Pyrénées Orientales (66): dispositif de surveillance des baignades et des feux de forêt armé

Les sapeurs pompiers des Pyrénées Orientales ont dévoilé hier le dispositif de surveillance des baignades et des activités nautiques pour l’été. 

Les plages de l’été 2015 s’annoncent aussi brûlantes que très surveillées. Hier après-midi, à Saint-Cyprien, le colonel Salles-Mazou, directeur départemental du SDIS (Service d’incendie et de secours) présentait le dispositif de surveillance des baignades et des activités nautiques. Un gros déploiement de moyens aux quatre coins du département.

16 sites, 35 postes de secours, 95 surveillants par jour

146 pompiers dont 35 volontaires saisonniers sont dédiés cet été à la « gestion des plages » du département* et aux activités nautiques. « Nous sommes présents sur 16 communes, 35 sites et 95 personnels y sont mobilisés chaque jour pour assurer la surveillance, les secours et traiter la ‘bobologie' », a détaillé le colonel Salles-Mazou, (très) entouré pour l’occasion du directeur de cabinet de la préfète, des présidente et vice-présidente du SDIS, Hermeline Malherbe et Damienne Beffara et du maire de Saint-Cyprien Thierry del Poso. « 400 à 500 personnels sont opérationnels, tous les jours, en juillet et août », complétait le colonel du SDIS. Parmi eux : 200 en centres de secours, 100 à 200 mobilisés pour les feux de forêt et donc 95 dévolus au dispositif baignade.

  • 3 à 3,5 millions d’euros mobilisés

Pour le patron des pompiers, il s’agit d’« une longue préparation, de moyens colossaux et d’un coût pas neutre » évalué entre 3 et 3,5 millions d’euros « en dehors du personnel permanent. »

Hermeline Malherbe proposera d’ailleurs à l’assemblée de voter lors de la session du 6 juillet une rallonge de 300 000 euros pour « finaliser Allo_baignadela saison d’été » du SDIS (37, 5 millions de budget de fonctionnement financés pour moitié par le CD 66). Des moyens humains et financiers très importants. Mais qui, pour le colonel Salles-Mazou, ne remplacent pas la vigilance et la prudence de chacun. « Si on avait des comportements de respect des règles de sécurité, il y aurait moins d’accidents. Je veux dire à la population et aux touristes qu’ils sont tous acteurs de leur sécurité, martèle-t-il. Si le drapeau est rouge, on ne se baigne pas. S’il y a du vent, on n’allume pas de barbecue et on ne jette pas ses mégots de cigarettes par terre. »

En 2014, les pompiers ont assuré 61 425 heures de surveillance, apporté quelque 2 000 soins et prodigué 200 premiers secours, pour un coût de 300 000 euros. Frédérique Michalak

  • ( * ) Les plages du Barcarès et de Sainte-Marie-la-Mer sont surveillées par les CRS et la SNSM, celle d’Argelès-sur-Mer par des employés municipaux.

Le dispositif feux de forêt

Autre préoccupation des autorités : la prévention des feux de forêt. Alors qu’en 2014, 2 028 feux de végétations étaient recensés dans les P.-O., dont 854 entre juin et septembre, le dispositif suivant a été annoncé.

100 à 200 personnels mobilisés quotidiennement en fonction des conditions météorologiques.

9 tours de guet principales : 4 principales, Força Real, Mont-Hélène, Ortaffa, Boularis ; 5 secondaires activées en cas d’élévation du niveau de risque, Opoul, Lesquerde, Pic Juan, Roquejalère, Madeloc. Coût : 38 000 euros.

6 secteurs pour les patrouilles terrestres : Fenouillèdes, Corbières, Aspres nord, Aspres sud, Conflent, Albères. Coût : 24 000 euros.

Cellule aérienne avec 7 pilotes, 7 techniciens vidéo, 13 observateurs afin d’assurer l’observation aérienne, la prise de vue, le traitement et la transmission d’images opérationnelles tactiques et le transport de personnes et de matériels. En 2014, 17 départs de feu avaient été détectés ainsi pour 43 heures de vol. Coût : 16 000 euros.

1 hélicoptère bombardier d’eau pour aider les sapeurs pompiers engagés au sol. En 2014, 68 largages ont été effectués pour 11 heures de vol. Coût : 90 000 euros.

Source : L’Indépendant

Share Button

Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*