Qualification de l’aléa « submersion marine »

Le guide relatif à l’élaboration des PPRL fournira des éléments méthodologiques de qualification de l’aléa « submersion rapide ». À titre indicatif, la qualification de l’aléa submersion pourra s’appuyer sur un tableau similaire à celui présenté ci-dessous (il est rappelé que le PPRL doit prendre en compte au minimum deux niveaux d’aléa) :

alea PPRL

Possibilités de déplacement des personnes en fonction de la hauteur d’eau et de la vitesse d’écoulement (source guide PPR inondations, note complémentaire sur le ruissellement péri-urbain)

actions suivant niveau eau

Share Button

VOLVIC (63) : recherche une assistance technique à la réalisation du PCS et du DICRIM

Selon une procédure adaptée en application de l’article 28 du CMP, la MAIRIE DE VOLVIC entend passer un marché pour l’élaboration du Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM) et du Plan de Sauvegarde Communal (PSC).

Le délai global de l’étude (hors périodes de validation) est de 8 mois réparties en 3 phases distinctes. La date limite de réception des offres est fixée au 02 / 07 / 2012 à 12h00 heures.

Outre la conformité administrative des dossiers aux dispositions prévues
aux articles 44 et 45 du code des marchés publics, le choix des offres sera effectué sur l’offre économiquement la plus avantageuse appréciée en fonction des critères énoncés ci-desssous avec leur
pondération :
– Critère 1 : Qualité de la proposition et plus particulièrement de la méthodologie : 40%
– Critère 2 : Qualité de l’équipe proposée notamment par la connaissance du cadre réglementaire de la prévention des
risques ; la connaissance technique des stratégies de prévention des risques naturels et l’expérience de réalisation de
document pédagogique : 30%
– Critère 3 : Prix de la prestation : 20 %
– Critère 4 : Délai de réalisation de l’étude : 10%

Géographie de Volvic

Située à 14 km au Nord de Clermont-Ferrand, dans le département du Puy-de-Dôme, la commune de Volvic s’étend sur une superficie totale de 27,78 km² et compte au 1er janvier 2010, 4 786 Volvicois.

Volvic est une commune partagée entre :
– un centre-bourg d’environ 2600 habitants,
– trois gros villages : Crouzol, Moulet-Marcenat et Tourtoule, environ 1400 habitants,
– et quatorze autres villages ou lieux-dits : Egaules, La Coussedière, La Gare, La Plaine, La Pradelle, Le Cratère, Le Lac, Le Vivet, Les Goulots, Les Ratiers, Luzet, Tournoël, Viallard, Vinzelles.

Point sur la situation actuelle du Plan Prévention Risques Inondations :

La municipalité a informé la population (notamment par une réunion à Crouzol, qui est le seul village concerné sur la commune). Il y a eu enquête publique, et chaque administré a pu faire part de ses remarques sur la proposition. Suite à cela, le PPRi du bassin de l’agglomération riomoise a été rejeté par M. le Préfet au regard de l’avis émis par le commissaire enquêteur.

Le Tribunal a récemment (mars 2010) décidé d’annuler le PPRi présenté par la Préfecture. Concernant cette annulation prononcée par le TA, il convient de préciser les éléments suivants :
– Les requêtes des communes d’Enval et de Châtel-Guyon ont été rejetées.
– L’annulation du PPRNI par le TA s’appuie sur le défaut de motivation de l’avis favorable de la commission d’enquête.

Par conséquent, un nouveau dossier de PPRi est en cours d’étude. Ce nouveau PPRi sera transmis à l’ensemble des communes concernées et fera l’objet d’une nouvelle enquête publique. Et il faudra à nouveau, avec responsabilité, chercher à concilier au mieux intérêt particulier de riverains et principe de précaution.

INFORMATIONS COMPLEMENTAIRES

MAIRIE DE VOLVIC – 1 PLACE DE LA RESISTANCE – 63530 VOLVIC
Tél: 04.73.33.50.38 – Fax : 04.73.33.73.98 – mairie@ville-volvic.fr

AO_PCS_VOLVIC

Share Button

POI, PPI, PCS, ORSEC : cohérence et interdépendance

De grands progrès sont constatés dans la sécurité globale des territoires. L’Etat, les Industriels et la Collectivité collaborent de plus à l’élaboration et au test des PPI, POI, PCS. L’exemple de Genay le démontre (voir article ci-dessous).

Lorsqu’une commune est soumise à un risque qu’il soit naturel ou technologique, elle a l’obligation de réaliser un plan communal de sauvegarde afin d’être en capacité d’alerter et de mettre en sécurité ses habitants. Ce PCS doit être cohérent avec le plan ORSEC de la Préfecture afin de pouvoir relayer les actions de secours déployées par les services de sécurité civile.

