APIC : un service d’avertissement de pluie intense à l’échelle des communes

APICAPIC (Avertissement aux pluies intenses à l’échelle des communes) est un service d’avertissement de pluie intense. Il utilise tous les moyens techniques disponibles pour avertir au mieux, sans délai, les responsables des communes, pour qu’ils puissent prendre, en connaissance de cause, les mesures nécessaires.

Le service APIC (Avertissement aux pluies intenses à l’échelle des communes) permet d’évaluer en temps réel le niveau de sévérité des précipitations observées. Il ne s’agit pas d’une prévision à proprement parler. Mais l’expérience acquise par Météo-France indique que le franchissement de certains seuils de quantités de précipitation est un bon précurseur de conséquence hydrologiques de type ruissellement en zone urbaine ou crues soudaines de petits cours d’eau. Le délai entre l’identification du caractère exceptionnel des précipitations et les problèmes de terrain est souvent court, mais il peut néanmoins permettre l’activation des mesures appropriées aux cas d’inondation rapide, notamment pour les communes dotées d’un Plan communal de sauvegarde (PCS). Face à la rapidité d’évolution de la situation dans les cas de pluies orageuses extrêmes, le service APIC est la meilleure réponse possible pour avertir les communes sans délai.

Comment obtient-on ce résultat ?

Tout d’abord, le réseau de radars hydro-météorologiques, récemment rénové, fournit une estimation en temps réel des quantités de précipitations.

Les récentes améliorations apportées à la méthode d’évaluation des lames d’eau à partir des radars, tirant parti des capacités de mesure polarimétrique et de la réduction des problèmes d’artefacts, de propagations exceptionnelles ou d’atténuation, permettent, là où la qualité de la donnée radar est suffisante, une estimation des pluies au sol à la résolution du kilomètre-carré. Avec le réseau radar actuel, plus de 75 % des communes de métropole ont d’ores et déjà une couverture radar de qualité suffisante pour être éligible au service APIC.

L’extension du réseau en zone montagneuse et en plaine, en projet, permettra l’extension de la couverture du service APIC.

Puis, les pixels radar d’une même commune sont identifiés. La commune doit avoir une étendue suffisante pour disposer au minimum d’une dizaine de pixels radar de 1 km2.
Pour chaque pixel et en temps réel, la quantité de précipitations au sol, évaluée par le radar, est comparée aux quantités pré-calculées correspondant à certaines durées de retour. Ainsi, selon sa durée de retour, on peut qualifier le niveau de sévérité de la précipitation en cours.

Enfin, si plusieurs pixels radar font apparaître des pluies exceptionnelles, un avertissement en direction des responsables de la commune est automatiquement généré. Il est transmis sous forme de message vocal, de SMS sur téléphone portable et de courrier électronique. Si ce dernier maillon de la chaîne est une affaire de télécommunication, il n’en reste pas moins un réel défi technique.

L’ensemble de la « chaîne APIC » est automatisé et fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

https://apic.meteo.fr/

Share Button

Un programme pour mieux prévoir les catastrophes naturelles en Méditerrannée

Météo-France et le CNRS vont bientôt débuter la première campagne de mesures de leur programme HyMeX. À terme, ce projet devrait servir à mieux prévenir les risques hydrométérologiques dans la région méditerranéenne.

Le programme HyMeX, créé en 2010 par Météo-France et le CNRS, va très prochainement lancer sa première campagne de mesures. Il a pour but une meilleure compréhension du cycle de l’eau méditerranéenne et prévision des risques hydrométéorologiques (pluies intenses, crues rapides, vents violents, sécheresses). Ce projet réunit près de 400 scientifiques, issus d’une vingtaine de pays et la toute première campagne de mesures intensives aura lieu du 5 septembre au 6 novembre 2012.

Lors de cette action, 200 moyens d’observations seront déployés dans les airs, la mer et sur la terre. Un maximum de données vont être collectées sur toute la Méditerranée nord-occidentale, en France, Italie et Espagne. Ces pays sont en effet régulièrement confrontés à de fortes pluies impliquant des crues rapides, particulièrement en automne. Cela peut provoquer d’importants dégâts matériels et mettre en danger la population. En France, le pourtour méditerranéen est souvent affecté par ce phénomène. Ce fut notamment le cas en septembre 1992 dans le Vaucluse (Vaison-la-Romaine), en septembre 2002 dans le Gard et en juin 2010 dans le Var.

