InSpace : promouvoir les applications spatiales en prévention des risques

InSpace_logoInSpace, l’institut des applications spatiales a été officiellement lancé le mercredi 29 avril à la Cité de l’Espace, à Toulouse. Cofinancé par l’État et la Région Midi-Pyrénées, cette association qui compte parmi ses membres fondateurs les deux géants du marché – Airbus Defence & Space et Thales Alenia Space a pour mission d’accompagner les collectivités territoriales dans l’utilisation des technologies spatiales.

En effet, les usages des applications spatiales pour les gestionnaires de territoire vont aller en se multipliant, que ce soit dans les domaines de l’Aménagement du territoire, de la Gestion des ressources naturelles, de la Gestion des risques, de la Mobilité urbaine, de l’E-santé, du E-tourisme et de l’E-éducation.
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En matière de gestion des risques et de gestion de crise, les données spatiales combinées aux données terrestres sont sans équivalence aux données terrestres. Elles permettent entre autres de diagnostiquer la zone d’aléa et prévenir l’évènement ; d’alerter et aider les décisions des responsables lors de l’approche de la catastrophe et pendant l’évènement ; de faire le bilan des opérations, après l’évènement, et identifier les axes d’améliorations.

Les données spatiales  apportent une vraie plus-value à l’élaboration des plans de prévention des risques naturels (PPRn), des plans communaux de sauvegarde (PCS) et plus généralement tous programmes de sécurité civile ; voire ou des plans de continuité d’activité.

Exemples d’applications opérationnelles

Les services délivrés par les techniques spatiales de gestion des risques/gestion de crise sont opérationnelles dans de nombreux domaines. Beaucoup sont liés aux évènements hydrométéorologiques : les inondations et les crues, les cyclones tropicaux, les fortes chutes de neige, les tempêtes et leurs corolaires (gestion du trait de côte, submersion marine …).

  • événements hydrométéorologiques : suivi satellitaire en continu des prévisions hydrologiques et météorologiques (rapportées aux modèles numériques du terrain, elles permettent d’anticiper, de localiser et d’analyser le risque, sa chronologie et son intensité). La modélisation du phénomène en temps réel permet de cartographier l’aléa et de choisir le/les option(s) d’alertes des populations ou d’évacuation.
  •  crues (fonctionnement de l’application similaire aux autres évènements hydrométéorologiques). A noter : l’acquisition des données correspond aux prévisions météorologiques, aux mesures des radars de pluie et aux données pluviométriques et limnométriques mesurées dans les cours d’eau de la zone.
  • pollution aux hydrocarbures : le radar satellite (SAR) permet de cartographier la surface de la mer (précisions métriques sur de très larges surfaces : +/- milliers de km2) pour connaître l’étendue des pollutions, détecter et identifier les navires en présence. Les mesures des vents et des vagues en haute résolution vont permettre de prévoir la dérive de la nappe d’hydrocarbures.

Reportage FRANCE 3 sur le lancement d’InSpace

Découvrir l’InSpace : http://inspace-institute.com/fr

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