ANNEMASSE : une gestion intégrée des risques majeurs autour d’un PCS, d’un DICRIM, d’une télé-alerte

Annemasse_PavillonOrangeSituée à 433 m d’altitude, d’une superficie de 498 ha, Annemasse est le centre de la deuxième agglomération de Haute-Savoie. Celle-ci, composée de douze communes et frontalière avec Genève occupe une position géographique et économique privilégiée. Annemasse compte aujourd’hui 30 123 habitants au sein d’une Agglomération qui en compte près de 77 000. Elle se situe au débouché naturel des vallées de la Haute-Savoie du Nord, les vallées de l’Arve et du Giffre. Elle est longée par la rivière Arve qui prend sa source dans le massif du Mont-Blanc pour se jeter dans le Rhône à Genève.

Consciente qu’elle n’est pas à l’abri d’accidents aux conséquences importantes, la Ville d’Annemasse s’implique, depuis plusieurs années, dans la prévention et la gestion des risques naturels et technologiques existants sur le territoire communal. Située dans une zone de sismicité de niveau 4, exposée aux crues de l’Arve et aux transports de marchandises dangereuses, la commune a bien évidement élaboré un plan communal de sauvegarde. Annemasse est d’ailleurs soumise à un Plan de Prévention du risque inondation de l’Arve (PPRn). Sa politique volontariste de prévention des risques et de sauvegarde a d’ailleurs reçu en 2013, le label « Pavillon Orange ».

Premier pilier de la gestion intégrée : le plan communal de sauvegarde
Plan communal de sauvegarde annemasse
Le PCS qui détaille l’ensemble des mesures d’urgence qui permettront de gérer au mieux les évènements inattendus, complète à l’échelon communal les différents plans de secours diligentés par l’Etat ( ORSEC – Organisation de Réponse de SEcurité Civile sous l’autorité du Préfet). En cas de survenance d’évènements graves tels qu’une inondation de l’Arve, un séisme, une tempête, un accident industriel, nucléaire ou lors du transport de matières dangereuses le PCS va mobiliser des moyens humains et des matériels appropriés pour sauvegarder les biens et les personnes (astreinte 24H/24 et 7j/7). Pour Agnès Cuny, Adjointe en charge de de la Sécurité et des risques majeurs : « il ne s’agit pas de se substituer aux missions des pompiers ou du SAMU mais, au contraire, de s’affirmer comme un précieux soutien ». En effet, diffuser des messages d’alerte, repérer les personnes sinistrées, définir des lieux d’accueil sont autant d’actes qui ne s’improvisent pas.

Ainsi, pour chaque risque qui menace la commune, le PCS d’Annemasse répond donc aux questions suivantes:
1. Quelles mesures les services municipaux doivent-ils prendre pour être prêts à intervenir et faire face aux événements ?
2. Comment diffuser et gérer l’alerte ?
3. Quels sont les moyens dont nous disposons ?
4. Quelles mesures logistiques doivent être mises en place pour aider, soigner,informer,héberger, restaurer la population sinistrée, jusqu’au retourà la normale ?
5. Où sont situés les lieux de mise à l’abri de la population ?

Deuxième pilier : le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)
DICRIM annemasse
Pour Agnès Cuny : « si les Annemassiens connaissent tous les risques quotidiens, ils mesurent moins clairement ceux qui sont exceptionnels. Ils existent pourtant et chaque citoyen doit les connaître et savoir les comportements à adopter face à ces risques majeurs ».

