Les communes Pavillon Orange au coeur de la sauvegarde

Le Techni-cités N° 293 de mai aborde un sujet peu commun : celui du rôle des services municipaux dans la sauvegarde de la population.

Le général François Vernoux, fondateur du Pavillon Orange introduit ce dossier ainsi :

« La loi du 13 août 2004, dite de modernisation de la sécurité civile, confie la sauvegarde des populations aux maires et les incite à y impliquer le citoyen. Les services municipaux sont-ils pour autant exclus de la sauvegarde ? Que nenni ! Ils en sont même le cœur… »

Plusieurs bonnes pratiques de villes Pavillon Orange illustrent l’article :

  • Gonfreville l’Orcher (76) et sa box d’alerte
  • Saint Etienne (42) et son dicrim interactif
  • Feyzin (69) et ses totems de rue
  • Fourques (30) et son Rhonomètre
  • Guichen (35) et sa malette PPMS
  • Le Beausset (83) et son exposition
  • Cereste (04) et son téléphone satellitaire
  • Tours (37) et ses spectacles de rue
  • Hyeres les Palmiers et sa vigilance de crue du Gapeau
  • Amiens (80) et sa prévention des fontis…
  • l’inter-communauté Caux Vallée de Seine et son équipe d’intervention.

Tant d’exemples qui démontrent le rôle essentiels des services municipaux dans une bonne sauvegarde de la population.

Suite aux tragiques événements survenus à la fin du 20ème et au début du 21ème (tempête, inondation, AZF…), la loi de 2004 sur la modernisation de la sécurité civile est établie. C’est une refonte totale des dogmes où l’Etat protecteur tend à investir le citoyen dans sa propre sauvegarde. Au-delà de l’implication de la population pour sa propre sécurité, l’entraînement, l’exercice, et la connaissance mutuelle des acteurs deviennent le fer de lance d’une nouvelle stratégie de lutte contre les risques naturels. Municipalités, industriels, établissements scolaires, opérateurs, ainsi que les services de l’Etat doivent se préparer et s’organiser pour faire front ensemble. Pour la commune, la mutation s’opère à travers la sensibilisation et l’information des citoyens. Pour cela, de nouveaux documents sont pensés, comme le Plan Familial de Mise en Sûreté (PFMS), ou bien encore le Dossier d’Information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM). A cela vient se greffer la création de la Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC), qui intervient pour soutenir les actions des agents communaux sur le terrain. Un nouvel outil est également créé pour conforter les missions des municipalités. Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) conditionne les agents à des situations d’exceptions dont les scénarios rivalisent par leur ingéniosité.

 Au centre des dispositifs de sauvegarde nous retrouvons la rédaction du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), outil incontournable réalisé sous le contrôle du maire, qui à pour objectif de planifier les actions des acteurs communaux de la gestion du risque (élus, agents municipaux, réserve communale, bénévoles…) en cas d’événements majeurs, qu’ils soient naturels, technologiques, ou encore sanitaires. Ainsi, la rédaction de chaque phase du plan incombe à un service qualifié dans le domine d’expertise. Par exemple, les acteurs qui auront à mener les opération de sauvegarde se devront d’évaluer les risques, tout comme la vulnérabilité des enjeux sur un territoire exposé. L’un des principes fondateurs, et l’une des forces du PCS, c’est d’établir plusieurs scénarios adaptés à chacun des risques auxquels la commune est exposée. En temps de gestion de crise, ces scénarios seront un guide précieux pour le Poste de Commandement Communal (PCC) qui mènera ses actions en fonction de ce plan.

Le dossier présente en annexe des fiches opérationnelles portant sur :

  • Les réflexes individuels
  • Les réflexes de groupe
  • Les actions

« La lumière, quand elle brille, est braquée sur l’implication de la population. Mais sans le travail obscur des agents municipaux, point de lumière. » 

– Liens vers le site Techni Cités

Techni Cités n°293
Techni Cités n°293
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Plan ORSEC : le guide S3

Mis en place à partir de 1952, le plan «Organisation des Secours», ou plan ORSEC, a évolué jusqu’à aujourd’hui pour devenir «l’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile». Cette réponse de la mobilisation des moyens de la sécurité civile, a été pensée et déployée, afin de faire face à des catastrophes naturelles, industrielles, ou encore sanitaires. Il a pour objectif d’organiser les secours, de prendre en charge et sauvegarder les populations, et de protéger les biens ainsi que l’environnement. La nouvelle mouture de 2004 se veut comme un incubateur de la notion de culture de la sécurité civile, qui se décline à ce jour en plusieurs volets, dont le guide S3, qui n’est autre que la disposition spécifique inondation. Ce volet du plan a pour objectif, alors qu’on estime aujourd’hui que 17 millions de Français sont exposés aux différentes conséquences des inondations par débordements et que 1,4 million d’habitants sont exposés au risque de submersion marine, d’aider les préfets dans l’élaboration de leurs dispositions spécifiques ORSEC inondations.

