Nucléaire : les Français manquent de culture du risque

A l’heure du débat sur la transition énergétique qui prévoit de réduire la part du nucléaire dans la production d’énergie nationale, les résultats d’un sondage IFOP pour l’Association Nationale des Commissions Locales d’Information sur la sûreté nucléaire (ANCCLI) attestent que les Français manquent d’information sur cette filière  et démontrent qu’ils n’ont pas la culture de ce risque. «Le citoyen doit connaître les dangers auxquels il est exposé, les dommages prévisibles, les mesures préventives qu’il peut prendre pour réduire sa vulnérabilité», souligne l’association, qui regrette que «les Français n’aient pas conscience d’habiter tous à moins de 200 km d’un site nucléaire» dans un pays qui compte une vingtaine de centrales ».

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La distance de sûreté avec site nucléaire est estimée à 350 Kilomètres

En moyenne, les Français estiment que la distance de sûreté entre leur habitat et une centrale en cas de fuites radioactives est de 330 kilomètres. Pourtant, ils n’ont pas conscience d’habiter tous à moins de 200 km d’un site nucléaire comme en témoigne ces deux cartes. L’une de Fabien Fivaz qui intègre les centrales nucléaires de nos voisins Allemands et Suisses, mais dans laquelle, il manque quelques sites comme Blayais entre autre, et l’autre du Figaro qui malheureusement limite le risque à la France.

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Toutefois, le ressenti en matière de sécurité diffère entre «riverains» d’une centrale et « non-riverains ». Selon le sondage de l’ANCCLI, les résidants à moins de 20 km d’un réacteur surévaluent cette distance de sécurité à 489 km. Or, les zones d’exclusion pratiquées par les autorités, dans le cadre des recommandations du plan particulier d’intervention (PPI) que déclenche le préfet, ne prévoit que 10 km.

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