Une ville poussée à la résilience avec la relocalisation de 23.000 habitants

Dans le nord de la Suède, sur le Cercle Polaire Arctique, la ville de Kiruna est menacée de disparaître sous la pression de l’exploitation minière. En effet, ses fondations pourraient s’effondrer face au plus grand gisement de fer au monde. Pour faire face à ce risque croissant, la ville a engagé le projet fou de déménager 23.000 habitants à trois kilomètres plus à l’est ; formant une nouvelle ville : « The New Kiruna ». Une initiative a suivre de prêt et qui pourrait être très prochainement d’actualité dans les communes littorales Françaises qui subissent une érosion de leurs côtes de plus en plus intense.

La relocalisation « physique » du centre-ville et la dimension sociale associée à ce processus sont les plus grands challenges du projet. Outre les difficultés techniques liées au climat extrême (en hiver : jusqu’à -22°C avec 6 mois de noir total ; en été : le soleil n’irradie que très rarement le secteur), le défi réside dans le fait de ne pas bouleverser totalement la population existante, leurs modèles de vie, traditions, cultures… C’est une véritable question de résilience urbaine que soulève ce projet.

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Quelques images de ce projet sans commune mesure, à la fois inédit et complètement dingue

Une ville poussée à la résilience ?

Afin de se forger un caractère plus « résilient », tout l’enjeu du projet Kiruna 4 Ever réside dans le processus de capacité d’adaptation. Le nom même du projet renvoie à l’idée de persister « for ever ». Ici, l’idée est de déplacer littéralement la ville. Si d’un point de vue technique cela semble plausible, quelles sont alors les conséquences sur le plan socio-économique ? Autrement dit, est-ce que The New Kiruna présente un projet résilient ?

Selon l’agence d’architecture White ayant en charge ce projet, il s’agit d’une « formidable opportunité de transformer Kiruna en une ville plus attractive à la fois sur plan humain qu’économique ». Et pour cause, les petites et moyennes entreprises de Kiruna ont été reconnues comme détenant la plus forte croissance du pays et qu’après plusieurs années de décroissance démographique, la ville compte désormais une très large demande de nouveaux logements.

L’épopée semble passionnante mais reste encore la lourde tâche de résoudre l’aspect « qualité d’apprentissage » de la notion de résilience, c’est-à-dire comment réussir à inculquer une sorte de « culture du risque » aux habitants afin qu’ils puissent non seulement en prendre conscience mais surtout l’accepter et mieux l’appréhender.

Source: agence d’architecture suédoise White arkitekter

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