Parmi les objectifs du plan ORSEC inondation, il nous a semblé important de faire un focus sur l’appropriation et la déclinaison des acteurs, ainsi que sur l’approche de retour à la normale. Le premier volet, appropriation et la déclinaison des acteurs, met un point d’honneur sur l’aspect de la culture opérationnelle commune, qui est issu d’un travail collégial entre les diverses parties. Effectivement, la bonne entente et la collaboration des différents services lors d’une crise semble être indispensable, pour faire face, et pour répondre avec efficacité à l’amplitude d’un événement majeur. Cette réponse efficiente à la catastrophe passe également par la formalisation, qui doit permettre, d’une part, de faciliter la gestion de l’événement le moment venu, et d’autre part, de s’approprier le dispositif. En outre, chaque acteur doit impérativement s’imprégner des missions relevant de sa compétence et décliner son organisation interne (Quelle est ma mission ? De combien de temps je dispose ? etc). L’appropriation n’a de meilleur partenaire que l’entraînement et l’exercice en conditions réelles sur le terrain. C’est pour cela que régulièrement des exercices sont pensés et réalisés afin de tester les dispositifs et l’efficience des acteurs de la sécurité civile.

Par ailleurs, l’approche de retour à la normale  est une étape décisive dans le protection des populations et dans la reprise de l’activité économique. Bien que les acteurs de la résilience ne soient pas les mêmes pendant et après la crise, il paraît judicieux de préparer cette étape avec attention. L’objectif premier de cette phase est l’assistance à travers une liste de missions qui devront être opérées par les services de l’Etat (assistance aux sinistrés, information sur les procédures d’indemnisation, évaluation des dégâts, etc). De plus, cette étape permet de déterminer quels seront les services pilotes qui s’occuperont de chacune des missions. Afin de faciliter et d’optimiser le temps de retour à la normale pour les territoires affectés (habitants, entrepreneurs, etc), un comité de suivi général (DDT, conseil régional, associations, etc) suit les travaux de préparation au retour à la normale.

Ce guide S3 décline l’ensemble des bonnes pratiques à mettre en place pour optimiser la gestion des inondations. Si le guide S3 est consacré à la gestion du risque d’inondation, d’autres volets du plan ORSEC sont disponibles, tout comme le guide G4 (Alerte et information de la population), ou encore le guide G2 (Soutien des populations). Cette déclinaison de guide pratique du plan ORSEC permet de mieux appréhender de futurs événements dommageables qui ne manqueront pas de se manifester.

Découvrez le Guide S3 – Plan ORSEC inondation

 

Inondation d’un quartier construit dans une ancienne zone humide
Inondation d’un quartier construit dans une ancienne zone humide après une crue de la rivière Aa. Source : Futura Science / Lamiot

 

 

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Nouveau guide ORSEC « Alerte et Information des Populations »

La Direction Générale de la Sécurité Civile et de la Gestion vient d’éditer un guide de présentation de la doctrine d’alerte et d’information de la population à destination des préfets et des maires et de tout autre acteur de l’alerte des populations.

Ce nouveau guide ORSEC « Alerte et Information des Populations » vise à apporter des éléments théoriques et concrets sur :

  • les événements donnant lieu à une alerte et ceux qui relèvent davantage de l’information,
  • les familles de comportements à prescrire en pareille situation,
  • l’adéquation des vecteurs et des formats de messages par rapport aux résultats attendus.

Guide_Orsec_AIP
L’objet de la doctrine formulée par ce guide est de clarifier ce que sont les missions d’alerte et d’information des populations assurées par les autorités chargées de la gestion des événements exceptionnels, quelle que soit leur origine (naturelle ou anthropique), susceptibles de porter atteinte aux personnes. Elles sont donc appréhendées dans un contexte de sécurité civile, c’est-à-dire de « prévention des risques de toute nature (…), de protection des personnes, des biens et de l’environnement contre les accidents, les sinistres et les catastrophes ».

L’alerte et l’information, telles qu’envisagées dans cette doctrine, ont dès lors pour objectif d’accompagner les populations en temps de crise en leur diffusant des consignes de comportement leur permettant de prendre une part active à leur protection. Elles sont ainsi directement destinées aux populations mises en danger et diffusées par les autorités qui ont connaissance d’un péril et qui sont chargées de prendre les mesures permettant d’y faire face.

Accéder au guide « Alerte et Information des Populations »

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