Exercice grandeur nature à Gravelines : 25% des habitants refusent d’évacuer

Le 18 janvier dernier, un exercice de sécurité civile perturbait Gravelines. Pour la première fois, le scénario impliquait une évacuation des populations concernées suite à un incident fictif à la centrale nucléaire. Après un premier retour d’expérience à chaud, les autorités ont dressé, fin février, un bilan globalement satisfaisant, même si l’exercice a mis en lumière plusieurs axes d’amélioration.

Au niveau de l’alerte : les sirènes ne sont pas assez audibles dans les habitations, quant au Système d’Alerte des Populations en Phase Réflexe (SAPPRE), il aura permis d’appeler en 5 minutes 6000 numéros dont 70% ont décroché notamment les répondeurs (nous dit le reportage)!!!

Pour la procédure d’évacuation, 25% l’ont refusé, 65% se sont débrouillés par leurs propres moyens et 10% ont utilisé les bus mis à disposition. En cas de crise réelle, le maire adjoint estime que cette procédure devrait être menée avec plus d’autorité…à la condition que la population y soit préparée.

Dernier volet, la communication entre les différents poste de commandement semble poser quelques problèmes, mais le reportage ne précise pas de quel ordre sont les dysfonctionnements.

Visionner le debriefing : http://www.dailymotion.com/video/xhbrjr_bilan-d…

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La Faute-sur-Mer adopte un plan communal de sauvegarde

Un an après la tempête Xynthia, la commune de la Faute-sur-mer vient d’adopter un plan communal de sauvegarde qui devrait être opérationnel cet été après la réalisation des exercices de simulation avec les habitants.

Adopté mardi 22 février par le conseil municipal de la Faute-sur-Mer, ce plan devra être visé par les services de l’Etat avant d’être reconnu comme un dispositif de gestion de crise communal.

Au-delà des éléments fondamentaux propres à cet outil d’organisation, les principales mesures de ce PCS consistent à organiser l’alerte aux populations et à doter la commune de moyens matériels de secours.

L’organisation de l’alerte

L’alerte est organisée sous deux formes, collective et individuelle. L’alerte générale sera diffusée par trois sirènes nouvelles, montées sur des mâts, et réparties sur le territoire de la commune. Chacune a une portée de 1,5 km de rayon, et une autonomie de fonctionnement sur batteries de 3 jours. Le signal d’alerte sera de trois séquences de 1 mn 41 s, avec un son modulé, entrecoupées d’un silence de 5 secondes. La fin d’alerte sera communiquée par un signal continu de 30 secondes. L’alerte individuelle, par téléphone, courriel, SMS, sera effectuée à partir des données fournies par les résidants et collectées par la mairie dans un fichier déclaré à la Cnil, la commission nationale de l’informatique et des libertés, et dédié à cet usage.

Ce fichier identifiera en particulier les gens pour lesquels le risque de danger est accru (personnes âgées ou à mobilité réduite). Si l’évacuation est décidée, deux cars feront des rotations pour aller chercher ces personnes et les mettre en sécurité. Le point de refuge principal sera le pavillon des Dunes.

Les moyens matériels

En ce qui concerne les moyens matériels, on note deux tentes gonflables de 75 m² pour mettre à l’abri les gens évacués, un Zodiac semi-rigide de capacité de charge 600 kg avec moteur de 20 ch, deux groupes électrogènes de 5 kW et 2 kW, deux haut-parleurs sur véhicules, un téléphone satellitaire assurant la pérennité des communications en cas de défaillance des réseaux, 500 couvertures de survie, 100 gilets de sécurité rouges.

Par ailleurs, il est prévu d’imprimer à 10 000 exemplaires un petit document récapitulant toutes les consignes en cas d’alerte. Il sera distribué à tous les résidants, et dans tous les lieux d’hébergements (campings, hôtels, colonies et centres de vacances, locations).

Le montant estimé de ce plan communal de sauvegarde est de 157.000 euros, dont 100.000 euros pour les sirènes. Une subvention de 50 000 euros est déjà confirmée.

En attendant de pouvoir mesurer l’opérabilité (cohérence fonctionnelle) de ce dispositif réalisé par le Cabinet Urba conseil, vous pourrez découvrir la feuille de route du maire en date du 6 octobre 2010 qui présente les objectifs du Plan Communal de Sauvegarde de la Faute sur Mer ainsi que la méthodologie de travail.

