Le DICRIM interactif de Saint-Etienne (42)

a une double obligation réglementaire de mise en place d’un Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) :
– elle est soumise au plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondation depuis le 30 novembre 2005
– elle est soumise au nouveau zonage sismique français depuis 2011.

Une version papier du DICRIM avait été réalisée par la Ville de Saint-Etienne en 2007. Il était en ligne au format pdf. La mise à jour de ce document, permettant de connaître les risques, les moyens de prévention, etc., étant obligatoire tous les cinq ans, il devait être réactualisé. Une version papier sera disponible dans les Mairies de Proximité à la fin de l’année mais les internautes peuvent d’ores et déjà consulter la nouvelle version intégrée au site internet de la Ville.

C’est une première en France, d’après elle, que cette version high-tech, réalisée en lien avec l’Université Jean Monnet et l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble. Elle permet aussi aux internautes, par le biais d’une cartographie, de découvrir les nombreuses situations de crise connues à travers les siècles.

Les événements répertoriés sont de natures différentes: tempêtes, inondations, feux de végétation, mouvements de terrain, etc. A chaque type d’événements – classés dans huit catégories – correspond un petit visuel (un flocon de neige par exemple) matérialisé sur la carte par une pastille. On peut tous les faire apparaître à l’écran ou les sélectionner; choisir, par exemple, seulement les accidents mettant en cause des transports de matière dangereuse.

Il faut un peu de temps pour se familiariser avec cet outil remarquable, assez complexe, qu’apprécieront tout particulièrement les férus d’histoire locale. Il faut cliquer sur les pastilles pour connaître la date de l’événement, connaître le ou les lieux les plus touchés, et accéder à la documentation. Celle-ci est variable. Si la relation de l’inondation du 12/11/1996, qui frappa notamment le parking du palais des spectacles, se limite à quelques lignes, celle du 2 août 1967, qui causa la mort d’un homme, est illustrée de quatre photos des Archives municipales. On peut consulter aussi à son sujet une fiche détaillée.

La plupart des événements mentionnés font l’objet d’une telle fiche descriptive au format numérique classique (pdf). Beaucoup d’articles de presse sont reproduits, ainsi que des documents iconographiques ou photographiques. Il est fait mention parfois de vidéos de France 3 mais elles ne sont pas encore accessibles.

C’est en « zoomant » sur la carte dont le fond de plan peut-être, au choix, celui du cadastre, un plan ville ou une photo aérienne, qu’on entre dans le détail. Dans le cas par exemple des chutes de neige sur un secteur donné, l’hypercentre, on relève la mention de trois années : 1948, 1982 et 2011. A un certain degré de l’échelle, on visualisera pour novembre 1982, les documents concernant la place de l’hôtel de ville et la rue Balay. C’est avec un « zoom » qu’on découvre alors la notice de la rue de Lodi. Non pas évidemment que la description de l’événement varie mais le document qui l’illustre, une photo de presse en l’occurrence, montre précisément les dégâts causés dans ladite rue.

On dispose encore en complément, pour certains faits, de documents officiels. Ainsi concernant les importants dégâts causés par les pluies diluviennes de 1948 (193,7 mm de précipitations le 10 juin !), des courriers adressés par le maire au Préfet, un rapport du service de voirie et un autre d’un commissaire de police.

Parmi les catastrophes qui ont le plus frappé Saint-Etienne arrivent en tête les inondations: 1834, 1837, 1851, 1909, 1915, 2002, 2007… Celle de 1849, qui fit entre onze et quinze morts, est longuement évoquée avec onze documents divers dont une coupe de l’église Notre-Dame de Valbenoîte montrant le niveau atteint par les eaux.

Un seul événement figure au rayon des « ruptures de barrage ». C’est aussi le plus ancien événement dont on ait trouvé mention quoique la page d’accueil indique: « Cette application cartographique a été réalisée grâce au travail de recherche, de recensement et de collecte de documents d’archives sur les événements (inondations, tempêtes, feux, etc.) qui se sont produit sur le territoire de Saint-Étienne depuis 1587. »

Le 3 août 1694, le « Bassin du Roy », situé au niveau de l’actuelle place Valbenoîte (rue des Passementiers) cède sous la pression des eaux lors d’une crue. S’ensuit une vague destructrice et un bilan humain catastrophique: une centaine de morts.

Les accidents technologiques répertoriés sont au nombre de six. Le plus ancien, une explosion dans un hangar de pièces d’artifice, date de 1881. Les deux plus récents, 1992 et 1994, mettaient en cause l’entreprise SNF Floerger, rue Jean Huss (émanations de gaz toxiques).

Source Forez Info

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Une liaison satellite au coeur du dispositif d’alerte du PCS

cereste_PavillonOrangeCereste : petit village de 1300 habitants situé dans le luberon intègre dans son poste de commandement communal une liaison satellite Eutelsat qui lui permet ainsi de garder le contact avec les autorités et sa population en toutes situations (rupture réseau EDF ou saturation GSM). Cette commune a par ailleurs vu sa politique de sauvegarde labellisée « Pavillon Orange ».

