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Espace d’expression sur la sauvegarde des populations

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PCS : ne pas oublier d’associer les radioamateurs

Réquisitionnables sur ordre du préfet, les membres des Associations départementales des radioamateurs au service de la sécurité civile (ADRASEC), interviennent dans la recherche des balises d’avions tombés au sol ou de navire en détresse, ainsi que de randonneurs équipés de balises et perdus dans la nature. Ils sont par ailleurs chargés de produire un supplément de transmissions en cas de déclenchement du plan Orsec, du plan rouge, en cas d’inondation ou de catastrophe ferroviaire. Les radioamateurs sont en mesure de transmettre des images et de réaliser, en fonction des besoins, des performances techniques et des missions qui peuvent se révéler intéressantes, en France et dans le monde.

Ces associations d’intérêt général, à caractère humanitaire de loi 1901 liées à la Préfecture par une convention ont pour objet de réunir les personnes physiques, radioamateurs et auditeurs, afin qu’elles apportent leur concours, dans le cadre de leurs compétences, aux actions menées par la sécurité civile. Le tout à la demande de l’autorité préfectorale. Les membres de l’association sont des femmes et des hommes bénévoles, titulaires d’un certificat d’opérateur radioamateur obtenu après un examen très complexe avec des connaissances techniques sur l’électricité, la radioélectricité, l’électronique et l’aptitude à la lecture et à la transmission des messages en morse. Leurs missions civiques sont parfaitement définies par les différents plans de secours (SATER et ORSEC) mais aussi très poussées pour les recherches de balises aéronautiques.

Pour exemple, dans les Pyrénées Orientales, au cours de la tempête Klaus, en janvier 2009, les radioamateurs ont été réquisitionnés pour assurer les communications radio entre Perpignan, Estagel et le Centre opérationnel départemental, la cellule de crise. Ils ont par ailleurs participé à la mise en communication des gendarmeries de Font-Romeu et Prades en raison des dégâts provoqués sur les moyens de transmission. Douze radioamateurs ont ainsi été mobilisés à l’occasion de ces opérations.

Les membres des ADRASEC doivent être opérationnels très rapidement et en nombre suffisant. Aussi, la tempête Klaus a démontré que le sud-ouest de la France n’était pas suffisamment couvert, d’où la mise en place d’un maillage plus serré et d’un recrutement actif. « Il faut pouvoir collecter les informations, les centraliser pour ensuite les diffuser. » précise le Président de l’Adrasec 32.

La Fédération nationale des radioamateurs au service de la sécurité civile (FNRASEC) déclare 1 650 adhérents actifs : pour moitié, ce sont des ingénieurs et des électroniciens dont l’âge moyen est de 52 ans. Titulaires d’un certificat de radiotéléphoniste/radiotélégraphiste du service amateur, ils sont majoritairement membres du Réseau des émetteurs français (REF). Au niveau territorial, les départements sont groupés en zones. Chaque zone est dirigée par un responsable de zone. La Fédération dispose aujourd’hui d’une présence dans 89 départements de métropole ; il faut y ajouter 4 implantations outre-mer (Guadeloupe, Martinique, Réunion, Nouvelle Calédonie).

Chaque ADRASEC se voit attribuer un niveau Aptitude à l’engagement opérationnel (1 à 3) suivant qu’elle est totalement, partiellement ou pas du tout opérationnelle (cas des associations nouvellement constituées ou en cours de structuration). La FNRASEC peut raisonnablement mobiliser en moins de 4 heures sur tout le territoire métropolitain et les DOM-COM, tout ou partie de ses 1 600 membres actifs. Elle dispose de veilles opérationnelles à tous les niveaux permettant d’activer la chaîne d’alerte dans les meilleurs délais.

Aujourd’hui, de plus en plus de Président prennent des contacts avec les maires des communes pour intégrer les moyens des Adrasec dans leurs plans communaux de sauvegarde. En effet, tout comme les Comités communaux de feux de forêts (CCFF) et les réserves communales de sécurite civile, les radioamateurs sont des bénévoles, ils utilisent leur propre matériel et ne perçoivent aucune indemnité. Pourtant, chaque année, ils consacrent environ 2 000 heures à leur passion : la radio, et à leur idéal : le service aux autres.

