Enquête intitulée « Ma commune face aux risques majeurs »

L’association Béarn Initiatives Environnement a réalisé en 2009 une enquête intitulée « Ma commune face aux risques majeurs » auprès de l’ensemble des maires du département des Pyrénées-Atlantiques. L’objectif du sondage visait à mieux connaître la perception des risques majeurs par les élus et de mieux cerner les besoins des communes en matière de politique de prévention des risques majeurs.

Sur les 547 communes que compte le département des Pyrénées-Atlantiques, les 2/3 de communes ayant moins de 500 habitants, 136 sont soumises à PPR. Il y a au total 184 PPR prescrits, principalement pour des risques d’inondation, certaines communes ayant jusqu’à trois PPR (inondation, mouvement de terrain, avalanche) prescrits.

*********La majorité des maires ont une bonne connaissance des risques sur leur territoire
Sur les 208 communes ayant répondu au questionnaire, 2 élus sur 3 déclarent connaître plutôt bien ou parfaitement les risques majeurs qui concernent leur commune. A l’inverse, 1/4 d’entre eux affirme avoir une mauvaise vision des risques pouvant affecter leur territoire. Quand on les interroge sur leur connaissance des zones à risque, les résultats sont quasi-similaires. Près de la moitié des élus déclare avoir une bonne ou excellente connaissance des zones à risque. Ce résultat est sans surprise car les maires sont des personnes de terrain, généralement implantés depuis longtemps dans leur commune.

*********La majorité des maires a déjà vécu un événement majeur.
Parmi les élus ayant retourné le questionnaire, 124 d’entre-eux déclarent avoir déjà vécu un événement majeur. Le plus marquant reste la tempête Klaus de janvier 2009, spontanément citée par 1 maire sur 3. Sa fraîcheur historique, son intensité et son extension spatiale expliquent en partie ce résultat. À proportion égale, viennent ensuite les inondations. De multiples événements ont été cités (Février 2009, juin 2008, mai 2007…). La date qui revient le plus fréquemment est celle de juin 2008, particulièrement marquante pour les communes du Haut-Béarn et de la Soule. Les épisodes de grêle des dernières années sont également cités à de multiples reprises dans les réponses ainsi que le séisme d’Arette qui, 40 ans après, reste encore l’événement le plus marquant pour une dizaine d’élus.

*******Tempête, inondations et séismes sont les plus couramment cités
Le département est concerné par de nombreux risques majeurs. 9 types de risques ont été cités par les communes. 3 risques ressortent nettement dans les réponses :
1. Tempête (70% des communes)
2. Inondations (67%)
3. Séismes (59%)
Pour les risques d’inondations ou de séismes, l’estimation des élus est très proche de la réalité. Par contre, le risque tempête semble être sous-estimé par 30% des communes car aucune zone du territoire ne peut se prévaloir d’être à l’abri du risque tempête. Les tempêtes Klaus et Xynthia en sont les parfaites illustrations.

*******Une petite majorité des maires connaît les obligations réglementaires en matière de risques majeurs..
Une courte majorité des maires (50 %) déclare connaître les obligations réglementaires (affichage, information tous les 2 ans pour les communes soumises à PPR, Dicrim…).

*******Les maires ne sont pas assez informés sur leurs obligations réglementaires.
Le résultat précédent s’explique sans doute par un déficit d’information. En effet, 60% d’entre eux déclarent ne pas être assez informés sur les mesures réglementaires à mettre en place en matière de risques majeurs.

*******Déficit important en matière d’information préventive des populations
Plus des 3/4 des communes n’ont pas mis en place d’information préventive à destination de la population. Seulement 12 % d’entre elles ont réalisé des actions d’information préventive sur les risques majeurs. La démarche reste à développer pour la majorité des communes qui sont des territoires pertinents pour un relayer efficacement l’information.

*******Le DICRIM est encore peu connu et très peu répandu dans le département.
Les 2/3 des maires ne connaissent pas le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM). 1/4 seulement déclare en avoir connaissance. Seulement 11% des communes interrogées déclarent le posséder. En croisant les données, on observe un pourcentage plus élevé chez les communes de 500 à 1000 habitants !

*******Le PCS, un document réglementaire encore peu connu et sous-utilisé.
59 % des maires ne connaissent pas le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) soit 6 communes sur 10. Un bon tiers, par contre, en connaît l’existence. 23 communes, soit 15% seulement, ont mis en place un Plan Communal de Sauvegarde. On observe une dépendance très significative entre les communes ayant un Plan de Prévention des Risques (PPR) et celles ayant un PCS. Cette dépendance est le fruit de l’obligation des élus pour les communes couvertes par un PPR.

********La thématique des risques majeurs, une préoccupation importante pour les maires.
La prise en compte des risques majeurs est importante, voire très importante pour les 2/3 des communes. Et elle devient même une priorité pour 16 % des communes ayant répondu à l’enquête. Ces résultats tout comme le nombre important de communes ayant répondu à l’enquête (208), témoigne bien de l’intérêt porté à cette problématique par les maires du département. En matière de gestion des risques, l’organisation des secours est la priorité pour une majorité de communes. Elle se positionne au 1er rang. Vient ensuite l’information de la population. Puis au 3ème rang, on retrouve la prise en compte du risque dans l’urbanisme.

**********Principaux freins
4 communes sur 10 déclarent manquer de moyens financiers, assez loin devant le manque de moyens humains et le manque d’expertise. Sachant que les 2/3 des communes du département ont moins de 500 habitants, la plupart des élus locaux disposent donc de budgets limités pour la mise en place d’une gestion efficace des risques majeurs.

