Risques industriels en Ile-de-France

Un dossier réalisé par Sophie Stadler du Parisien rappelle que les Institutions, collectivités et industriels de cette région doivent contrôler les risques des usines potentiellement dangereuses mais indispensables à l’économie locale. L’enjeu est particulièrement important en Ile-de-France, qui reste une région à très forte densité de population et de sites industriels.

Sur les 680 établissements classés à risque majeur (dits « Seveso seuil haut ») que compte l’Hexagone, 38 sont concentrés sur le territoire francilien et 2434 autres installations représentent — à proximité de Paris — des risques importants d’explosion, de pollution ou encore d’émanations toxiques. Seul le risque nucléaire n’existe pas en Ile-de-France, puisque aucune centrale n’est installée sur le territoire.

La plus proche est celle de Nogent-sur-Seine (Aube), située à 110 km de Paris. Mais comment la région-capitale pourrait-elle se passer de raffineries, de sites chimiques, d’usines de traitement des déchets, d’incinérateurs ou encore de dépôts de solvants ou d’hydrocarbures, indispensables à son fonctionnement et à son économie? « Il y a vingt-cinq ans, l’industrie représentait un quart de l’activité économique régionale, aujourd’hui elle n’est plus que de 15%.

Entre la classification des sites dangereux et le renforcement des mesures de sécurité, les risques sont désormais mieux maîtrisés. Pour la Driee, depuis 2003, de nombreuses actions ont été menées. Réduction des risques à la source, maîtrise de l’urbanisation, intensification des contrôles, prescription de 28 plans de prévention des risques technologiques (PPRT) dans la région…

Les industriels investissent pour améliorer la sécurité dans et autour de leurs bâtiments. La loi a créé une obligation d’informer les acheteurs ou locataires de biens immobiliers situés en PPRT, et les permis de construire à proximité de ces zones ne sont plus délivrés.

Même si le risque zéro n’existe pas, la probabilité d’un accident sur l’un des sites classés Seveso serait, selon l’Institut national de l’environnement industriel et des risques, inférieure à un accident tous les 100 000 ans.

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Publié par

Patrice-Louis Laya

Avec plus de 35 ans d'expérience dont 10 ans dans le Groupe BASF, 20 ans dans la sphère IBM (Business Partner, Agent, Architecte solution sécurité), et la création en 2005 d'un Pôle dédié à l'infomédiation sur les problématiques du risque majeur et l'architecture des TIC appliquées aux risques majeurs, Patrice-Louis LAYA a été appelé par le HCFDC pour créer et animer ce blog sur la Résilience et la Sauvegarde des territoires au travers de sa structure dédiée au community management et à la communication digitale e-relation Territoriale. Depuis janvier 2012, Patrice LAYA est auditeur de la Session Nationale Résilience et Sécurité Sociétales. Il a par ailleurs, une formation initiale en agronomie, complétée par une maîtrise d'informatique appliquée à la gestion et un DESS en ingénierie de l'innovation. Dialoguer sur Twitter : @iTerritorial - sur Facebook : http://www.facebook.com/Plan.Communal.Sauvegarde Par mail : espace.territorial@online.fr

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