La ville d’Amiens reçoit le Pavillon Orange pour la sauvegarde des populations

Le 1er février 2013, le Haut Comité Français pour la Défense Civile décernait officiellement à la Ville d’Amiens le label Pavillon Orange pour la Sauvegarde des Populations. Ce label est décerné depuis 2009 aux communes qui répondent à un certain nombre de critères en termes de sauvegarde et de protection des populations face aux risques et menaces majeurs, et qui ont réalisé un Plan Communal de Sauvegarde.

Amiens_PavillonOrange

Seules 35 communes françaises – dont 6 de plus de 100 000 habitants – ont été labellisées à ce jour. La présence d’Amiens dans cette liste vient saluer toute une série d’actions menées ces dernières années en faveur de la protection des populations face aux risques majeurs que nous présente Emilie Thérouin, adjointe au maire d’Amiens en charge de la sécurité et de la prévention des risques urbains.
  •  Assumer pleinement le rôle du maire et celui de la commune en matière de sécurité civile.

La loi de modernisation de la sécurité civile de 2004 consacre le rôle prépondérant du Maire comme premier maillon de la chaine de sécurité civile. Il assume la fonction de Directeur des Opérations de Secours (DOS) tant que le préfet ne décide pas de prendre cette charge personnellement. A ce titre, il définit la stratégie et supervise la mise en œuvre de la réponse de l’ensemble des pouvoirs publics en cas d’accident. Il est spécifiquement responsable de l’alerte et de la sauvegarde de la population, y compris quand le préfet prend la direction des opérations.

De manière à assumer pleinement ces responsabilités à l’échelle d’une ville comme Amiens, la collectivité s’est engagée depuis 2008 dans une démarche volontariste de préparation, de prévention et de gestion des risques majeurs sur le territoire amiénois. Un service spécifique a été créé dans ce but, composé de 5 agents à temps complet : le service Gestion des risques, rattaché à la Direction de la sécurité et de la prévention des risques urbains. En cela, j’ai la chance de pouvoir compter sur d’excellents collaborateurs !

  •  Analyser les aléas et les enjeux de notre territoire

La première étape a été de recenser les aléas naturels et technologiques présents sur le territoire amiénois, ainsi que les enjeux (personnes, activités, biens ou patrimoines naturels) qui présentent des vulnérabilités face aux aléas. C’est en superposant ces aléas et enjeux que l’on obtient une carte des risques majeurs. Ainsi, un programme de reconnaissance du sous-sol a été entrepris avec le Bureau de Recherche Géologique Minière (200 000 €) afin de cartographier et diagnostiquer le risque lié aux anciennes carrières de craies situées dans la partie nord de la ville.

  •  Anticiper l’urgence et préparer l’action avec la mise en place d’un Plan Communal de Sauvegarde (PCS)

Véritable pierre angulaire de la préparation de la collectivité à faire face à un risque majeur, le Plan Communal de Sauvegarde s’articule autour d’un objectif unique : être prêt à assurer rapidement et efficacement les missions dédiées au maire en cas d’accident majeur (direction des opérations de secours, alerte et sauvegarde de la population).

– une organisation spécifique qui se substitue à l’organisation habituelle des services le temps de la crise et qui permet notamment de raccourcir la chaîne de commandement. Elle est composée de cinq cellules de crise thématiques et de représentants su le terrain en communication directe avec les organes de décision situés au poste de commandement communal.

– des moyens humains, formés et entraînés. La collectivité a créé une Réserve Interne de Sécurité Civile, composée de 170 agents, tous volontaires pour participer aux opérations de sauvegarde de la population en cas de besoin. Ceux-ci sont formés et entrainés de manière à être pleinement opérationnels le cas échéant.

– du matériel de gestion de crise. Que ce soit en termes de transmission (réseau tétranumérique indépendant des infrastructures électriques et téléphoniques publiques par exemple) ou de stock d’urgence (lits de camps, couvertures, kits hygiènes, rafraichissements, café, etc.), la dotation en matériel permet de faire face à de nombreuses situations de crise.

– des outils opérationnels. Un certain nombre de procédures ont été formalisées afin de gagner un temps précieux en cas de crise. Les lieux pouvant accueillir la population évacuée ont également été recensés précisément, ainsi que les modalités d’accès. Des cartographies thématiques ont été réalisées grâce au Système d’Information Géographique de la collectivité (SIG), qui permettent d’organiser une réponse pertinente à l’échelle de la commune.

