Face à la récurrence des inondations, il est urgent d’adapter les comportements à cette menace

Les inondations ne sont pas rares dans le Var, et même sur l’ensemble de la France. En effet, les inondations qui ont touché le département du Var dimanche, sont loin d’être d’exceptionnelles. Rappelez-vous les 15 au 16 juin 2010 autour de Draguignan où, sur un territoire de 40 à 50 km2, il était tombé en 20 heures plus de 300 mm (300 litres d’eau par m2) en moyenne avec une pointe à 400 mm aux Arcs.  La première semaine de novembre 2011, le sud de la France subissait à nouveau de très fortes pluies avec des niveaux de précipitation très souvent supérieurs à 600 mm.  A chaque fois,  ces événements exceptionnels tuent des personnes et engendrent de nombreux dommages.

Si ces événements sont liées à des phénomènes météorologiques intenses donc naturels, de plus en plus fréquents en Méditerranée, les conséquences sont amplifiées par l’aménagement du territoire par l’homme, comme nous l’avons relayé dans notre précédent article sur l’analyse des causes de la catastrophe du 18 & 19 janvier 2014.

Adapter ses comportements au risque récurrent d’inondation

En France, un habitant sur quatre est exposé au risque d’inondation. Pourtant, les Français ont perdu « la mémoire » du risque et redécouvrent à chaque catastrophe la réalité de cet aléa. Aussi, est-il urgent et nécessaire d’adapter les comportements du citoyen à cette menace trop souvent ignorée et oubliée.

allo inondationsPour la directrice du Centre européen de prévention du risque d’inondation (Cepri, Stéphanie Bidault, interviewée par le quotidien Ouest France, « On comprend la surprise des habitants, mais pour les experts du risque inondation, cela n’en est pas une, dans la mesure où ces inondations interviennent sur des territoires connus comme étant inondables. La France est une terre inondable ».

La directrice du Cepri poursuit : « des travaux montrent que, dans les endroits régulièrement inondés, la mémoire du risque est un peu meilleure. Cependant, on note que la perte de mémoire intervient assez rapidement après les événements, ce qui peut se comprendre car c’est une question de survie pour les gens : il est important que les gens oublient pour se reconstruire. Cette mémoire des inondations est donc compliquée à maintenir ».

Share Button

Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*