SAINT ETIENNE (42) : le multi-canal informationnel du risque@

La ville de Saint Etienne, labellisée Pavillon Orange, poursuit sa stratégie d’information et d’éducation de sa population aux risques majeurs, en produisant et diffusant deux vidéos sur ce domaine.

La première intitulée  « Que faire en cas d’inondation ? » présente clairement les gestes à faire et ceux à ne pas faire lorsque la mairie déclenche une alerte inondation.


DICRIM – Que faire en cas d’inondation ? par carbone42

La seconde « Que faire en cas d’accidents de transports de matières dangereuses ? » met le citoyen en situation si un camion transportant des produits dangereux pour lui, venait à se renverser dans la commune. La vidéo présente là aussi, les gestes à faire et à ne pas faire.


DICRIM – Que faire en cas d’accidents de… par carbone42

Une nouvelle fois, la municipalité de Saint Etienne est à la pointe de l’innovation en matière d’information préventive qui rappelons le est obligatoire pour toute commune soumise à un risque. En effet, dès lors qu’un risque est recensé sur le territoire d’une commune, le maire doit mettre en place une information préventive, comme l’en oblige d’ailleurs l’article 21 de la loi du 22 juillet 1987 qui stipule « que le citoyen a le droit à l’information sur les risques qu’il encourt en certains points du territoire et sur les mesures de sauvegarde pour s’en protéger ».

Les outils et moyens d’information préventive à disposition du maire

Ainsi le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs plus connu sous l’acronyme DICRIM fait aujourd’hui figure de point d’entrée et de passage obligé, au regard du décret 90-918 du 11 octobre 1990, des outils et moyens d’information préventive. Il est établi par le maire à destination de la population de la  commune. L’objectif du DICRIM est  d’informer le citoyen sur les risques  majeurs auxquels il peut être exposé, sur leurs conséquences et sur ce qu’il doit faire en cas de crise. Le maire y recense les mesures de sauvegarde répondant aux risques sur le territoire de la commune. Le citoyen informé est ainsi moins vulnérable.

Outre le DICRIM, d’autres actions réglementaires sous la responsabilité du maire contribuent à l’information préventive de la population, à savoir :

  • L’affichage sur les risques
  • Les réunions publiques
  • Les repères de crues
  • L’information des acquéreurs et locataires

Au-delà des obligations réglementaires,  d’autres actions peuvent contribuer à diffuser l’information préventive sur les  risques, comme :

  • Le travail avec les scolaires
  • L’Information régulière dans la  presse, le journal municipal  et le site internet de la commune
  • Le réseau de la Réserve Communale de Sécurité Civile
  • L’implication de la population  dans un exercice sur le Plan Communal de Sauvegarde .

 Saint Etienne : une démarche informationnelle du risque multi-canal  

Si, la version papier du DICRIM avait été réalisée par la Ville de Saint-Etienne en 2007, une version électronique, avait été inaugurée en juin 2012. Réalisée en lien avec l’Université Jean Monnet, ce e-DICRIM permettait aux Stéphanautes  (internautes Stéphanois), par le biais d’une cartographie interactive, de découvrir les nombreuses situations de crise connues à travers les siècles sur le territoire de la commune. L’objectif de ce DICRIM interactif est de donner les moyens à chaque citoyen de développer une « culture et une mémoire du risque » par l’intermédiaire de contenus les plus attrayants et ludiques possibles.

Aujourd’hui, grâce à ces deux vidéos, le Service Prévention des risques et du handicap, piloté par le Colonel François DRIOL, répond aux nouvelles attentes de sa population en matière de communication multimédia. En effet, après son système d’alerte à la population, son DICRIM en ligne, sa cartographie interactive d’information sur les risques et ses vidéos sur les gestes à faire et à ne pas faire lorsque le risque se réalise, il ne reste plus qu’à la municipalité de diffuser via les écrans de télévision installés un peu partout dans la ville, toutes ces informations relatives à la prévention et à la gestion du Risque.

Ps : La Ville de Saint Etienne est labellisée Pavillon Orange 

 

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Remise en état des carrières : modalités de mise en place des garanties financières

Une récente circulaire (1) précise les modalités d’application des garanties financières prévues aux articles L.516-1, R.516-1 et suivants du code de l’environnement pour les carrières. Elle annule et remplace la circulaire n°98-48 du 16 mars 1998 relative aux garanties financières pour la remise en état des carrières (ICPE).

