La Faute-sur-Mer prête à affronter ses risques majeurs

18 mois après Xynthia, la Faute-sur-Mer, particulièrement impactée par la tempête est prête à affronter les prochains événements majeurs. En effet, le 27 octobre 2011, plus de 500 personnes ont assisté à la réunion publique de présentation des différents plans qui permettront à la commune de mieux prévenir, anticiper et gérer de façon intégrée les risques.

1- Plan de prévention des risques d’inondation (PPRI). Le maire, René Marratier, a présenté les principaux points de désaccord pour lesquels une modification est demandée. En premier lieu, il ait demandé au Préfet l’abaissement de la cote de référence fixée à 4,70 m, en se basant sur les relevés du marégraphe de La Rochelle et ceux effectués par les sauveteurs du Sdis. Ensuite, les digues doivent être requalifiées comme non transparentes, au vu des travaux déjà réalisés et du plan digues. Par ailleurs, les altimétries doivent être relevées par une méthode plus précise que l’actuelle, Lidar, dont la marge d’erreur est 15 cm. De plus, les remblais de terrains doivent être autorisés, pour pouvoir construire le plancher des maisons à la cote de référence. Enfin, le maire a invité les habitants à venir formuler leurs remarques en mairie pendant l’enquête publique. René Marratier est aussi revenu sur le cas des terrains nus devenus inconstructibles, « dont l’État doit absolument indemniser les propriétaires à la juste valeur ».

2 – Plan submersion rapide (PSR): Le plan digues, qui intéresse la commune, est l’un des volets du PSR. Les propriétaires des digues sont multiples : la digue Est du Lay appartiendra bientôt à la commune, après dissolution effective de l’Association syndicale des Marais, la digue Ouest maçonnée appartient à l’ASVL, la digue du Platin incluse dans la réserve naturelle est du domaine de l’État. En tant que maître d’ouvrage, la commune propose de rehausser la digue Est à 5,30 m NGF et de créer une digue Sud pour fermer l’extrémité de la Pointe d’Arçay, travaux à réaliser avant 2016.

3 – Plan communal de sauvegarde (PCS) : Le PCS est opérationnel, à l’installation près d’une seconde sirène sur le pavillon des Dunes. Le matériel est prêt, les procédures d’alerte s’effectueront de trois façons : les sirènes, les véhicules communaux munis d’une sonorisation, les messages téléphoniques envoyés par automate aux résidents. Ces derniers sont invités à donner leurs coordonnées téléphoniques en mairie, en signant l’autorisation de les utiliser à ces fins.

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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