Faire face aux catastrophes naturelles par le prisme des nouvelles technologies : « Geeks contre tsunami »

Plus que jamais d’actualité, l’investissement de la population dans sa propre sauvegarde est un véritable débat de société. Dans le cadre de l’exercice de simulation de tsunamis qui se déroulera le 17 mars en Guadeloupe et sur l’île de Marie-Galante, organisé en parallèle de CaribeWave, un groupe de geeks* a décidé de se mobiliser à l’aide de stations radios, de drones, et de capteurs. Objectif : préparer, alerter, et secourir les millions de personnes concernées en sollicitant les moyens de télécommunications modernes.

La France, et plus particulièrement ses îles d’Outre-mer, sont exposées à un risque tsunamique élevé. Les porteurs du projet, dont Gaël Musquet est le chef de file, ont fait le constat que les techniques de communication contemporaines, au titre du numérique, d’internet, et des réseaux sociaux, restent largement sous-exploitées. Face à la menace qui pèse, ces  « geeks citoyens » ont décidé de s’impliquer dans cet exercice de crise en s’appuyant sur des moyens aériens, de télécommunications, ainsi que d’hébergement de données cartographiques, météorologiques et sismiques en temps réel. Pour cela, les instigateurs du projet appellent aux dons qui s’élèvent déjà à plus de 30 000 euros, via une plateforme de crowfunding en ligne (lien disponible en bas de page).

Novatrice par la touche innovante qu’elle apporte à la gestion des risques naturels, l’entreprise menée par ces citoyens 3.0 est un exemple d’investissement du plus grand nombre dans la protection et la sauvegarde de tous.

*Geek : fan d’informatique, de science-fiction, de jeux vidéo, etc., toujours à l’affût des nouveautés et des améliorations à apporter aux technologies numériques (Larousse.fr).

Liens utiles :

Geeks contre tsunami

Sources : Geeks contre tsunami
Sources : Geeks contre tsunami

 

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L’exercice EU SEQUANA 2016, plus qu’un test des moyens, une mobilisation générale des acteurs de la gestion de crise

Ce 7 mars 2016 débutera à Paris l’exercice de crise EU Sequana 2016 qui a pour objectif de simuler une crue exceptionnelle de la Seine, et tester, de surcroît, le dispositif de gestion de cet événement majeur.

Etalé sur la période du 7 au 18 mars dans toute l’Île-de-France, la simulation du retour d’une crue centennale concernera le débordement de la Seine et la Marne qui entrainera des inondations. Ce sera l’occasion de tester les acteurs de la gestion de crise et la chaîne de prise de décision.

Les chiffres de l’OCDE sont éloquents pour une inondation de type 1910. Au total, ce ne sont pas moins de 5 millions de personnes qui seraient potentiellement sinistrées, 400 000 emplois qui seraient affectés, et 1,5 million de personnes privées d’électricité.

Le docteur Magalie Reghezza (ENS), dont la thèse soutenue en 2006 traite de la vulnérabilité de Paris face à une crue centennale, souligne que l’exemple de Katrina n’est pas un modèle de bonne gestion de crise. « Elle explique que dans le cas de la Nouvelle-Orléans la gestion de la crise était à un tel point ratée que les conséquences ont largement dépassé les prévisions, et que 80% de la ville a été inondée pendant plusieurs semaines. »

Bien que la magnitude intrinsèque de l’aléa soit un paramètre qui conditionne l’amplitude d’une catastrophe, une gestion de crise efficiente demeure être la meilleure arme pour limiter les impacts dommageables d’une crue exceptionnelle de la Seine.

 

Liens pratiques : 

Le programme des actions de l’exercice 

Quand la Seine submergera Paris

Vidéo, Bilan 2015 dans le monde

 

Les 7 sites où se dérouleront l'exercice - Source : Préfecture de police de Paris
Les 7 sites où se dérouleront l’exercice – Source : Préfecture de police de Paris

 

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