Principaux moyens matériels :
– 10 véhicules appartenant aux ADRASEC,
– 1515 véhicules personnels,
– 125 groupes électrogènes,
– 1167 stations fixes d’émission réception,
– 1207 stations mobiles d’émission réception,
– 1193 stations portatives d’émission réception,
– 1021 postes de détection de balise en 121,5 MHz,
– 592 postes de détection de balise en 243 MHz,
– 118 stations relais de transmission.

Les moyens du DITRANS :
– 2 valises4 DICA (détachement d’intervention catastrophe aéromobile), destinées au DITRANS lors des missions à l’étranger,
– 1 station VHF/UHF complète, destinée à assurer les liaisons sur le terrain,
– tenues normalisées (pantalon, polo, parka, casquette, pull, chasuble, écussons de manches, parka)

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Lot-et-Garonne (47) : le Préfet constitue une équipe référente

Sur les 319 communes du département, 213 sont exposées aux inondations qui constituent le risque naturel majeur, 35 à des risques de glissement de terrain, 23 recensent des cavités à risques, 133 communes sont concernées par des TMD sur axes routiers et 29 par le réseau ferré. La rupture des barrages de GRANDVAL dans le Cantal et de SARRAN en Aveyron impacterait 60 communes. D’autre part, le Lot-et-Garonne figure à la seizième position des trente départements les plus touchés par la sécheresse avec 2800 sinistres déclarés. Depuis 1989, sur 319 communes, 240 ont été reconnues en état de catastrophe naturelle (sécheresse) à la date du 27 juillet 2007.

Concernant les risques technologiques, 6 communes accueillent un site SEVESO (seuil Haut) et 9 communes sont incluses dans le périmètre PPI des 10 km d’un site nucléaire.

Au niveau de la prévention, sur les 213 communes exposées aux inondations, 73 communes sont couvertes par un PPR. En ce qui concerne l’organisation de la crise, plus de 50% des maires ont fait réalisé leur PCS. Afin d’accélérer la mise en oeuvre des PCS, le Préfet de Lot-et-Garonne a désigné deux correspondants « PCS » issus du service interministériel de défense et de protection civiles de la préfecture et de la direction départementale des territoires, pour apporter un soutien méthodologique et des conseils aux Maires.

Cette équipe, qui s’est ensuite naturellement renforcée avec un personnel du service départemental d’incendie et de secours, a très vite senti le besoin d’organiser des réunions à destination des maires pour rendre cet appui encore plus pédagogique. Au terme de ces réunions, chaque participant repart avec un cdrom comprenant un modèle guide de PCS, ainsi que les textes et documents nécessaires à la réalisation du plan.

Vous pourrez découvrir les supports pédagogiques de ce trio de soutien aux communes du Lot & Garonne :

1 – Pourquoi faire un PCS :

2 – 7 étapes essentielles pour conduire le projet PCS :

3- Le maire et la gestion de crise :

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L’ONF s’engage dans la réalisation des PCS pour les communes

En 2008, la Communauté de communes des stations du Mercantour s’est engagée dans une démarche de prévention des risques et elle souhaitaient réaliser un plan communal de sauvegarde (PCS)pour les communes d’Isola, Saint-Etienne-de-Tinée et de Saint-Dalmas-le-Selvage.

Dans le cadre de cette opération, le service RTM des Alpes-Maritimes a ainsi diagnostiqué tous les risques naturels concernant ces trois communes et a précisé leur degré d’intensité. Ce diagnostic a permis d’identifier les écoles, maisons de retraites et autres lieux sensibles exposés et nécessitant une évacuation d’urgence.

Fort de ce préalable indispensable à la définition de l’organisation pour assurer l’alerte, l’information, la protection et le soutien des populations au regard des risques identifiés, le service RTM des Alpes-Maritimes a donc réalisé les plans communaux de sauvegarde des trois communes.

Ce retour d’expérience en matière d’assistance technique à l’anticipation, à la planification et à la préparation d’une crise atteste d’un « nouvel acteur public » de la réalisation des PCS pour les communes.

Autres services proposés par l’ONF : carte des aléas, Plan de Prévention des Risques, Plan de Défense des Forêts Contre les Incendies… permettant la préparation des documents d’urbanismes (Plan Local d’Urbanisme, Schéma de Cohérence Territorial…).

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