Drame du campus de Toulon : combattre collectivement ces lieux dangereux

Drame du campus de Toulon : deux personnes sont décédées en étant aspirées par la canalisation d’un canal mal protégé.

Pourtant, le phénomène était récurrent, de nombreux riverains en témoignent « même en cas de pluie légère, le canal est submergé ». D’autre part, ce canal n’était pas protégé alors que les habitants du quartier et les étudiants avaient identifié ce danger depuis longtemps. (regardez cette vidéo)

Var_campus_toulon
http://www.youtube.com/watch?v=WkunJyu3Ux4

Alors, pourquoi cette défaillance n’a pas été détectée par les services de la ville, voire transmise par ces témoins à la Mairie. Pour l’instant, nul ne sait si cette démarche volontariste et citoyenne a existé, même si après ce drame, chacun dit l’avoir dit…mais à qui ?

Que faire pour qu’à nouveau deux adolescents d’une vingtaine d’années ne soient plus tués par la dangerosité constatée de certains lieux, au demeurant relativement faibles si nous voulions nous comparer à certains pays voisins. Le 100% protection de ces points sensibles est impossible, leur identification par la collectivité non plus…ou alors à quel prix…Ce combat contre ces lieux dangereux est collectif, faisant de la collectivité et du citoyen, les principaux acteurs de cette prévention et de cette lutte.

Aujourd’hui, certaines villes ont développé cette relation citoyenne en s’appuyant sur des technologies…et oui, lorsque l’on détecte une anomalie, on n’a pas toujours le temps de passer en mairie pour la signaler, même si notre volonté personnelle et notre implication sociétale sont grandes.

application nice mobileNice, par exemple, dans le cadre de sa politique de gestion des risques qui l’oblige à informer sa population sur les risques potentiels, a développer une communication interactive avec ses habitants grâce aux nouvelles technologies de l’information. Ainsi, un Portail Citoyen et une application Smartphone permettent, entre autres choses, à tous témoins d’un désordre sur la voie publique comme par exemple cette buse non signalée et mal protégée sur le campus, de le signaler aux services de la ville. Ensuite, la gestion de ce dysfonctionnement par les services concernés pourra être suivie par la citoyen à tout moment sur le portail de la ville.

Dans la loi de modernisation, le législateur rend le citoyen acteur de sa sécurité, mais pour bien jouer ce rôle, nouveau pour lui, il a besoin d’un minimum d’outils pour ne pas se perdre dans l’improvisation et se démobiliser. Certes, nous déléguons au Maire la gestion de notre commune en glissant tous les 7 ans un bulletin dans l’urne, mais en bon terrien, je garde toujours cette maxime de mon Grand-Père paysan, « Faire Faire, mais ne pas Laisser Faire ».

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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