Ce travail de préparation est testé lors d’exercices réguliers, y compris en association avec des partenaires extérieurs comme les pompiers et la préfecture. Ces exercices permettent non seulement de tester les dispositions du plan et d’apporter des améliorations, mais également d’entrainer les acteurs à un rôle qu’ils n’ont pas l’habitude de jouer dans leurs fonctions habituelles.

  •  Alerter la population

Le maire est responsable du relais d’une alerte envers ses administrés. Pour être exhaustive, l’alerte doit être relayée par plusieurs moyens de diffusion complémentaires.

Tout d’abord, la Mairie s’est dotée d’un automate d’appel, permettant d’envoyer un message téléphonique à grande échelle. La base de données utilisée pour la diffusion de cette alerte est celle de l’annuaire public France Télécom. Les personnes qui ne figurent pas dans cet annuaire (sur liste rouge, abonnés à un autre opérateur que France Télécom, téléphone mobile) ou qui y figurent mais veulent laisser leur n° de portable pour être joignables, sont invitées à venir s’inscrire via un formulaire présent sur le site amiens.fr à la rubrique Les risques majeurs ou en contactant directement le service gestion des risques de la Mairie, au 03 22 22 23 45.

Le dispositif a été complété par l’achat de quatre ensembles mobiles d’alerte. Il s’agit de haut-parleurs à installer sur un véhicule et permettant de sillonner les quartiers en diffusant un message à l’aide d’un microphone ou préenregistré.

Enfin, le maire aura dans le futur la possibilité de déclencher une ou plusieurs des 12 sirènes du Système d’Alerte et d’Information des Populations (SAIP) que l’Etat va déployer d’ici 2015 sur la commune d’Amiens. Le message unique délivré par les sirènes est le confinement dans le bâtiment le plus proche.

  •  Renforcer la coopération avec les partenaires

Si le maire possède un rôle prépondérant en matière de sécurité civile, il n’est pas le seul à intervenir. C’est pourquoi l’élaboration du Plan Communal de Sauvegarde a été l’occasion de nouer des partenariats opérationnels avec de nombreux services de l’Etat (préfecture, police nationale, DREAL, etc.) mais aussi avec les services de secours (SDIS, SAMU) et les organisations agréées sécurité civile (Croix-Rouge Française, la Protection Civile, la Fédération française de sauvetage et de secourisme).

  • Développer la culture du risque auprès des Amiénois

logos-amiens-01La loi de modernisation de la sécurité civile de 2004 met également l’accent sur la place du citoyen dans la gestion de sa propre sécurité. C’est pourquoi la Mairie d’Amiens n’a de cesse de participer au développement d’une culture du risque à grande échelle. Celui-ci prend tout d’abord la forme de la diffusion d’une information préventive à travers le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM), dont la version 2013 a été distribuée sur l’ensemble de la commune en décembre 2012. Cette plaquette, dont une version vidéo est en cours de réalisation, présente de manière simple et concise les différents risques présents sur le territoire communal ainsi que les comportements à adopter en cas de réalisation d’un de ces risques. La première diffusion du DICRIM en 2010 a été accompagnée de sessions de sensibilisation grand public organisées avec les comités de quartiers. La même démarche est en cours en ce début d’’année 2013. L’action est également ciblée sur les futures générations, vecteur indispensable de développement de la culture du risque. Des projets pédagogiques à destination des écoles ainsi qu’une exposition itinérante visant plus particulièrement les classes de 5e ont été proposés aux enseignants, avec le soutien des services de l’Inspection académique.

Enfin, l’entretien de la mémoire du risque fait aussi partie intégrante de la stratégie de gestion des risques. Ainsi, cinq repères de crue, rappelant les niveaux atteints par la Somme lors des inondations de 2001, ont été installés le long du cours d’eau.

=> La labellisation Pavillon Orange salue l’action volontariste de la municipalité engagée depuis 2008, mise en œuvre par les collaborateurs du service Gestion des risques.

Share Button

Police municipale : ne tirez pas sur la troisième force de sécurité publique de la France

logo policeAprès ‘l’enquête exclusive » de la chaine M6, diffusée dimanche 20 janvier 2013 (voir extrait ci-dessous), Émilie Therouin, Adjoint au Maire chargé de la sécurité de la Ville d’Amiens, réagit vivement sur son blog.

Vidéo Enquête exclusive : Polices Municipales : les nouvelles forces de l’ordre – M6

Enquête exclusive sur les polices municipales : comparons ce qui est comparable ! par Emilie Therouin

Ce 20 janvier, M6 a diffusé Enquête exclusive spéciale polices municipales, émission qui ne va pas améliorer l’image que les Français ont des agents de police municipale. Les polices municipales, et singulièrement la police municipale d’Amiens, ne sont guère « montrées » sous leur meilleur jour, et c’est le moins qu’on puisse dire… Je le regrette vivement.

