Les interrogations liées à la crue

Tandis que la décrue est amorcée dans le département du Loiret, de nombreuses questions se posent quant aux conséquences des crues du Loing et de la Seine.

Quels seront les effets de l’onde de crue sur l’aval, dans le bassin versant de la Seine, jusqu’à Rouen ? Les infrastructures industrielles, et notamment les dépôts de carburants du Havre, pourraient-ils être touchés ? Le pic de crue dans le chef-lieu de la région Normandie est prévu pour samedi.

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La population sinistrée est-elle suffisamment préparée pour faire face à une telle crise ? Comment améliorer la prise de conscience de ce risque ?

Alors que près de 20 000 foyers étaient privés d’électricité vendredi matin dans le Loiret, le Loir-et-Cher et l’Île-de-France, les problématiques d’interdépendance entre réseaux se posent. Quels seront les délais de remise en état ? Alors qu’une déclaration d’intention a été signée suite à l’exercice Sequana 2016 afin de favoriser le partage d’informations entre opérateurs, cet événement jouera-t-il un rôle moteur ?

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Le Pont Alexandre III, rattrapé par les eaux
Le Pont Alexandre III, rattrapé par les eaux

Le fonds Cat Nat (ou Fonds de prévention des risques naturels majeurs), créé en 1982 suite aux crues dans les vallées de la Saône, du Rhône et de la Garonne, suffira-t-il a indemniser les sinistrés ? On estime aujourd’hui à 700 millions d’euros le montant disponible au titre de ce fonds. En guise de comparaison, le coût historique des inondations survenues dans le Rhône en 2003 avait atteint 769 millions d’euros. Bernard Spitz, président de l’Association française de l’Assurance, estimait vendredi à 600 millions d’euros le coût des dommages (AFP).

Les acteurs économiques touchés disposent-ils d’assurances adaptées pour couvrir leurs pertes d’exploitation et économiques ? Cédric Benoist, président de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) confiait aux Échos que « les risques sont certes assurables, mais il faut compter avec une franchise de 25%. Et encore faut-il être assuré ! ».

Quel sera l’impact sur l’activité économique de la région ? Certaines entreprises rencontrent des difficultés importantes (usines d’Hutchinson à Montargis, de Shiseido dans l’Ormes, de Sanofi à Amilly ou de Pierre Fabre à Château-Renard. Quel est l’état des Plans de continuité d’activité de ces entreprises et plus généralement des entreprises situées en bordure de fleuve ?

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Quel sera le coût de la remise en état pour les communes alors que le déblocage d’un fonds de soutien de un million d’euros a été annoncé par la région Île-de-France ? Le département de Seine-et-Marne a quant à lui évoqué la possibilité de débloquer 600 000 euros d’aides.

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Quel sera l’impact sur le secteur du bâtiment étant donné les besoins en matière de réhabilitation ? En période estivale, les entreprises du secteur seront-elles en mesure de répondre à la demande des sinistrés ?

 

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ALMA 2014 : un exercice pour préparer les armées à faire face à une crue de la Seine

Du 1er au 5 décembre 2014, un exercice de simulation en cas de crue de la Seines s’est déroulé au camp des Loges à Saint-Germain-en-Laye dans les Yvelines (78).  Dénommé ALMA, cet exercice en salle visait à tester la chaîne de commandement opérationnel ainsi que le dialogue civilo-militaire dans les conditions d’une crise réelle.

ALMA_exercice

Dans la perspective d’une crue majeure de la Seine, telle que les Franciliens l’ont connue en 1910, les armées mettraient en œuvre le « contrat protection TN 10 000 », qui prévoit le déploiement de 10 000 hommes en cinq jours avec un préavis de 72h dans la zone de Paris (plan Neptune). Face à cette éventualité, il est donc nécessaire de s’entraîner.

A cet effet, ALMA 2014 a permis de tester la chaine de commandement opérationnel,  ainsi que le dialogue civilo-militaire et l’organisation du soutien logistique, dans les conditions d’une crise réelle. Avec plus de vingt organismes représentés, trois centres opérationnels activés et environ 150 joueurs, cet exercice a vu pour la première fois une participation conjointe de nombreux organismes civils et militaires, notamment le Commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes (CDAOA), les forces terrestres et la préfecture de police de Paris.

Dirigé par le général de corps d’armée Hervé Charpentier, gouverneur militaire de Paris, en présence  du général de division Thierry Coqueblin, chef d’état-major de la zone de défense de Paris, et du général de brigade Henry Bazin, général adjoint engagement,  ALMA 2014 s’inscrit dans un cycle de montée en puissance de la préparation opérationnelle des armées face au risque de crue, et ouvre la voie à des entraînements de plus grande ampleur.

Sources : EMZD Paris

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