Comme son nom l’indique, le document d’information communal sur les risques majeurs est un document d’information et de prévention destiné aux habitants d’Annemasse pour les sensibiliser sur les risques naturels, technologiques et sanitaires qui peuvent être encourus sur le territoire communal. Toutefois, la Maire Adjointe se veut rassurante, « s’il doit être lu attentivement dans chaque foyer et conservé par la suite, il ne doit en aucun cas faire naître un quelconque affolement dans l’esprit collectif à propos de risques dont on sait pertinemment qu’ils sont extrêmement rares et limités ». En plus de son rôle pédagogique sur la nature des risques majeurs, le DICRIM est destiné à informer les Annemassiens sur la conduite à tenir et les consignes à appliquer en cas de crise. Il synthétise le Plan Communal de Sauvegarde qui fixe, entre autres, les règles et mesures que la collectivité mettrait en œuvre pour l’assistance à la population, si d’aventure survenait un sinistre.

L’objectif du DICRIM est donc simple :
“sensibiliser le citoyen aux risques majeurs, le responsabiliser pour le rendre acteur de sa sécurité”,
Quels risques ? À quels endroits ? Quelles actions des pouvoirs publics ? Et, surtout, que faire en cas de danger ?

Troisième pilier : le système de téléalerte
Dans le cadre de la prévention des risques majeurs et afin d’assurer au mieux la sécurité des Annemassiens, la Mairie a complété son dispositif d’alerte à la population et s’est dotée d’un système d’alerte automatisé.
tele alerte annemasse

Le principe d’une télé-alerte est de permettre, en complément des dispositifs habituels existants, de prévenir par téléphone les personnes résidant ou exerçant une activité sur le territoire communal. Pratique et performant, ce système peut cibler tout ou partie de la population en fonction de la zone à risque ou de sa vulnérabilité.

L’abonnement à la télé-alerte est gratuit. Les données téléphoniques ont été collectées grâce à l’annuaire universel des pages blanches et jaunes . Il est donc automatique pour les personnes figurant sur cet annuaire. Bien entendu, chaque foyer dispose d’un droit de modification dans ce fichier.
Toutefois, la seule exploitation de ces annuaires peut s’avérer insuffisante pour alerter efficacement toutes les personnes concernées. Aussi, il appartient aux Annemassiens de manifester sa volonté d’être prévenu, en s’inscrivant directement grâce à un module d’inscription en ligne ou en remplissant un formulaire type afin de communiquer ses coordonnées aux services de la Mairie. Il est bien entendu que ces données personnelles seront exclusivement utilisées pour ce système.

Comment fonctionne une télé-alerte?
Si un événement majeur nécessite la mise en œuvre d’une procédure de vigilance ou la gestion d’une situation de crise, la ville informera les personnes référencées et inscrites dans un délai extrêmement court en délivrant un message. Ce message vocal ou ce SMS sera diffusé sur chaque téléphone fixe et/ou mobile. Les habitants pourront également recevoir un fax. ou un courriel (si l’adresse e-mail a été communiquée).

Pour savoir si les personnes prévenues ont bien reçu le message d’alerte, à la fin du message, l’automate d’appel demande de confirmer la bonne réception de l’appel téléphonique. Il est donc impératif d’écouter le message dans sa totalité sans raccrocher et de suivre les instructions dictées et la procédure de validation. En cas d’absence, le dispositif permet une répétition de l’appel jusqu’au décroché.

A la suite de ce message, les habitants doivent respecter attentivement les consignes qui leur ont été données. Règle importante, après réception du message d’alerte et pour ne pas saturer leur standard, il est demandé de n’appelez les pompiers que pour signaler des situations de réelle détresse ou d’urgence.

http://www.ville-annemasse.fr/

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Les zombies débarquent à Salaise sur Sanne pour sensibiliser au DICRIM

Court métrage réalisé par la ville de Salaise sur Sanne sur les bons réflexes à adopter en cas de catastrophe majeure, dans le cadre du Document Communal d’Information sur les RIsque Majeurs (DICRIM).

L’ensemble des vidéos visibles sur la chaîne YouTube :

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Le DICRIM interactif de Saint-Etienne (42)

a une double obligation réglementaire de mise en place d’un Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) :
– elle est soumise au plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondation depuis le 30 novembre 2005
– elle est soumise au nouveau zonage sismique français depuis 2011.