Certaines réactions sont vives et je les comprends. Beaucoup d’agents de police municipale ne se reconnaissent d’ailleurs pas dans ce documentaire. Il n’y a même rien de valorisant, c’est tout juste caricatural : les agents de police municipale seraient “sous-diplômés” et des frustrés de la police nationale qui sont par défaut en police municipale. L’on y montre un agent qui vient d’être armé et qui se fait renvoyer de la police municipale pour faute grave, et cetera, et cetera. Pour couronner le tout, le partenariat avec la police nationale est présenté comme franchement défaillant.

Bref, si l’on en croit M6, la police municipale c’est des courses-poursuites, de la vidéosurveillance, des traques nocturnes, des armes à feu, des casques, des boucliers de maintien de l’ordre, etc. En revanche, sont tournés en ridicule ou absents la police de proximité, les rapports privilégiés avec les habitants, l’assistance aux personnes, le statut d’agent de police judiciaire adjoint, ou encore le renseignement. Malheureusement, ce documentaire a volontairement passé sous silence la richesse des missions affectées aux policiers municipaux pour se concentrer uniquement sur du sensationnel et a dévalorisé la profession. Je ne m’étendrai pas plus sur la ligne éditoriale adoptée par le documentaire « les polices municipales : les nouvelles forces de l’ordre ». Rappelons que le maintien de l’ordre relève exclusivement de l’État…

J’entends également les sarcasmes suite aux images diffusées concernant Amiens, son quartier Nord, ses habitants et nos agents de police municipale. Le montage de l’émission a choisi de comparer l’incomparable : l’action de la police municipale de Nice (343 000 habitants) en centre-ville et celle de la police municipale d’Amiens (137 000 habitants) dans le quartier Nord classé en zone de sécurité prioritaire en août dernier.

Nous pourrions, comme je l’entends souvent parmi nos nombreux détracteurs, changer notre doctrine et délaisser les quartiers afin de concentrer nos effectifs de police municipale en centre-ville. Cela ferait de beaux reportages. Mais ce n’est pas le choix que nous avons fait. Il ne s’agit pas pour la police municipale de suppléer la brigade anti-criminalité dans le centre-ville à la recherche d’hommes isolés sous l’emprise de psychotropes, comme nous l’avons vu à Nice, mais bien d’aller renouer le contact dans tous les quartiers en assurant une présence dissuasive et rassurante.

Au printemps dernier, ce sont bien des heures de tournage que les journalistes ont faites dans de nombreux quartiers de la ville, pour suivre différentes missions confiées à la police municipale d’Amiens dans le cadre des pouvoirs de police du maire. Nous y avions évoqué les valeurs du métier, le besoin de reconnaissance ou encore la nécessité d’un nouveau cadre législatif. La mobilisation de l’État et de la municipalité est complètement passée sous silence et les efforts fournis se retrouvent balayés d’un revers de main, et ce, en quelques minutes par une émission de télévision, tandis que nous affirmons des missions claires pour les agents municipaux, augmentons les effectifs notamment en doublant ceux affectés dans les postes de quartier, soutenons la professionnalisation et la formation, leur mettons à disposition de nouveaux locaux et renforçons le partenariat avec la police nationale. Il n’en est nullement question dans le montage. Et pour cause ! Les violences urbaines d’Amiens Nord d’août dernier ont brutalement changé la focale. On nous montre désormais notre ville uniquement sous l’angle du sensationnalisme, de la violence, d’une jeunesse qui ferait peur et de professionnels qui agissent, mais qui doutent dans l’action. Même si cela peut correspondre à une part de réalité, il n’en reste pas moins que cette réalité est malheureusement la même dans la plupart des grandes villes de France, y compris Nice…

S’il apparaît que les affrontements de l’été dernier n’ont fait que renforcer le besoin de police au quotidien pour la population, il n’est un secret pour personne que les uniformes ne sont pas partout les bienvenus… Dans ces conditions, je salue d’autant plus le travail réalisé par les policiers nationaux et municipaux pour ne pas « lâcher le terrain », malgré les provocations et les difficultés. Je veux particulièrement rendre hommage à l’ensemble des agents de police municipale d’Amiens, et notamment aux dix fonctionnaires qui sont affectés au poste Nord, qui forment une équipe volontaire et motivée.