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3 petites communes du Gard signent une convention de groupement PCS

Trois communes du Gard(30) signent une convention de groupement plan communal de sauvegarde – (Bessèges(330h)- Peyremale(272h, Robiac-Rochessadoue(830h).

C’est lors du dernier conseil municipal de janvier (2011) que le maire informait les membres du conseil de l’intérêt pour la commune de s’associer avec les communes de Bessèges et de Peyremale dans le cadre de la réalisation de leur PCS, compte tenu de la proximité des trois communes et de l’intérêt de la mutualisation des moyens en période de crise.

À l’unanimité des membres présents, le conseil décidait donc d’engager l’étude du PCS pour les risques inondations, feux de forêts, mouvements de terrains, et rupture de barrage. Il autorisait la constitution d’un groupement de commandes et autorisait le maire à signer la convention et l’ensemble des pièces nécessaires à cet effet.

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Exercice grandeur nature à Gravelines : 25% des habitants refusent d’évacuer

Le 18 janvier dernier, un exercice de sécurité civile perturbait Gravelines. Pour la première fois, le scénario impliquait une évacuation des populations concernées suite à un incident fictif à la centrale nucléaire. Après un premier retour d’expérience à chaud, les autorités ont dressé, fin février, un bilan globalement satisfaisant, même si l’exercice a mis en lumière plusieurs axes d’amélioration.

Au niveau de l’alerte : les sirènes ne sont pas assez audibles dans les habitations, quant au Système d’Alerte des Populations en Phase Réflexe (SAPPRE), il aura permis d’appeler en 5 minutes 6000 numéros dont 70% ont décroché notamment les répondeurs (nous dit le reportage)!!!

Pour la procédure d’évacuation, 25% l’ont refusé, 65% se sont débrouillés par leurs propres moyens et 10% ont utilisé les bus mis à disposition. En cas de crise réelle, le maire adjoint estime que cette procédure devrait être menée avec plus d’autorité…à la condition que la population y soit préparée.

Dernier volet, la communication entre les différents poste de commandement semble poser quelques problèmes, mais le reportage ne précise pas de quel ordre sont les dysfonctionnements.

Visionner le debriefing : http://www.dailymotion.com/video/xhbrjr_bilan-d…

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La Faute-sur-Mer adopte un plan communal de sauvegarde

Un an après la tempête Xynthia, la commune de la Faute-sur-mer vient d’adopter un plan communal de sauvegarde qui devrait être opérationnel cet été après la réalisation des exercices de simulation avec les habitants.

Adopté mardi 22 février par le conseil municipal de la Faute-sur-Mer, ce plan devra être visé par les services de l’Etat avant d’être reconnu comme un dispositif de gestion de crise communal.

Au-delà des éléments fondamentaux propres à cet outil d’organisation, les principales mesures de ce PCS consistent à organiser l’alerte aux populations et à doter la commune de moyens matériels de secours.

L’organisation de l’alerte

L’alerte est organisée sous deux formes, collective et individuelle. L’alerte générale sera diffusée par trois sirènes nouvelles, montées sur des mâts, et réparties sur le territoire de la commune. Chacune a une portée de 1,5 km de rayon, et une autonomie de fonctionnement sur batteries de 3 jours. Le signal d’alerte sera de trois séquences de 1 mn 41 s, avec un son modulé, entrecoupées d’un silence de 5 secondes. La fin d’alerte sera communiquée par un signal continu de 30 secondes. L’alerte individuelle, par téléphone, courriel, SMS, sera effectuée à partir des données fournies par les résidants et collectées par la mairie dans un fichier déclaré à la Cnil, la commission nationale de l’informatique et des libertés, et dédié à cet usage.

Ce fichier identifiera en particulier les gens pour lesquels le risque de danger est accru (personnes âgées ou à mobilité réduite). Si l’évacuation est décidée, deux cars feront des rotations pour aller chercher ces personnes et les mettre en sécurité. Le point de refuge principal sera le pavillon des Dunes.

Les moyens matériels

En ce qui concerne les moyens matériels, on note deux tentes gonflables de 75 m² pour mettre à l’abri les gens évacués, un Zodiac semi-rigide de capacité de charge 600 kg avec moteur de 20 ch, deux groupes électrogènes de 5 kW et 2 kW, deux haut-parleurs sur véhicules, un téléphone satellitaire assurant la pérennité des communications en cas de défaillance des réseaux, 500 couvertures de survie, 100 gilets de sécurité rouges.

Par ailleurs, il est prévu d’imprimer à 10 000 exemplaires un petit document récapitulant toutes les consignes en cas d’alerte. Il sera distribué à tous les résidants, et dans tous les lieux d’hébergements (campings, hôtels, colonies et centres de vacances, locations).

Le montant estimé de ce plan communal de sauvegarde est de 157.000 euros, dont 100.000 euros pour les sirènes. Une subvention de 50 000 euros est déjà confirmée.

En attendant de pouvoir mesurer l’opérabilité (cohérence fonctionnelle) de ce dispositif réalisé par le Cabinet Urba conseil, vous pourrez découvrir la feuille de route du maire en date du 6 octobre 2010 qui présente les objectifs du Plan Communal de Sauvegarde de la Faute sur Mer ainsi que la méthodologie de travail.

SITE DE LA COMMUNE

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