Feux de forêts et département du Gard

Situé dans dans le bassin méditerranéen, le département du Gard est exposé à un certain nombreux d’aléas naturels, dont les feux de forêts. Très boisé, la forêt représente 248.000 ha d’après l’Inventaire forestier National, soit 42 % de sa superficie (en progression de 13 % entre 1993 et 2000). Avec un climat sec et très peu pluvieux lors de la période estivale, le département, d’une superficie de 5 853 km2 pour 733 201 habitants, est fortement exposé aux incendies pendant ces quelques mois de mobilisation générale des effectifs de la Sécurité Civile. Parmi les sinistres majeurs qu’a connu le département, nous pouvons citer le feu de forêt du massif du Rouvergue (1985, 4 000 ha), le feu des garrigues (1989, 1 000 ha), ainsi que le feu du bois de Lens (1990, 2 000 ha). Face à l’importance du risque feux de forêts dans le département, le Conseil départemental du Gard a établi en 2013 un guide des « bonnes pratiques » à adopter face aux feux de forêts qui est destiné aux citoyens.

Le document à plusieurs vocations, affirmer les règles à respecter pour prévenir le feu, ainsi qu’en cas d’incendie, présenter les gestes qui protègent et qui parfois peuvent sauver. Au-delà de préserver un patrimoine environnemental exceptionnel, et de préserver les enjeux humains denses et disséminer à travers la végétation, le document se veut comme un outil informatif et préventif. Il se présente en plusieurs volets, de la responsabilité de chacun, à que faire face à un incendie.

  • « Votre responsabilité est engagée »

. Lorsque vous laissez la végétation pousser : débroussailler est une obligation légale qui indispensable à la non-propagation du feu. Les dispositions à respecter sont définies par le code forestier, ainsi que l’arrêté préfectoral en vigueur.

. Quand vous allumez un feu : votre responsabilité est engagée chaque fois que vous allumez un feu, y compris une simple cigarette.

  • « Ce que dit la réglementation »

Vous retrouverez dans ce volet toutes les informations légales qui concernent le débroussaillement, en zone urbaine et non-urbaine, les cas particuliers, les règles de l’emploi du feu, ainsi que l’incinération des végétaux.

  • « Se Renseigner »

De nombreux liens sont disponibles dans cette rubrique afin de permettre aux citoyens de s’informer auprès de différents services (SDIS, DDTM…).

  • « Que faire face à un incendie »

 Nous retrouvons les numéros des services à contacter lors d’un feu de forêt ainsi que les informations à préciser lors de la prise de contact (lieu du sinistre, nature de la végétation, habitations menacées…).

L’information préventive des populations demeure l’une des armes les plus efficaces pour faire face aux risques naturels, dont les feux de forêts. C’est pour cela qu’au travers de cet article nous souhaitions illustrer la bonne pratique du Conseil départemental du Gard en matière de prévention et sensibilisation.

– Document sur les bonnes pratiques à adopter en cas d’incendie

Source : Conseil départemental du Gard
Source : Conseil départemental du Gard
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Le Pavillon Orange plaide pour l’information des populations lors de Secours Expo

Vendredi 5 février, les tables rondes portaient sur les inondations (lentes et à cinétique rapide) puis sur l’implication de la population dans la sauvegarde. Le général Vernoux, fondateur du Pavillon Orange, a témoigné de son incompréhension, voire de sa colère. Les catastrophes se suivent, elles sont trop souvent meurtrières et à quelques exceptions près, la notion de sauvegarde n’est pas suffisamment mobilisée. Il ne s’agit pas de finances mais bien de volonté politique. Comment, en 2016, peut-on constater des comportements comme celui d’aller, lors d’une inondation, chercher sa voiture dans un parking ?

La loi de 2004, fêtant bientôt ses 12 ans, a confié la noble mission de sauvegarde aux élus de proximité, car ils connaissent le terrain, les usages locaux, les risques et les enjeux. Ils ont la confiance des populations. Ceux qui ont pris en compte la protection de leur population trouvent de très bonnes pratiques, et abordables pour de nombreuses municipalités. Ce blog s’en fait l’écho mensuellement.

Bon nombre de reportages nous montre des voitures jouer aux bateaux et devenir un embâcle amplificateur de la crue. Quels retours d’expériences en tirer ?

La nature reprend ses droits, après quelques décennies de calme pendant lesquels l’Homme a perdu un certain bon sens. Il a même construit dans le lit des rivières !

Source : Mairie de Talloires
Source : Mairie de Talloires

Toutes les zones inondables ne sont pas inconstructibles, mais il faut savoir et vouloir construire pour supporter cet aléa. Pour les constructions actuelles, de beaux exemples, comme dans le Gard, prouvent que l’on peut s’adapter. Quand on admire le pont du Gard ou celui de Vaison la Romaine, on comprend que leurs petites rivières se transformaient déjà en torrents indomptables voici des siècles. Pourquoi l’a-t-on oublié ?

On est surpris, chaque année, par les épisodes cévenols et autres phénomènes tempétueux. Or, je le regrette, mais ils sont récurrents comme les vendanges. Certaines années la production est forte, d’autres, elle est très faible. Pour les vendanges tout est prêt et on est capable de récolter sans délai car l’orage approche… Alors pourquoi n’en est-il pas de même pour les inondations ?

Certes, il faut toucher et sensibiliser toute la population, mais les moyens sont là : le DICRIM, les bulletins municipaux, la presse locale, les réseaux sociaux, les vœux et même les élections. Combien de candidats ont-ils évoqué la sauvegarde dans leur campagne de 2014 ?

Mesdames et Messieurs les Élus, osez la sauvegarde, c’est urgent !

 

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