Le Pavillon Orange plaide pour l’information des populations lors de Secours Expo

Vendredi 5 février, les tables rondes portaient sur les inondations (lentes et à cinétique rapide) puis sur l’implication de la population dans la sauvegarde. Le général Vernoux, fondateur du Pavillon Orange, a témoigné de son incompréhension, voire de sa colère. Les catastrophes se suivent, elles sont trop souvent meurtrières et à quelques exceptions près, la notion de sauvegarde n’est pas suffisamment mobilisée. Il ne s’agit pas de finances mais bien de volonté politique. Comment, en 2016, peut-on constater des comportements comme celui d’aller, lors d’une inondation, chercher sa voiture dans un parking ?

La loi de 2004, fêtant bientôt ses 12 ans, a confié la noble mission de sauvegarde aux élus de proximité, car ils connaissent le terrain, les usages locaux, les risques et les enjeux. Ils ont la confiance des populations. Ceux qui ont pris en compte la protection de leur population trouvent de très bonnes pratiques, et abordables pour de nombreuses municipalités. Ce blog s’en fait l’écho mensuellement.

Bon nombre de reportages nous montre des voitures jouer aux bateaux et devenir un embâcle amplificateur de la crue. Quels retours d’expériences en tirer ?

La nature reprend ses droits, après quelques décennies de calme pendant lesquels l’Homme a perdu un certain bon sens. Il a même construit dans le lit des rivières !

Source : Mairie de Talloires
Source : Mairie de Talloires

Toutes les zones inondables ne sont pas inconstructibles, mais il faut savoir et vouloir construire pour supporter cet aléa. Pour les constructions actuelles, de beaux exemples, comme dans le Gard, prouvent que l’on peut s’adapter. Quand on admire le pont du Gard ou celui de Vaison la Romaine, on comprend que leurs petites rivières se transformaient déjà en torrents indomptables voici des siècles. Pourquoi l’a-t-on oublié ?

On est surpris, chaque année, par les épisodes cévenols et autres phénomènes tempétueux. Or, je le regrette, mais ils sont récurrents comme les vendanges. Certaines années la production est forte, d’autres, elle est très faible. Pour les vendanges tout est prêt et on est capable de récolter sans délai car l’orage approche… Alors pourquoi n’en est-il pas de même pour les inondations ?

Certes, il faut toucher et sensibiliser toute la population, mais les moyens sont là : le DICRIM, les bulletins municipaux, la presse locale, les réseaux sociaux, les vœux et même les élections. Combien de candidats ont-ils évoqué la sauvegarde dans leur campagne de 2014 ?

Mesdames et Messieurs les Élus, osez la sauvegarde, c’est urgent !

 

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