cote de la Loire avait atteint plus de 6 m, servait de scénario virtuel. Une simulation qui, à 5,65 m, obligerait plus de 2.000 Decizois à quitter leur domicile pour se mettre en lieu sûr. Après cette mise en pratique du dispositif de l’automne dernier, l’heure était au bilan en ce jeudi 22 janvier. Aussi, le retour d’expérience à froid a soulevé plusieurs disfonctionnements et points pour améliorer le dispositif…la culture de l’exercice est-elle en mutation, fini l’époque des congratulations excessives entre les autorités et les communiqués idylliques remis au préfet et aux médias.
Sauvegarde Resilience Decize_exercice
Reportage d’Estelle Pion pour

Une quarantaine de Decizois se sont prêtés au jeu de l’exercice d’évacuation. Pendant toute la journée, les services de l’État et tous les acteurs des secours étaient sur le pont pour organiser les secours. Hier, ces derniers avaient rendez-vous en mairie pour pointer les secteurs à améliorer. Avant le tour de table où chacun a transmis les problèmes rencontrés, le maire, Alain Lassus, a noté « la grande réactivité ce jour-là des acteurs locaux comme l’hôpital, les ambulances, les transports Gonin, ErDF… »

De son côté, le chef du service interministériel de défense et de protections civiles, Jean-François Quien, a précisé qu’en cas de forte inondation, « plusieurs villes du département seraient touchées, mais à Decize, il s’agirait d’une évacuation massive puisque la quasi-totalité de Decize devrait être évacuée, ce qui n’est pas le cas ailleurs ».

Points à améliorer

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Crue de la Loire en 2003 à Décize

Au niveau du bilan, ce dernier s’est accordé à dire que « l’échange d’informations entre les postes de crise n’était pas des plus satisfaisants. Il faut revoir ce point et s’assurer de maintenir le lien entre tous les postes. Il faudra aussi bien redéfinir le rôle de chacun. C’est au maire, par exemple, d’alerter les habitants, d’informer tout au long de la crise et de soutenir la population. Pour l’organisation des secours c’est à la préfecture de s’en charger. »

Au total, pour la directrice des services du cabinet de la préfecture, Catherine Fourcherot, « une quinzaine de pistes sont à améliorer, dont définir précisément les lieux où évacuer les habitants (1), prévenir les problèmes d’alimentation en eau potable (2) », ou encore améliorer l’information des données techniques sur l’évolution de la crue.

D’autres réunions devraient notamment se mettre en place entre la municipalité et la préfecture pour affiner les modifications à inscrire sur le Plan communal de sauvegarde. Alain Lassus a également soumis l’idée d’organiser ce genre d’exercice sur la durée réelle d’une crue, « sur trois jours environ, afin d’étudier vraiment toutes les problématiques ». « Je comprends votre demande, mais c’est plus compliqué à mettre en place », a répondu Catherine Fourcherot. En attendant, elle a invité l’élu à renouveler chaque année la sensibilisation auprès de la population.

(1) Pour l’exercice, la quarantaine d’habitants devaient se rendre dans la salle des fêtes de Cossaye. Mais en cas de crue, il faudrait prévoir divers lieux pour pouvoir accueillir davantage d’habitants.

(2) Au-delà de 5,40 m, plus d’eau potable à Decize, mais également à Saint-Léger-des-Vignes et La Machine qui dépendent de la même station, soit 10.000 personnes concernées.

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Hautes Alpes (05) : un exercice zonal NOVI MIDI simule un séisme à Risoul

Un exercice de grande ampleur au nom de code NOVI MIDI pour NOmbreuses VIctimes en MIlieu DIfficile d’accès, est organisé, le mardi 17 juin 2014, à Risoul. Le scénario retenu par le Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) des Hautes-Alpes déroule un séisme de 6,2 sur l’échelle de Richter qui entraine la chute de deux télésièges, bondés de touristes.

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La simulation va nécessiter d’importants moyens de secours dans la station, excepté les moyens aériens car les conditions météorologiques seront dégradées. Les organisateurs ont créé un scénario « catastrophe » en haute montagne qui comprend une centaine de victimes, « jouées » par des sapeurs-pompiers volontaires, du personnel administratif du SDIS 05 ou encore des élèves infirmiers de Gap.

Pour coller au plus près de la réalité « lors d’un tremblement de terre », un important dispositif va être déployé au fur et à mesure sur le domaine skiable de la station de ski du Guillestrois : sapeurs-pompiers, Samu, CRS, gendarmes et militaires. Au total, l’exercice prévoit l’engagement de 300 hommes et femmes venus des Hautes-Alpes, des Alpes de Haute-Provence, des Alpes-Maritimes, des Pyrénées-Orientales, de la Savoie, de la Lozère, de la Principauté de Monaco et même de l’Italie.

