Finistère (29) : Etat d’avancement des PCS et exposition aux risques majeurs

La tempête Xynthia a poussé le gouvernement à demander un état des lieux de la protection du littoral français. Dans ce contexte, j’ai engagé un tour de France des PCS. Le premier département audité fut le Gard(30). Je vous livre ici, une synthèse du département du Finistère (29).

Le Finistère, premier département en linéaire côtier, se prépare à renforcer la protection des zones sensibles. En effet, le Finistère est le département métropolitain le plus riche en façade littorale avec 1.250km de côtes soit près du quart du linéaire littoral français de métropole.

Les ouvrages de protection contre les intrusions marines sont parfois très anciens, et il a fallu attendre la fin des années 1990 pour la création de plan de prévention des risques submersion marine (pour voir l’état d’avancement des PPRN dans le Finistère : www.bretagne-environnement.org )

Ces plans ont été conçus à partir d’une étude réalisée en 1985 par le Laboratoire de Physique des Océans et la DDE 29. Sept plans de prévention des risques ont été prescrits en1997 et1998 sur la côte sud et approuvés entre 1997 et 2000 entre Penmarc’h et Fouesnant. Quatorze plans ont été prescrits entre 2000 et 2002 et approuvés en 2007 pour la côte nord entre Plouguerneau et Saint-Pol-de-Léon. À la suite de la tempête Xynthia, un état des lieux est en cours et un plan d’action sera réactualisé.

A la suite de la tempête de mars 2008, le Département du Finistère a étudié une extension possible des plans de prévention en fonction de la montée des eaux et des dégâts (notamment à l’île de Sein et à Douarnenez) et croisées ces observations avec une cartographie des zones basses.

>>>>>>>>>>>Des campings en première ligne.
Vingt-six campings, en zone de prévention, sont concernés par des prescriptions particulières, notamment une fermeture en période de forts risques. Une quinzaine d’autres campings pourraient être reclassés dans ces zones basses à risque. L’étude est en cours.

>>>>>>>>>>Renforcer les protections.
Un recensement des systèmes de protection (digues, protections naturelles) est en cours. Ils seront classés selon le nombre de personnes qu’ils protègent.

>>>>>>>>>>Combrit, Sein.
Des mesures de renforcement seront prises dans les secteurs les plus sensibles. Ce sera le cas à Combrit et à l’Ile-Tudy. Le renforcement du cordon dunaire sera fait d’ici l’été. Une digue de sécurité de 600 à 700m sera construite à l’arrière du cordon pour 2011. À l’île de Sein, le confortement de trois digues est aussi programmé pour le printemps 2011. Au nord, le secteur de Guissény sera aussi prioritaire.

>>>>>>>>>Gestion de crise.
Les communes vont être incitées à mettre en place un plan communal de sauvegarde. Cinquante-trois maires concernés par un plan de prévention des risques dans le département ont été réunis en juin dernier dont les 21 concernés par la submersion marine. Sept communes en risque de submersion marine sont déjà pourvues de ces documents qui précisent les modalités d’alerte, d’hébergement, de circulation…On ne connait pas à ce jour l’état d’avancement et de réalisation des PCS.

Une vision globale du risque dans le Finistère (source Insee)
Le Finistère est potentiellement moins exposés aux risques que la moyenne des Français. Sur les 283 communes finistériennes, 75 sont classées à risques naturels ou technologiques. 6 Finistériens sur 10 résident dans une commune classée en risque technologique ou naturel. Les Finistériens sont principalement concernés par les risques d’inondations, de mouvements de terrain et par les risques industriels et nucléaires.

Moins de risques majeurs dans le Finistère qu’ailleurs
Le Finistère est globalement moins exposé aux risques majeurs que la Bretagne et la métropole. Alors que moins de 3 communes finistériennes sur 10 peuvent être sujettes à un ou plusieurs risques majeurs naturels ou technologiques, 5 sur 10 le sont en Bretagne, 7 sur 10 en métropole. 59 % des Finistériens résident dans une commune soumise aux risques majeurs, contre 73 % en Bretagne et 86 % pour la France métropolitaine.
Les inondations, le risque naturel le plus fréquent dans le Finistère
Les communes du Finistère classées en risque naturel majeur le sont soit au titre des inondations, soit au titre des mouvements de terrain. Sur 53 communes sujettes à au moins un risque naturel, 47 sont exposées aux risques d’inondations et 11 aux risques de mouvements de terrain. Châteaulin, Port-Launay, Quimper, Quimperlé et Pontde- Buis-lès-Quimerch sont sujettes à la fois aux risques d’inondations et de mouvements de terrain.

Si statistiquement, le Finistère est relativement épargné par les risques naturels, il a été marqué par plusieurs catastrophes naturelles durant les deux dernières décennies. La position géographique du Finistère, exposé aux vents d’ouest, la façade maritime importante et un réseau hydrographique dense rendent ce département vulnérable aux tempêtes et inondations. Entre 1983 et 2008, les trois quarts des arrêtés préfectoraux de catastrophes naturelles sont liés aux inondations.

Une commune finistérienne sur trois a fait l’objet d’au moins 4 arrêtés concernant ce risque sur cette période (hors évènement de 1999, où l’ensemble des communes du Finistère sont concernées). Quimperlé, Guipavas et Quimper sont les communes les plus exposées avec plus de 8 arrêtés de catastrophes naturelles entre 1983 et 2008.

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