Quant à l’industriel, implanté sur la commune et potentiellement générateur de risques, il a l’obligation, si son établissement est classé Seveso, de pouvoir traiter tout incident grâce à son plan opération interne (POI). Si cette défaillance industriel venait à dépasser l’enceinte de l’établissement, le dispositif PPI pour plan particulier intervention, élaboré par la Préfecture du département, assurerait la protection des populations riveraines.

Tous ces dispositifs peuvent donc être interconnectés comme le montre l’exercice à la Coatex, classée SEVESO seuil haut, installée à Genay dans le Rhône. Au départ, une fuite sur une cuve de distillats dans un atelier nécessite le déclenchement du POI de l’établissement. Ensuite, des émanations de vapeurs explosives oblige les services de secours à mettre en place un périmètre de sécurité autour de l’établissement dans le cadre du PPI. La sirène de l’entreprise sera également activée dans le cadre du PPI. Informé de l’incident, le maire de Genay activera son PCS et formera une cellule de crise afin d’alerter ses administrés et leurs rappeler les consignes de sécurité à tenir.

Ainsi, ces exercices dits « grandeur nature » mettant en oeuvre l’industriel, la commune, l’Etat, voire le citoyen permettent aux différents acteurs de valider leur collaboration et leur coordination pour le jour où un réel risque se réalisait.

exercice Genay

Share Button

BIDART (64) : Anticiper l’inondation et prévenir suffisamment tôt la population du danger

En juin 2010, la commune de Bidart a connu une inondation majeure qui a largement dépassé les zones géographiques définies par le Plan de Prévention des Risques d’Inondation (PPRI). En raison des dangers encourus par la population et des dommages économiques subis par les entreprises et la collectivité, la municipalité a décidé d’agir.
Une étude a donc été lancée, visant à mettre en place un dispositif d’alerte et de secours à destination des citoyens.

A cet effet, la Mairie s’est équipée début 2011 de deux outils opérationnels répondant à ces 2 objectifs :
– un système d’aide à la décision : la société Predict Services, spécialisée dans l’expertise hydrométéorologique, est en charge de diagnostiquer à l’aide de différents indicateurs, les risques, d’informer la collectivité d’un danger éventuel et de l’assister pendant la crise.
– un système de prévenance : la société Gedicom fournit une stratégie d’alerte s’appuyant sur un mécanisme automatisé d’appels téléphoniques.

Dès le niveau de risque atteint, l’automate envoie un message d’alerte, prodiguant des conseils sur la conduite à tenir à tous les administrés recensés comme exposés au risque. Si l’automate ne reçoit pas d’accusé de réception du destinataire, il relancera systématiquement l’appel par un système de “cascading” (jusqu’à 7 numéros d’appels), garantissant ainsi que le message soit bien pris en compte.

Ce double dispositif est opérationnel suite à la phase de test effectuée avec succès début février. Quant au coût des prestations à la charge de la collectivité :
> PREDICT Services : abonnement 3000 € / an
> Gedicom : 1500 € de frais de mise en place et abonnement 2500 €/an.

Bidart et le risque d’inondation

La commune fait partie du département des Pyrénées Atlantiques (64)
et de la province du Labourd, une des 7 provinces basques (4 côté espagnol et 3 côté français). La commune s’étend sur 1.220 km2 et comptait 6 178 habitants au dernier recensement de la population en 2010. Le risque inondation est le plus important sur Bidart. Il se situe aux abords du fleuve Uhabia.

2 scénarii possibles :

– Niveau 1 : débordement mineur. Il s’agit de fermer les voies de circulation subissant les débordements du fleuve au niveau du Moulin de Bassilour et, le cas échéant, au niveau du Pont de l’autoroute rue Calamardin, du camping Le Ruisseau rue Burruntz et de la Route d’Arbonne. Un message téléphonique d’alerte est envoyé aux Bidartars inscrits au dispositif, en raison de leur possible exposition au risque d’inondation.

– Niveau 2 (type Juin 2010) : crue majeure. Toutes les voies de circulation approchant la zone inondable du fleuve sont fermées, les zones dangereuses balisées. Un message téléphonique d’alerte est envoyé aux Bidartars inscrits au dispositif.

PPRI de Bidart

PPRi Bidart

Accéder au plan communal de sauvegarde : http://www.bidart.fr/Urbanisme-Environnement/Plan-Communal-de-Sauvegarde

Share Button