Un Saint-Bernard dans votre poche : l’appli Gendloc permet de géolocaliser les personnes en détresse

C’est à l’adjudant Olivier Favre, du Peloton de Gendarmerie de Haute Montagne de Grenoble (PGHM Le Versoud), que l’on doit cette petite application qui a déjà sauvé de nombreuses vies.

Le principe est simple. Une promenade en forêt tourne mal, et la nécessité d’appeler le 17 se fait pressante. Le problème dans ce cas de figure est souvent la localisation de la (ou des) personne(s) en difficulté. L’application Gendloc permet d’envoyer un SMS à la victime, contenant un lien HTML. En l’actionnant, la personne accepte le partage de sa position avec l’équipe de secours. L’efficacité de l’intervention est ainsi améliorée, tandis que son coût, notamment en montagne, diminue nettement.

L’avantage est que le dispositif ne requière pas de téléchargement d’application particulière. Seul bémol, il faut tout de même un minimum de couverture réseau… et un smartphone chargé.

L’application, qui a valu à son inventeur le Prix de l’innovation de la gendarmerie, fait de plus en plus d’adeptes parmi les centres de gestion des appels au secours. Elle est désormais entre les mains d’étudiants en informatique et de gérants de start-ups au sein du campus de Paris-Saclay. Ils ont pour mission de l’améliorer pour la rendre accessible au plus grand nombre, voire de la décliner dans d’autres secteurs, tels que le covoiturage.

Pour plus d’informations :  Cliquez ici

Source : sos112.fr
Source : sos112.fr
Share Button

Drame du campus de Toulon : combattre collectivement ces lieux dangereux

Drame du campus de Toulon : deux personnes sont décédées en étant aspirées par la canalisation d’un canal mal protégé.

Pourtant, le phénomène était récurrent, de nombreux riverains en témoignent « même en cas de pluie légère, le canal est submergé ». D’autre part, ce canal n’était pas protégé alors que les habitants du quartier et les étudiants avaient identifié ce danger depuis longtemps. (regardez cette vidéo)

Var_campus_toulon
http://www.youtube.com/watch?v=WkunJyu3Ux4

Alors, pourquoi cette défaillance n’a pas été détectée par les services de la ville, voire transmise par ces témoins à la Mairie. Pour l’instant, nul ne sait si cette démarche volontariste et citoyenne a existé, même si après ce drame, chacun dit l’avoir dit…mais à qui ?

Que faire pour qu’à nouveau deux adolescents d’une vingtaine d’années ne soient plus tués par la dangerosité constatée de certains lieux, au demeurant relativement faibles si nous voulions nous comparer à certains pays voisins. Le 100% protection de ces points sensibles est impossible, leur identification par la collectivité non plus…ou alors à quel prix…Ce combat contre ces lieux dangereux est collectif, faisant de la collectivité et du citoyen, les principaux acteurs de cette prévention et de cette lutte.

Aujourd’hui, certaines villes ont développé cette relation citoyenne en s’appuyant sur des technologies…et oui, lorsque l’on détecte une anomalie, on n’a pas toujours le temps de passer en mairie pour la signaler, même si notre volonté personnelle et notre implication sociétale sont grandes.

application nice mobileNice, par exemple, dans le cadre de sa politique de gestion des risques qui l’oblige à informer sa population sur les risques potentiels, a développer une communication interactive avec ses habitants grâce aux nouvelles technologies de l’information. Ainsi, un Portail Citoyen et une application Smartphone permettent, entre autres choses, à tous témoins d’un désordre sur la voie publique comme par exemple cette buse non signalée et mal protégée sur le campus, de le signaler aux services de la ville. Ensuite, la gestion de ce dysfonctionnement par les services concernés pourra être suivie par la citoyen à tout moment sur le portail de la ville.

Dans la loi de modernisation, le législateur rend le citoyen acteur de sa sécurité, mais pour bien jouer ce rôle, nouveau pour lui, il a besoin d’un minimum d’outils pour ne pas se perdre dans l’improvisation et se démobiliser. Certes, nous déléguons au Maire la gestion de notre commune en glissant tous les 7 ans un bulletin dans l’urne, mais en bon terrien, je garde toujours cette maxime de mon Grand-Père paysan, « Faire Faire, mais ne pas Laisser Faire ».

Share Button