Les garanties financières pour la remise en état des carrières ont été introduites par l’article 4-2 de la loi n°76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement. Elles sont notamment encadrées par l’article R.516-2 du code de l’environnement et l’arrêté du 9 février 2004 relatif à la détermination du montant des garanties financières de remise en état des carrières.
Le décret n°2010-1172 du 5 octobre 2010 modifiant l’article R.516-2 du code de l’environnement a institué des garanties financières supplémentaires pour certains stockages de déchets inertes et terres non pollués présentant des risques particuliers, dits de catégorie «A». Désormais, l’article R.516-2 prévoit que les garanties financières tiennent compte de:

– la surveillance des installations de stockage de déchets inertes et de terres non polluées résultant de l’exploitation de la carrière lorsqu’elles sont susceptibles de donner lieu à un accident majeur à la suite d’une défaillance ou d’une mauvaise exploitation, tel que l’effondrement d’une verse ou la rupture d’une digue;
– l’intervention en cas d’effondrement de verses ou de rupture de digues constituées de déchets inertes et de terres non polluées résultant de l’industrie extractive lorsque les conséquences sont susceptibles de donner lieu à un accident majeur.

Par ailleurs, les installations de la nouvelle rubrique 2720 relative aux stockages de déchets non inertes, dangereux ou non, des industries extractives, sont soumises aux garanties financières visées au 1°, IV, de l’article R.516-2 du code de l’environnement.

Le commentaire rappelle que «la procédure pouvant aboutir à l’appel des garanties financières doit être lancée par le préfet conformément à l’article R.516-3 quand les obligations de remise en état, de surveillance et d’intervention tels que prévus par l’article R.516-2 ne sont pas réalisées selon les prescriptions de l’arrêté d’autorisation. Les garanties financières doivent toujours être appelées par le préfet avant leur échéance».

Lorsque le préfet fait appel aux garanties financières, «l’Etat se substitue à l’exploitant et devient alors maître d’ouvrage pour la remise en état de la carrière, l’intervention en cas d’accident ou de pollution ou de rupture de digue ou de verse».

(1) Circulaire du 9 mai 2012 relative aux garanties financières pour la remise en état des carrières et au stockage des déchets de l’industrie des carrières.

Télécharger la circulaire :
www.legifrance.gouv.fr
(source : mairie info)

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Quel courant de pensée, deux ans après Xynthia

enquete xynthiaEn septembre dernier, près de 18 mois après la tempête Xynthia, j’avais réalisé une enquête sur la perception de Xynthia par les citoyens. Cette étude a été réalisée dans le cadre des activités de recherche de l’Académie de l’Eau sous le pilotage de la sociologue et administrateur de l’Académie de l’eau, Bernadette de Vanssay, et supporté par le site Sécurité Commune Info. Le questionnaire adressé à toutes les communes de la Charente maritime et de la Vendée, entendait recueillir des pistes de réflexion pour une meilleure prévention à l’échelle de la société civile.

Pour 65% des répondants (170), Xynthia marquera l’histoire des catastrophes et sera un tournant dans les politiques de prévention. Si pour 32%, cette tempête a été un événement traumatisant, un tiers seulement estiment qu’il s’agit là d’une manifestation du changement climatique.
La signalisation des impacts de la tempête avec, entre autres, les repères de crues est la mesure prioritairement attendue (70%) pour que Xynthia reste présente dans la mémoire collective. Pour que cette mémoire reste en Eveil, 60% des citoyens attendent une communication continue sur le risque majeur. Enfin, l’éducation des jeunes enfants doit devenir aussi une priorité. Les reportages sur d’autres catastrophes telles le Japon ou le Var ainsi que les annonces de vigilance émises par Météo France ravivent le souvenir de Xynthia (60%).

Pour mieux prévenir, anticiper et préparer la survenue d’autres phénomènes similaires, la société civile demande d’être initiée à la problématique des risques naturels (58%) et veut être impliquée dans sa propre protection (50%). Ils ne sont toutefois que 31% à être prêts à investir du temps personnel pour participer à la prévention d’événements comme la tempête Xynthia. La refonte des procédures d’alerte et de gestion de crise doivent être revues. Enfin, il faut redonner son importance aux anciennes techniques de gestion des eaux comme les mares.

Si vous souhaitez recevoir l’analyse détaillée de cette étude, contactez moi : espace.territorial[@]online.fr (Patrice LAYA)

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