Gemapi : l’Association des maires de France demande le réexamen de la compétence

AMF_GEMAPIDans la continuité de la question à la ministre de l’écologie sur le manque de financement alloué aux maires pour la lutte contre les inondations et le débat à l’Assemblée sur le projet de loi Notre qui devrait aborder la question de la compétence Gemapi, l’Association des maires de France demande le « réexamen complet de cette compétence ».

Cette compétence, créée par la loi Maptam, devrait entrer en vigueur le 1er janvier 2016. Les sénateurs, fin janvier, lors de la discussion sur le projet de loi Notre, avaient repoussé l’échéance en 2018, mais les députés et le gouvernement, en commission, ont annulé ce sursis (lire Maire info du 5 février). À ce jour, la compétence Gemapi doit donc bien prendre effet dès l’an prochain.

Pourtant, assure l’AMF, « les conditions ne sont pas réunies aujourd’hui pour imposer l’exercice de cette nouvelle compétence », à commencer par le fait que son impact financier pour les collectivités est inconnu, tout comme « l’état et le linéaire des digues » dont les communes ou intercommunalités récupéreraient demain la propriété.

Lors de la première réunion du Dialogue national des territoires, le 10 février dernier (lire Maire info du 11 février), il a été décidé de la mise en place d’un groupe de travail commun collectivités/État, ce qui est « une première », note l’AMF. Les associations d’élus ont déjà commencé à travailler sur « la rédaction d’un texte de loi spécifique sur le contenu et l’exercice de cette compétence ».

Ce texte de loi, qui sera donc directement proposé par les associations d’élus, pourrait proposer des évolutions majeures comme :

> la prise en compte de la réforme Gemapi dans les Sage (schémas d’aménagement et de gestion des eaux), de façon à ce que la Gemapi « ne soit pas traitée à la seule échelle des périmètres administratifs », mais « s’appuie également sur la réalité des parcours hydrographiques ».

> autre piste de réflexion évoquée par l’AMF : « Les établissements publics territoriaux de bassin (EPTB) et les établissements publics d’aménagement et de gestion des eaux (EPAGE) pourraient exercer plus directement la compétence Gemapi, en cohérence avec les compétences d’aménagement des territoires des communes et des EPCI, au travers notamment des SCOT. »

>l’association considère enfin indispensable que la gestion par l’État des digues domaniales soit maintenue et pérennisée.

La tonalité des prises de position de l’AMF est claire : elle souhaite que l’État « revienne au premier rang » dans la question de la prévention des inondations, car, compte tenu de l’évolution des risques climatiques notamment, « les élus locaux ne pourront assumer seuls cette compétence ».

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L’AMF crée un groupe de travail sur la problématique des risques naturels

Face à la récurrence des catastrophes et à l’impact croissant des préjudices humains et matériels dans les communes, l’AMF crée un groupe de travail sur la problématique des risques naturels.

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Le 97e congrès des maires et présidents d’intercommunalités, qui s’est déroulé du 24 au 27 novembre, a permis de renouveler les instances de l’Association des maires de France.

À cette occasion, le premier magistrat de Quimperlé, Michaël Quernez, a été élu membre du comité directeur de l’association pour une période de trois ans. Les élus de l’AMF se sont par la suite réunis le 11 décembre afin de désigner les maires qui présideront les groupes de travail.

Un groupe de travail s’intéressera à la problématique des risques naturels. Le maire de Quimperlé (Finistère), Michaël Quernez, et le maire de Noirmoutier-en-l’Ile (Vendée), Noël Faucher, conduiront les travaux du groupe.

L’ensemble des réflexions issues de cette instance fera l’objet d’une contribution qui sera envoyée aux pouvoirs publics.

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