« L’objectif est de coordonner l’organisation des secours interservices et interdépartementals. Des outils innovants seront testés afin de recenser les victimes », a déclaré à la radio Alpes1 le lieutenant-colonel Patrick Moreau, directeur du Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS) des Hautes-Alpes.

La station de ski de Risoul n’a pas été choisie au hasard. Le denier tremblement de terre, bien réel celui-là, de magnitude 4,8 avait été ressenti dans toute la région Provence-Alpes-Côte-D’azur, le 7 avril dernier. L’épicentre avait été localisé à 10 km de la station de ski du Guillestrois.

exercice NOVI Risoul

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La Ville de Clichy teste l’efficacité de son PCS lors d’un exercice de Sécurité Civile et reçoit le Pavillon Orange

Ce jeudi 14 novembre, la ville de Clichy a participé sur son territoire à un exercice majeur de sécurité civile. Sélectionnée pour la qualité de son Plan Communal de Sauvegarde par les services de l’Etat pour cet exercice, elle a pu démontrer sa maîtrise et ses compétences lors de cette simulation. Au terme de ce test « grandeur nature », le Haut comité Français pour la Défense Civile, a décerné le Label Pavillon Orange à la ville de Clichy.

Vlichy_Pavillon

Dès 9h ce matin, tous les services de la ville étaient mobilisés pour la réalisation de cet exercice majeur, qui visait à mettre en situation réelle l’ensemble des acteurs pouvant être impliqués dans une situation de crise grave, mettant en danger la sécurité de la population. Le scénario retenu simulait l’attaque d’un bâtiment communal par deux terroristes ainsi qu’une explosion impliquant plus d’une quarantaine de personnes présentes dans le bâtiment. Le confinement des écoles scolaires du secteur a également été simulé dans le cadre de l’exercice, ainsi que l’instauration d’une zone de décontamination faisant suite à l’explosion, avec le concours de Groupes d’Interventions Spécialisés.

Clichy_exercice

L’exercice a mobilisé 400 « joueurs », 15 animateurs, 45 figurants (élèves infirmiers, et associatifs), 100 véhicules, 20 observateurs avec notamment le RAID FIPN, la Police Nationale, la Police judiciaire, le parquet, le SAMU, la Croix Rouge, la Protection civile, l’Ordre de Malte, les Sapeurs Pompiers.

L’exercice visait à tester les dispositifs du Plan Communal de Sauvegarde (PCS) de la Ville de Clichy et a montré l’importance du partenariat entre les institutions.

Ainsi, dès l’alerte à la population déclenché, le matin du 14 novembre,  un poste de commandement (PC) permettant de centraliser les décisions et les actions à mener, en lien avec les services de l’Etat et les secours publics sur le terrain été installé en Mairie. L’envoi d’un message d’alerte par le biais de l’automate d’alerte de la ville vers plus de 17 000 foyers, ainsi que les entreprises et les établissements scolaires de la Ville, été déclenché. Une cellule de communication à la presse et à la population était également acrivée .

Ces différentes actions ont été menées en parallèle de la prise en charge de la population par les intervenants municipaux et les secours publics présents sur le terrain. Selon les observateurs, sur l’ensemble des actions menées, le Plan communal de Sauvegarde a démontré sa fiabilité et son efficacité lors de cet exercice.

Clichy_exercice_prefetAu terme de cette simulation, le Maire de Clichy, Gilles Catoire, a remis le Plan communal de Sauvegarde à la Directrice de Cabinet du Préfet Valérie Hatsch et aux différents partenaires de celui-ci.  La représentante du Préfet des Hauts-de Seine a déclaré que « La ville de Clichy est dans les Hauts-de Seine exemplaire pour son PCS. C’est à travers cet exercice que nous apprenons à gérer ce genre d’événement, pour lequel, j’en suis convaincue, il est indispensable de connaître ses interlocuteurs et ses partenaires. C’est pourquoi ces exercices sont importants, et c’est aussi en faisant des erreurs ensemble que l’on apprend à se connaitre. Je tiens à remercier la ville de Clichy de nous avoir accueillis, car ce n’est pas facile de participer à un tel exercice ».

Le Maire de Clichy Gilles Catoire a tenu à rappeler l’importance pour la ville de pouvoir mettre en oeuvre un tel exercice de sécurité : « A Clichy, nous avons déjà connu des situations de crise qui ont mobilisé l’ensemble des services. Je pense que ce type d’exercice, comme celui d’aujourd’hui, est utile pour tout le monde. Nous avons été sélectionnés par les services de l’Etat pour la qualité de notre Plan Communal de Sauvegarde, et nous avons eu la chance de pouvoir le tester en activant le niveau maximal ce matin ».

Ce Plan Communal qui a été adopté le 26 juin 2013 est le maillon local de l’organisation de la Sécurité civile sur la ville en cas d’évènement majeur. Pour que ce dispositif fonctionne, il est toutefois important d’impliquer la population et de connaître les relais qui se trouvent sur le terrain.

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