En dépit des difficultés et des évènements, la municipalité revendique le choix d’une pleine implication en faveur de la sécurité, en s’appuyant notamment sur une police municipale de proximité qui patrouille dans tous les quartiers. Avec l’État et nos partenaires, nous continuerons à œuvrer de concert pour rétablir le dialogue et l’ordre républicain.

Rappel : Au quotidien, les Policiers municipaux gèrent les bagarres, les vols et les accidents dans les communes. Ce sont eux qui verbalisent les chauffards. Ils sont 20 000 en France : leur nombre a explosé au cours des dix dernières années. Ces hommes en uniforme sont recrutés et payés par les municipalités. Leurs missions : assurer l’ordre et la sécurité sur la voie publique.

Share Button

Amiens : le maire adjoint dénonce l’instrumentalisation

L’adjoint au Maire en charge de la Sécurité Publique et Civile de la ville d’Amiens revient sur les événements qui se sont déroulés dans sa ville.

Propos d’Emile Therouin

Des faits d’une extrême violence et gravité ont eu lieu ces derniers jours à Amiens.

Un grand nombre de nos concitoyens m’ont apporté des messages de soutien à diffuser et je les en remercie.

Mes pensées vont évidemment aux victimes : propriétaires assaillis des véhicules volés et/ou incendiés, fonctionnaires de police, sapeurs-pompiers, agents des services publics et agents de proximité qui travaillent au quotidien dans le quartier, enfants qui ne retrouveront pas leur école ou leur centre de loisirs, habitants qui aspirent pour la plupart à la tranquillité et au calme.

La municipalité par la voix du maire a condamné fermement ces agressions, vols avec violences, incendies, dégradations qui ont eu cours. C’est inadmissible et inexcusable.

Nous avons fourni tous les éléments en notre possession pour faire avancer les investigations. Il y aura des interpellations… et des condamnations.

Près de 5 millions d’euros de dégâts. 5 millions que le contribuable va devoir « essuyer ». 5 millions qui n’iront pas dans des politiques structurantes. Quel gâchis.

Les instrumentalisations de toute part qui fusent autour de ces émeutes sont indécentes pour les Amiénois et pour les victimes.

Restons ouverts au dialogue, faisons avancer la sécurité pour tous, mais pas sous la pression de la violence.

Share Button

Après deux ans de travail, la ville d’Amiens officialise son PCS

Le maire adjoint d’Amiens, EmilieTherouin, a présenté en conseil municipal du 15 mars 2012 le plan communal de sauvegarde la ville.

En effet, le territoire Amiénois est soumis à un PPRT et à un PPRI. Mené depuis fin 2010 par le service gestion des risques de la direction de la sécurité de la ville, le plan communal de sauvegarde définit l’organisation des services pour assurer rapidement et efficacement les missions relevant de la responsabilité du maire : l’alerte à la population, l’évacuation, l’accueil, le ravitaillement, l’hébergement, la protection et le soutien de la population au regard des risques connus.

Quatre cellules sont constituées :
Une cellule opérations, qui gère l’alerte et l’évacuation et qui coordonne l’action sur les lieux ;
Une cellule assistance, qui assure la prise en charge de la population ;
Une cellule soutien, qui fournit la logistique et mobilise les ressources humaines nécessaires aux opérations ;
Une cellule communication, qui informe le public et réceptionne les sollicitations médias, avec un rôle central pour les élus d’astreinte. Les élus sont également attendus sur les lieux de l’évènement, au contact de la population.

Du matériel spécifique est mobilisé en cas de crise ainsi que des compétences au sein des agents de la collectivité. Nous avons contracté avec des partenaires externes : France Bleu, la Croix Rouge, Sogérès pour le ravitaillement…

Des classeurs PCS sont mis à la disposition des principaux acteurs clés des différentes cellules de coordination, avec des fiches action, des fiches réflexes, des fiches d’aide à la décision selon le type d’évènement. La municipalité a fait l’acquisition d’un automate d’appels pour compléter son dispositif d’alerte à la population.

Le plan communal de sauvegarde fut récemment testé. D’autres exercices sont prévus prochainement. La ville envisage également d’associer les habitants à un exercice grandeur nature, pourquoi pas une distribution d’iode à l’occasion d’un convoi de déchets radioactifs.

Lors de la présentation au conseil municipal, EmilieTherouin a tenu remercier tous ceux qui ont contribué à l’élaboration du PCS, et tout particulièrement, le chef de projet et Directeur du service prévention et sécurité, Bruno Legeard.

http://www.emilietherouin.fr/un-plan-communal-de-sauvegarde-pour-la-ville-damiens-anticiper-lurgence-preparer-laction/

Share Button