Evénements climatiques 2014 : un surcoût de 700 M€ par rapport à la moyenne des 20 dernières années

Bernard Spitz, président de la FFSA et Pierre Michel, délégué général de la FFSA, ont tenu ce jeudi 25 juin une conférence de presse pour faire le point sur l’assurance française. Les représentant de la fédération ont présenté entre autres les chiffres de 2014 relatifs aux aléas climatiques.

Si ce début d’année 2014 est particulièrement en matière d’événements climatiques majeurs, il n’en a pas été de même en 2014. L’an dernier, les aléas climatiques indemnisés qui ont provoqué 650 000 victimes, ont dépassé de 700 millions la moyenne annuelle des 2 dernières décennies.

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Les intempéries sur les onze premiers mois de l’année 2014 ont coûté 1,8 milliard €

Tempêtes, orages, pluies, grêle, inondations : de très nombreux épisodes climatiques ont touché la France tout au long de l’année. Au total, les assureurs estiment à 1,8 milliard d’euros les dégâts matériels occasionnés par les intempéries sur les onze premiers mois de l’année 2014.

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Entre le 26 novembre et le 1er décembre 2014, le Sud de la France a de nouveau subi des épisodes pluvieux conséquents qui ont généré des dommages aux habitations, aux véhicules, aux commerces et aux entreprises. Les départements les plus touchés ont été le Var, le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées Orientales. L’Association française de l’assurance évalue à 50 000 le nombre de sinistres déclarés avec un coût des dommages assurés qui s’établit entre 180 et 220 millions d’euros.

Les travaux menés par l’Association française de l’assurance ont montré que sur vingt ans, entre 1988 et 2007, le coût moyen des événements naturels indemnisés par les assureurs était de 34 milliards d’euros, soit environ 1,5 milliard d’euros par an. Ce coût moyen pourrait être amené à progresser fortement si aucune mesure de prévention n’était prise.

Pour Bernard Spitz, président de la FFSA et de l’AFA, et Pascal Demurger, président du GEMA et vice-président de l’AFA : « Les événements climatiques en 2014 ont été particulièrement éprouvants pour de nombreux assurés, certains d’entre eux ayant été touchés à plusieurs reprises. Tout au long de l’année les assureurs se sont mobilisés sur le terrain pour accompagner les sinistrés dans les démarches à accomplir dès la survenue des dommages. Face aux catastrophes naturelles, la prévention reste la meilleure des réponses »

 

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Le coût des intempéries de septembre 2014 estimé à 320 millions d’euros

Fin septembre, de fortes intempéries ont touché de nombreux départements et tout particulièrement ceux du Gard, de l’Aveyron et de l’Hérault. Les premières estimations des assureurs évaluent le coût des dommages à plus de 320 millions d’euros.

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Selon un communiqué de l’Association française de l’assurance (Afa), qui regroupe les deux principales fédérations du secteur, sur la période du 16 au 30 septembre 2014, les dégâts occasionnés par les orages, la pluie, la grêle et les inondations ont conduit à la déclaration d’environ 70 000 sinistres pour un montant assuré estimé à 320 millions d’euros

Parallèlement, la Caisse Centrale de Réassurane communique une première estimation du coût des dommages assurés pour le régime Cat Nat.

Sur la base de ses premières simulations, la CCR évalue le coût des intempéries qui ont touché la région de Montpellier du 28 au 30 septembre 2014, à un montant compris entre 100 et 200 millions d’euros. Cette évaluation correspond à la charge de sinistre des assureurs dans le cadre du régime Cat Nat. Elle s’applique aux départements des Pyrénées Orientales, de l’Aude, de l’Hérault, et du Gard.

L’événement du 19 au 20 septembre, qui avait touché la même région, avait été estimé par CCR entre 90 et 160 millions d’euros de dommages assurés pour le régime Cat Nat.

Cette première estimation est issue du modèle CCR de simulation des inondations, développé à partir des données assurantielles collectées depuis plus de 10 ans. Il prend en compte les dommages causés par le débordement et les écoulements de surface en zone urbaine.

Des éléments d’incertitude demeurent, en particulier sur le nombre de communes qui seront effectivement reconnues en état de catastrophe naturelle ainsi que sur les risques d’entreprises et leurs pertes d’exploitation. Cette première estimation continuera donc d’être affinée en fonction des informations complémentaires recueillies.

Les dégâts causés par l’eau rentrent dans la couverture liée au régime des catastrophes naturelles. Pour être activé, ce régime nécessite la publication d’un arrêté ministériel de catastrophe naturelle définissant la zone concernée.

Aussi, lors d’une communication mercredi en Conseil des ministres, le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé que l’état de catastrophe naturelle était reconnu pour 109 communes du Gard et de l’Hérault, concernant les inondations des 29 et 30 septembre.

L’arrêté – INTE1422691A – du 26 septembre 2014 portait la reconnaissance de l’état de catastrophe naturelle pour les inondations et coulées de boue du 16 septembre 2014 au 17 septembre 2014 auprès de 73 communes ( 12 en AVEYRON, 26 dans le GARD,  35 pour L’HÉRAULT).

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Les orages de grêle de début juin vont coûter plus de 800 millions d’euros aux assureurs

Les orages de grêle qui se sont abattus sur la France et en particulier en région parisienne entre les 7 et 10 juin ont provoqué de très importants dommages qui vont coûter entre 800 et 900 millions d’euros aux assureurs,.

Selon le président de la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), les sinistres déclarés par les assurés concernent 160.000 logements, 190.000 véhicules et 13.000 professionnels, notamment des exploitants agricoles.

Le président de la FFSA a insisté sur le coût élevé de ce type de phénomène météorologique pour la deuxième année consécutive, alors que les chutes de grêle étaient auparavant d’ampleur plus modérée. En effetentre juin et août 2013, les dommages causés par les averses de grêle représentaient un coût un peu supérieur à 800 millions d’euros, alors que ce type de phénomène coûtait jusqu’alors entre 100 et 200 millions d’euros par an en moyenne.

Plus de quart des dommages imputables aux assureurs mutualistes

Le premier bilan communiqué par le Groupement des entreprises mutuelles d’assurance (Gema) est qualifié de « lourd » par l’organisation professionnelle. Au 13 juin, les membres du Gema, principaux assureurs automobile et habitation en France, avaient déjà reçu plus de 155 118 déclarations de sinistres pour un coût estimatif global de 253 745 359 euros. Les dossiers concernent à 58% l’automobile et 41% l’habitation.

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Covéa, le groupe qui réunit la GMF, MMA et la MAAF, avait déjà indiqué que cet évènement allait lui coûter environ 180 millions d’euros. De son côté, la Macif, a enregistré plus de 61.000 déclarations de sinistres au 17 juin, pour une première évaluation forfaitaire de sinistres (hors expertises) de plus de 80 millions d’euros. Chez Groupama, la charge représentée par cet évènement s’élève à quelque 60 millions d’euros.

Cette année, les assureurs avaient déjà dû déplorer un premier évènement coûteux – les inondations en PACA en janvier – dont le coût avait été estimé autour de 200 millions d’euros par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA).

 

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