Une version papier du DICRIM avait été réalisée par la Ville de Saint-Etienne en 2007. Il était en ligne au format pdf. La mise à jour de ce document, permettant de connaître les risques, les moyens de prévention, etc., étant obligatoire tous les cinq ans, il devait être réactualisé. Une version papier sera disponible dans les Mairies de Proximité à la fin de l’année mais les internautes peuvent d’ores et déjà consulter la nouvelle version intégrée au site internet de la Ville.

C’est une première en France, d’après elle, que cette version high-tech, réalisée en lien avec l’Université Jean Monnet et l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble. Elle permet aussi aux internautes, par le biais d’une cartographie, de découvrir les nombreuses situations de crise connues à travers les siècles.

Les événements répertoriés sont de natures différentes: tempêtes, inondations, feux de végétation, mouvements de terrain, etc. A chaque type d’événements – classés dans huit catégories – correspond un petit visuel (un flocon de neige par exemple) matérialisé sur la carte par une pastille. On peut tous les faire apparaître à l’écran ou les sélectionner; choisir, par exemple, seulement les accidents mettant en cause des transports de matière dangereuse.

Il faut un peu de temps pour se familiariser avec cet outil remarquable, assez complexe, qu’apprécieront tout particulièrement les férus d’histoire locale. Il faut cliquer sur les pastilles pour connaître la date de l’événement, connaître le ou les lieux les plus touchés, et accéder à la documentation. Celle-ci est variable. Si la relation de l’inondation du 12/11/1996, qui frappa notamment le parking du palais des spectacles, se limite à quelques lignes, celle du 2 août 1967, qui causa la mort d’un homme, est illustrée de quatre photos des Archives municipales. On peut consulter aussi à son sujet une fiche détaillée.

La plupart des événements mentionnés font l’objet d’une telle fiche descriptive au format numérique classique (pdf). Beaucoup d’articles de presse sont reproduits, ainsi que des documents iconographiques ou photographiques. Il est fait mention parfois de vidéos de France 3 mais elles ne sont pas encore accessibles.

C’est en « zoomant » sur la carte dont le fond de plan peut-être, au choix, celui du cadastre, un plan ville ou une photo aérienne, qu’on entre dans le détail. Dans le cas par exemple des chutes de neige sur un secteur donné, l’hypercentre, on relève la mention de trois années : 1948, 1982 et 2011. A un certain degré de l’échelle, on visualisera pour novembre 1982, les documents concernant la place de l’hôtel de ville et la rue Balay. C’est avec un « zoom » qu’on découvre alors la notice de la rue de Lodi. Non pas évidemment que la description de l’événement varie mais le document qui l’illustre, une photo de presse en l’occurrence, montre précisément les dégâts causés dans ladite rue.

On dispose encore en complément, pour certains faits, de documents officiels. Ainsi concernant les importants dégâts causés par les pluies diluviennes de 1948 (193,7 mm de précipitations le 10 juin !), des courriers adressés par le maire au Préfet, un rapport du service de voirie et un autre d’un commissaire de police.

Parmi les catastrophes qui ont le plus frappé Saint-Etienne arrivent en tête les inondations: 1834, 1837, 1851, 1909, 1915, 2002, 2007… Celle de 1849, qui fit entre onze et quinze morts, est longuement évoquée avec onze documents divers dont une coupe de l’église Notre-Dame de Valbenoîte montrant le niveau atteint par les eaux.

Un seul événement figure au rayon des « ruptures de barrage ». C’est aussi le plus ancien événement dont on ait trouvé mention quoique la page d’accueil indique: « Cette application cartographique a été réalisée grâce au travail de recherche, de recensement et de collecte de documents d’archives sur les événements (inondations, tempêtes, feux, etc.) qui se sont produit sur le territoire de Saint-Étienne depuis 1587. »

Le 3 août 1694, le « Bassin du Roy », situé au niveau de l’actuelle place Valbenoîte (rue des Passementiers) cède sous la pression des eaux lors d’une crue. S’ensuit une vague destructrice et un bilan humain catastrophique: une centaine de morts.

