Hendaye : un DICRIM et une vidéo multilingues pour mieux préparer la population aux risques

HendayeDepuis quelques jours, une vidéo d’information sur le thème « Comment réagir en cas de risques majeurs ? », dans le cadre du Plan communal de sauvegarde (PCS), est consultable sur le site Internet de la Ville. Dans la lettre municipale du mois de juillet distribuée dans les boîtes aux lettres, les habitants ont également pu trouver un livret de quatre pages, le Document d’information communal sur les risques majeurs (Dicrim), qui répertorie les risques qui peuvent être rencontrés à Hendaye et les conduites à tenir.

Frédéric Tranché, adjoint à la sécurité, explique la démarche municipale et souhaite aller encore plus loin.

Cette vidéo est dans la continuité de la volonté communale que d’essayer de préparer et d’informer au maximum les Hendayais. C’est aussi la possibilité d’avoir un appui vidéo facile à regarder quand on visite le site de la commune. On sait que la prévention passe par de la répétition d’informations de manière régulière. On a trouvé que c’était un outil de communication un peu plus moderne et dynamique dans un domaine où la compréhension au niveau de la langue est importante. Ce film, il sera à la fois en français, en basque et en espagnol. Et aussi à destination des personnes en situation de handicap, sous-titré. Il s’agit d’essayer de toucher un maximum d’Hendayais, dans sa langue maternelle ou au travers de ses difficultés.

Cinq risques sont ciblés : crues, ruissellements, submersion marine, transports de produits dangereux et risques sismiques.

C’est l’État, au travers du dossier départemental des risques (DDRM 64), qui nous demande de travailler sur ces cinq risques. En sachant que nous, en annexe, on aurait souhaité travailler sur la problématique de l’aéroport de Fontarrabie, qui peut être aussi accidentogène et similaire, par exemple, à un accident ferroviaire. Mais le dossier départemental des risques majeurs ne nous le demande pas. On se base sur les cinq risques ciblés par la préfecture et en plus, on veut aussi travailler dans les prochains mois sur le risque de crash d’avion. On a également demandé un exercice aux services préfectoraux, en sachant que nous n’en sommes pas maîtres, que c’est l’État. Mais, a priori, on aurait une réponse favorable pour l’année 2016.

L’aéroport, un autre risque qui inquiète quand les avions arrivent bien bas.

On peut dire que les Hendayais sont habitués. Nous, en tant qu’élus, et moi particulièrement, en tant qu’adjoint à la sécurité, on voit toujours le mal un peu partout. Mais effectivement, quand on voit les avions survoler la commune d’Hendaye, même si le risque est faible et que l’on sait que c’est un des modes de transports le plus sûr de notre société , il n’empêche qu’on se rend compte que lorsque l’on est sur le secteur de la plage, les personnes extérieures sont un peu plus sensibles et on entend souvent « on dirait qu’il va s’écraser ». Il y a un faible pourcentage, mais c’est un risque qui est fondé. D’où notre préoccupation, depuis notre arrivée au Conseil, que d’essayer de trouver avec l’état la possibilité de réaliser un exercice qui pourrait être transfrontalier, pour voir comment on serait préparé à ce genre de situation. Et ce même si ce n’est pas dans le PCS. C’est vraiment une volonté municipale que d’aller plus loin dans le suivi de ce dossier.

Une journée similaire à celle que nous avions orchestrée en mars, avant les grandes marées. Les retours d’expérience avaient été plutôt favorables. On s’était rendu compte que nos systèmes d’alerte avait fonctionné, mais qu’ils étaient améliorables. Dans la prévention, on détecte toujours des améliorations à envisager.

La commune est-elle à l’abri d’un incendie comme à Saint-Jean-d’Illac et Pessac, en Gironde ?

Ce n’est pas pareil, même si le département a quand même une connotation forestière et connaît ce risque-là, mais beaucoup plus au niveau de l’écobuage et des broussailles que du risque de feu de forêt. Même si aujourd’hui on a des massifs comme celui d’Ibardin ou d’Iraty qui sont très développés. Mais peut-être que nous sommes aussi plus arrosés que la Gironde et qu’on a un risque qui est dissipé avec les pluies. Parce qu’on pourrait être sur des risques plus sévères sur les secteurs que je viens de citer.

Que dire de la sécurité des plages pour ce mois de juillet chargé ?

Au regard de la très haute population que nous avons en ce moment, on ne peut être que satisfait du très faible taux d’accidentologie. Mais on se doit de rester vigilant et méfiant.

Source : Sud Ouest

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