« La région est complexe »

Par ailleurs, le Groupe d’expert intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a souligné que la région pourrait connaître une recrudescence des épisodes de sécheresses dans les prochaines années. L’importance de l’urbanisation et la rareté de l’eau potable dans cette zone rendent ces phénomènes particulièrement inquiétants. Et tout changement pourrait avoir de graves conséquences environnementales, sociétales et économiques. Ainsi, une anticipation optimale de ce type de problèmes hydrométérologiques paraît nécessaire.

Mais pour l’heure, les scientifiques manquent encore de données d’observation et leur connaissance des mécanismes atmosphérique, marins et continentaux reste imitée. Le directeur de recherche au Laboratoire de météorologie dynamique du CNRS Philippe Drobinski commente : « La région est complexe car il s’agit d’une petite mer quasi fermée, encadrée par des massifs montagneux importants comme les Alpes ou l’Atlas, avec un réseau de fleuves et rivières dense et un fort contraste climatique entre les rives nord et sud ».

HyMeX utilisera de gros moyens

Ainsi, le programme HyMeX devrait venir combler ces lacunes comme l’explique Hervé Mercier, directeur de recherches au CNRS: « L’objectif d’HyMeX est de comprendre le cycle de l’eau en Méditerranée et améliorer les projections sur les évènements extrêmes ». Les 400 scientifiques participant au projet sont des experts en sciences de l’atmosphère, océanographie, hydrologie continentale et sciences humaines et sociales (SHS). Les spécialistes en SHS « vont à leur façon collecter des données auprès des gens et voir comment les individus réagissent en situation de catastrophe, ce qui pourra nous aider à améliorer les préconisations et réduire le nombre de victimes », d’après l’hydrologue du CNRS Guy Delrieu.
hymex
Les méthodes de mesures prévues sont multiples : radiosondages, ballons dérivants, mesures océaniques à partir de bateaux, mesures aéroportées, gliders et bouées dérivantes. Parallèlement, des instruments atmosphériques et hydrologiques, tels radars, lidars, profileurs de vent, radiomètres et détecteurs de foudre, seront utilisés sur huit sites français, italiens et espagnols. Une deuxième campagne aura lieu du 1er février au 15 mars 2013 dans le Golfe du Lion, puis, toutes les informations récoltées donneront lieu à des modélisations des évènements à venir. Le programme devrait se terminer en 2020.

Source : http://www.maxisciences.com/

Share Button

Nouvelle alerte « vague submersion marine »

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Jean-Paul Kihl, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises et François Jacq, président-directeur général de Météo-France ont présenté le 21 octobre 2011 la vigilance vagues-submersion.

Un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques

Décrétée comme axe prioritaire du plan de prévention des submersions marines et des crues rapides, dit plan digues à la suite de la tempête Xynthia de février 2010, cette amélioration de la vigilance météorologique est destinée à attirer l’attention sur la possibilité d’occurrence des phénomènes « fortes vagues – submersions marines » en fonction de leur intensité. Ainsi, l’établissement public Météo-France qui exerce les attributions de l’Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens et, à cette fin, produit, deux fois par jour, une carte de vigilance météorologique, introduira dorénavant un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques de tempête. Jusqu’à présent, les avis de très fortes vagues – ATFV- étaient diffusés uniquement aux autorités et s’adressent à un public averti. Maintenant, le citoyen que l’on désigne comme acteur de sa sécurité dans la loi de modernisation aura, lui aussi, l’information en cas d’arrivée d’un risque.

En cas de vigilance vagues-submersion.

Sur la carte de vigilance, une bande de couleur sera matérialisée sur la côte de tous les départements concernés. De plus, le pictogramme vagues-submersion sera affiché sur le littoral de ces départements.

Pour accéder au bulletin décrivant l’évolution du phénomène vagues-submersion et les conseils pour se protéger, il suffit de cliquer sur la zone littorale colorée des départements concernés.Un lien vers le site du Shom, le Service hydrographique et océanographique de la marine, permet en complément aux internautes de connaître les horaires et coefficients de marée.

Une carte qui prend en compte trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues

Après la carte pour les risques hydrologiques (dit risques de crues) développée avec le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) et la carte pour le risque canicule développée avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), arrive, près de 20 mois après Xynthia, une autre carte vigilance de météo France qui ajoute l’aléa « vagues et submersion». Cette carte a été développée en partenariat avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) afin de tenir compte de trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues. En dix ans, Météo France aura lancé neuf vigilances et renforcer ainsi la protection des populations.