Les accidents technologiques répertoriés sont au nombre de six. Le plus ancien, une explosion dans un hangar de pièces d’artifice, date de 1881. Les deux plus récents, 1992 et 1994, mettaient en cause l’entreprise SNF Floerger, rue Jean Huss (émanations de gaz toxiques).

Source Forez Info

Accéder au Dicrim interactif

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Noisy-le-Sec (93) recherche un technicien en charge de ses risques

La ville de Noisy-le-Sec recrute par voie statutaire un technicien en charge des risques naturels et technologiques, de la gestion des périls et des astreintes.

Ce Technicien Territorial (H/F), rattaché au responsable de service, aura pour principales missions :

P.C.S et D.I.C.R.I.M :

Mettre à jour les documents obligatoires en matière de risques naturels et dangers majeurs
Participer à l’élaboration de la campagne de communication spécifique
Réaliser une veille réglementaire
Constituer et mettre à jour le fichier des installations classées pour la protection de l’environnement sur la Ville

Astreintes :

Aider à l’élaboration de la réorganisation des astreintes
Créer les outils de reporting et les renseigner
Gérer la partie administrative des astreintes
Veiller au suivi des interventions

Connaissances :

P.C.S et D.I.C.R.I.M :

Titulaire du D.U.T. H.S.E. pour la réactualisation des dossiers et leur mise à jour
Connaître parfaitement le contexte des risques naturels, dangers majeurs, ainsi que les obligations du Maire face à l’exposition de la population, à ces risques
Être force de propositions et savoir mettre en œuvre un projet

Astreintes :
Connaître l’environnement territorial et les obligations des collectivités
Création des outils de reporting et suivi des actions réalisées pendant les astreintes (mode dégradé)
Connaître les modes de fonctionnement des différents services d’une collectivité

Pour candidater, adresser votre candidature + C.V ayant pour objet « «Technicien en charge des risques naturels et technologiques, de la gestion des périls et des astreintes » à Monsieur le Maire
DRH, Service Emplois/Compétences/Gestion des temps
1, place du Maréchal Foch, 93130 Noisy-le-Sec
ou par mail à l’adresse: emploi@noisylesec.fr

Principales caractéristiques de la ville.

La ville de Noisy-le-Sec est située dans le département de la Seine-Saint-Denis, à 9,5 km de Paris. Le territoire communal s’est développé à partir des versants du plateau de Montreuil jusqu’au canal de l’Ourcq, à 4 km de la Porte de Pantin. Elle compte 5 communes limitrophes : Bobigny, Bondy, Montreuil, Romainville et Rosny-sous-Bois.

Sur le plan administratif, Noisy appartient au Département de la Seine-Saint-Denis, à l’arrondissement de Bobigny et au canton de Noisy-le-Sec. Elle appartient depuis le 1er janvier 2009 à la communauté d’agglomération Est Ensemble regroupant les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas, Montreuil, Romainville, Pantin et Noisy-le-Sec.

Population : 39066 habitants (estimation 2010, chiffres INSEE). Au recensement de 1999, la ville conservait sa place au 15e rang par ordre décroissant d’importance parmi les 40 communes du département.

Hydrographie : aucun cours d’eau naturel n’arrose Noisy-le-Sec. Un ruisseau prenait naissance au Goulet (ancien chemin du Goulet qui reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d’Arc, à l’église de Romainville).

Les travaux du canal de l’Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en août 1813 entre Paris et Claye-Souilly. Ce canal est la propriété de la Ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune de Noisy-le-Sec sur 800 mètres.

Site de la ville : www.noisylesec.fr/

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