Ce label Pavillon Orange® est décerné aux communes qui répondent à un certain nombre de critères en termes de sauvegarde et de protection des populations face aux risques et menaces majeurs et qui ont réalisé un Plan Communal de Sauvegarde.

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Pavillon orange : audit du dispositif « sauvegarde de la population » de la ville de FEYZIN (69)

Le 5 avril, le général (2s) François VERNOUX, expert fondateur du label PAVILLON ORANGE a effectué un audit du dispositif « sauvegarde de la population » de la ville de FEYZIN (69).

Cet audit s’est déroulé sur la base de l’auto évaluation de la municipalité, dans l’esprit du label, c’est-à-dire la recherche permanente des pistes de progrès.

En lieu et place des contrôles formels, peu productifs, l’auditeur s’est efforcé de faire découvrir aux élus et agents, participant à la journée, les marges de progrès des 11 chapitres du questionnaire pouvant être mises en œuvre à court ou moyen termes.

Ainsi, dans chaque domaine, allant de l’équipement du PCC au budget, la réflexion collective a permis de répondre au but recherché.

De plus, cet audit, comme tous les audits réalisés à ce jour, a permis d’enrichir le questionnaire du label. En effet, ce questionnaire permet aux villes candidates d’autoévaluer leur dispositif, bien au-delà des obligations légales et des préconisations des mémentos de la DGSCGC. Car, les bonnes initiatives, les bonnes solutions, les bonnes réalisations découvertes lors des audits sont traduites sous formes de questions intégrées au fil du temps dans le questionnaire. Ces nouvelles questions peuvent ainsi initier des progrès dans les villes labellisées ou candidates.

Pour FEYZIN, l’auditeur a retenu la mise en place de totem de rue, facilitant le cheminement vers le point de regroupement en cas d’évacuation d’un quartier. Ces totems, parfaitement intégrés dans le mobilier urbain, tout en étant visibles, assurent, au quotidien et sereinement, l’information des passants sur leur présence en zone d’évacuation potentielle.

De même, FEYZIN ayant retenu lors de l’activation de son PCGC (PCC) de maintenir les agents des bureaux concernés dans leur bureau habituel afin qu’ils puissent agir en accédant sans délais à leurs dossiers, il a été mis en place de façon très visible des pancartes rouges indiquant le nom de la cellule de crise et précisant les missions principales de cette cellule. Là aussi, un bon dispositif alliant un impératif de gestion de crise et un rappel quotidien de l’éventualité permanente et soudaine d’un passage du calme à la tempête.

Bilan global : 17 pistes de progrès décelées et 2 questions supplémentaires au questionnaire du label.

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La ville de Nice se dote d’un PC Mobile de gestion de crise

Le 30 janvier dernier, le Député-Maire de Nice et Président de Nice Côte d’Azur, Christian Estrosi, a présenté le premier Poste de Commandement Mobile de gestion de crise intercommunal.

Ce PC Mobile de gestion de crise est à la disposition de l’ensemble des 46 communes de la Métropole et permettra d’agir le plus rapidement possible et de façon efficace dans la gestion d’un évènement exceptionnel ou à une catastrophe.

L’idée est née du RETEX sur le coup de mer de 2010 qui a montré l’absence d’un point d’ancrage sur le terrain pour évaluer la situation et coordonner les 150 personnes qui intervenaient pour retrouver une situation normale, très rapidement. Ce poste de commandement mobile vient en complément de la cellule vigilance de la Ville de Nice et viendra appuyer les secours dans l’assistance aux populations et la réparation des dommages.

Construit à partir d’un véhicule utilitaire, ce PC mobile est doté de moyens de télécommunication et de traitement de données qui lui permettent de rester en contact permanent avec le PC fixe, tout en étant au plus près des événements (incendie, inondation, tremblement de terre…). Grâce à son réseau radio numérique, sa caméra mobile, ses deux ordinateurs connectés en 3G ainsi que l’ensemble des cartographies et plans de secours, l’équipe d’intervention dispose de les toutes informations pertinentes et utiles pour agir sur l’événement. Totalement autonome grâce à son propre groupe électrogène, il peut en autre consulter en temps réel la main courante du PC de Crise et connaître les actions engagées par le PC de crise de la commune. Il dispose aussi d’une caméra mobile et indépendante lui permettant de filmer tout événement et d’envoyer directement les images à la mairie ou au Maire qui pourront les visionner sur un ordinateur, un iphone ou une tablette.

Le PC Mobile a entièrement été conçu par les services de la mairie sous le pilotage de Philippe Almot, Directeur Adjoint et responsable de la Prévention des Risques Urbains. Le coût de ce projet comprend l’achat d’un Peugeot Boxer et 20 000 euros de matériel (caméra, ordinateur,…). Les logiciels utilisés (cartographies …), ou accès à des données Météo localisées» étant déjà intégrés dans le PC de la ville.

Voir la video d’inauguration : http://www.nicecotedazur.org/kiosque/tag?category=roubion

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