SITE DE LA COMMUNE

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PCS : ne pas oublier d’associer les radioamateurs

Réquisitionnables sur ordre du préfet, les membres des Associations départementales des radioamateurs au service de la sécurité civile (ADRASEC), interviennent dans la recherche des balises d’avions tombés au sol ou de navire en détresse, ainsi que de randonneurs équipés de balises et perdus dans la nature. Ils sont par ailleurs chargés de produire un supplément de transmissions en cas de déclenchement du plan Orsec, du plan rouge, en cas d’inondation ou de catastrophe ferroviaire. Les radioamateurs sont en mesure de transmettre des images et de réaliser, en fonction des besoins, des performances techniques et des missions qui peuvent se révéler intéressantes, en France et dans le monde.

Ces associations d’intérêt général, à caractère humanitaire de loi 1901 liées à la Préfecture par une convention ont pour objet de réunir les personnes physiques, radioamateurs et auditeurs, afin qu’elles apportent leur concours, dans le cadre de leurs compétences, aux actions menées par la sécurité civile. Le tout à la demande de l’autorité préfectorale. Les membres de l’association sont des femmes et des hommes bénévoles, titulaires d’un certificat d’opérateur radioamateur obtenu après un examen très complexe avec des connaissances techniques sur l’électricité, la radioélectricité, l’électronique et l’aptitude à la lecture et à la transmission des messages en morse. Leurs missions civiques sont parfaitement définies par les différents plans de secours (SATER et ORSEC) mais aussi très poussées pour les recherches de balises aéronautiques.

Pour exemple, dans les Pyrénées Orientales, au cours de la tempête Klaus, en janvier 2009, les radioamateurs ont été réquisitionnés pour assurer les communications radio entre Perpignan, Estagel et le Centre opérationnel départemental, la cellule de crise. Ils ont par ailleurs participé à la mise en communication des gendarmeries de Font-Romeu et Prades en raison des dégâts provoqués sur les moyens de transmission. Douze radioamateurs ont ainsi été mobilisés à l’occasion de ces opérations.

Les membres des ADRASEC doivent être opérationnels très rapidement et en nombre suffisant. Aussi, la tempête Klaus a démontré que le sud-ouest de la France n’était pas suffisamment couvert, d’où la mise en place d’un maillage plus serré et d’un recrutement actif. « Il faut pouvoir collecter les informations, les centraliser pour ensuite les diffuser. » précise le Président de l’Adrasec 32.

La Fédération nationale des radioamateurs au service de la sécurité civile (FNRASEC) déclare 1 650 adhérents actifs : pour moitié, ce sont des ingénieurs et des électroniciens dont l’âge moyen est de 52 ans. Titulaires d’un certificat de radiotéléphoniste/radiotélégraphiste du service amateur, ils sont majoritairement membres du Réseau des émetteurs français (REF). Au niveau territorial, les départements sont groupés en zones. Chaque zone est dirigée par un responsable de zone. La Fédération dispose aujourd’hui d’une présence dans 89 départements de métropole ; il faut y ajouter 4 implantations outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Nouvelle Calédonie).

Chaque ADRASEC se voit attribuer un niveau Aptitude à l’engagement opérationnel (1 à 3) suivant qu’elle est totalement, partiellement ou pas du tout opérationnelle (cas des associations nouvellement constituées ou en cours de structuration). La FNRASEC peut raisonnablement mobiliser en moins de 4 heures sur tout le territoire métropolitain et les DOM-COM, tout ou partie de ses 1 600 membres actifs. Elle dispose de veilles opérationnelles à tous les niveaux permettant d’activer la chaîne d’alerte dans les meilleurs délais.

Aujourd’hui, de plus en plus de Président prennent des contacts avec les maires des communes pour intégrer les moyens des Adrasec dans leurs plans communaux de sauvegarde. En effet, tout comme les Comités communaux de feux de forêts (CCFF) et les réserves communales de sécurite civile, les radioamateurs sont des bénévoles, ils utilisent leur propre matériel et ne perçoivent aucune indemnité. Pourtant, chaque année, ils consacrent environ 2 000 heures à leur passion : la radio, et à leur idéal : le service aux autres.

Principaux moyens matériels :
– 10 véhicules appartenant aux ADRASEC,
– 1515 véhicules personnels,
– 125 groupes électrogènes,
– 1167 stations fixes d’émission réception,
– 1207 stations mobiles d’émission réception,
– 1193 stations portatives d’émission réception,
– 1021 postes de détection de balise en 121,5 MHz,
– 592 postes de détection de balise en 243 MHz,
– 118 stations relais de transmission.

Les moyens du DITRANS :
– 2 valises4 DICA (détachement d’intervention catastrophe aéromobile), destinées au DITRANS lors des missions à l’étranger,
– 1 station VHF/UHF complète, destinée à assurer les liaisons sur le terrain,
– tenues normalisées (pantalon, polo, parka, casquette, pull, chasuble, écussons de manches, parka)

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