Cette vigilance « vagues-submersion » vient donc compléter un dispositif bien connu du grand public. Canicule, grand froid, vent fort, inondation, orages

L’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques

Comme le redéfini la nouvelle circulaire interministérielle (Intérieur, Ecologie), l’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques est multiple:
– donner aux autorités à l’échelon national, zonal, départemental et communal les moyens d’anticiper, par une annonce plus précoce, une situation difficile;
– donner, aux Préfets et aux services déconcentrés, ainsi qu’aux maires, les outils de prévision et de suivi permettant de préparer et de gérer une telle crise;
– assurer simultanément l’information la plus large possible des médias et de la population en diffusant des conseils et des consignes de comportement adaptés à la situation.

Les servives « météo » des grands médias télévisés ont d’ailleurs été formés à cette nouvelle alerte « vague submersion marine » comme nous l’a confirmé le nouveau présentateur de France 2, Philippe Verdier, lors du Forum international de la météo organisé par la société Française de météorologie.

60 % des Français prennent conscience des risques avec carte de vigilance météorologique

Si 90 % de la population déclare connaître la carte de vigilance élaborée par Météo France, les demandes de mise en vigilance des annonces des prévisions météo sont pour plus de 60% des citoyens, le moment qui ravive pour eux le souvenir des phénomènes climatiques extrêmes comme Xynthia ou Klaus (résultat de l’enquête sur la perception de xynthia menée en juin dernier par l’Académie de l’eau). Dans le même temps seuls 68 % des personnes interrogées appliquent les consignes de comportement associées en cas de vigilance orange ou rouge.

Ces vigilances météorologiques renforcent donc la conscience du grand public face au risque, et à partir du moment où nous sommes conscients, en éveil, nous sommes plus à même de réagir face aux événements. C’est pourquoi, le dispositif s’accompagne de consignes de comportements adaptées qui facilitent, pour les services de l’Etat et les collectivités concernés, l’organisation de l’alerte à partir de la vigilance.

Site de météo France :

Share Button

Nouvelle circulaire interministerielle relative à la procedure de vigilance et d’alerte meteorologiques

Une nouvelle circulaire interministérielle (Intérieur, Ecologie) vient redéfinir la procédure de mise en vigilance météorologique sur le territoire métropolitain ainsi que son articulation avec l’alerte des autorités et, plus généralement, les dispositifs de sécurité civile. Elle abroge et remplace la circulaire du 15 octobre 2007 et ne s’applique qu’à la métropole. Elle ne concerne donc pas les alertes cycloniques et les dispositifs de vigilance des départements et collectivités d’outre-mer.

Son objet est d’exposer aux préfets les dispositions de gestion de crise à prendre lorsque des événements météorologiques, hydrologiques ou des phénomènes de submersion marine dangereux interviennent et peuvent avoir des conséquences graves sur la sécurité des populations et sur l’activité économique de la région touchée. Les dispositions à prendre s’appuient sur «le double principe de l’anticipation et de la réactivité».

L’établissement public Météo-France exerce les attributions de l’Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens et, à cette fin, produit, deux fois par jour, une carte de vigilance météorologique destinée à attirer l’attention sur la possibilité d’occurrence de tels phénomènes en fonction de leur intensité, pour les 24 heures à venir. Le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) intervient dans l’élaboration de cette carte pour les risques hydrologiques, l’Institut de veille sanitaire (InVS) pour le risque canicule, le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) pour le risque vagues submersion.

L’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques est multiple:
– donner aux autorités à l’échelon national, zonal, départemental et communal les moyens d’anticiper, par une annonce plus précoce, une situation difficile;
– donner, à vous-mêmes et aux services déconcentrés, ainsi qu’aux maires, les outils de prévision et de suivi permettant de préparer et de gérer une telle crise;
– assurer simultanément l’information la plus large possible des médias et de la population en diffusant des conseils et des consignes de comportement adaptés à la situation.

La circulaire rappelle que «la procédure repose sur une attitude de vigilance qui doit être partagée par l’ensemble des acteurs et donc par les maires et les présidents des conseils généraux: c’est la raison pour laquelle tous les acteurs de la crise et le grand public ont accès directement et simultanément à la carte de vigilance de Météo-France En outre, l’information est largement diffusée par Météo-France auprès des médias nationaux et régionaux, voire locaux, et elle doit être également relayée par vos services auprès des médias régionaux et locaux en situation orange et rouge».

L’ensemble de la procédure est décrit par la circulaire et par le référentiel technique qui lui est annexé : http://www.circulaires.gouv.fr/pdf/2011/10/cir_33875.pdf

Share Button