Faire face aux catastrophes naturelles par le prisme des nouvelles technologies : « Geeks contre tsunami »

Plus que jamais d’actualité, l’investissement de la population dans sa propre sauvegarde est un véritable débat de société. Dans le cadre de l’exercice de simulation de tsunamis qui se déroulera le 17 mars en Guadeloupe et sur l’île de Marie-Galante, organisé en parallèle de CaribeWave, un groupe de geeks* a décidé de se mobiliser à l’aide de stations radios, de drones, et de capteurs. Objectif : préparer, alerter, et secourir les millions de personnes concernées en sollicitant les moyens de télécommunications modernes.

La France, et plus particulièrement ses îles d’Outre-mer, sont exposées à un risque tsunamique élevé. Les porteurs du projet, dont Gaël Musquet est le chef de file, ont fait le constat que les techniques de communication contemporaines, au titre du numérique, d’internet, et des réseaux sociaux, restent largement sous-exploitées. Face à la menace qui pèse, ces  « geeks citoyens » ont décidé de s’impliquer dans cet exercice de crise en s’appuyant sur des moyens aériens, de télécommunications, ainsi que d’hébergement de données cartographiques, météorologiques et sismiques en temps réel. Pour cela, les instigateurs du projet appellent aux dons qui s’élèvent déjà à plus de 30 000 euros, via une plateforme de crowfunding en ligne (lien disponible en bas de page).

Novatrice par la touche innovante qu’elle apporte à la gestion des risques naturels, l’entreprise menée par ces citoyens 3.0 est un exemple d’investissement du plus grand nombre dans la protection et la sauvegarde de tous.

*Geek : fan d’informatique, de science-fiction, de jeux vidéo, etc., toujours à l’affût des nouveautés et des améliorations à apporter aux technologies numériques (Larousse.fr).

Liens utiles :

Geeks contre tsunami

Sources : Geeks contre tsunami
Sources : Geeks contre tsunami

 

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Submersion marine : les DROM seraient plus vulnérables

Un rapport publié par l’Inspection générale de l’administration (IGA) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) note que les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) accusent un retard en termes de prévention du risque de submersion marine. Les auteurs avancent également un certain nombre de pistes pour combler ces manques.

L’État et les collectivités partagent une part de la responsabilité quant à ce retard. Ainsi, les Drom sont « moins bien pris en compte » dans le plan de prévention des submersions rapides élaboré par l’État. De même, ils sont absents de la gouvernance sur le sujet.

Les actions de sensibilisation des populations sont également moins nombreuses, en comparaison avec celles liées la culture du risque cyclonique.

Ce rapport souligne donc l’importance du partage de connaissances et de responsabilités avec l’État. Ces démarches sont cruciales dans ces territoires, dans la mesure où la gestion des risques y est plus complexe qu’en métropole (violences et récurrence des phénomènes tropicaux, difficultés liées à l’insularité, etc.).

Plusieurs initiatives sont cependant saluées, notamment l’approbation du premier PGRI à la Réunion, ou encore les journées de sensibilisation Réplik mise en place en Martinique.
Il s’agit donc, plutôt que d’un rapport à charge, d’un encouragement et d’un appel à la mobilisation de toutes les parties prenantes.

 

Archives du blog 2014 – Ile de la Réunion : un risque d’inondations important face à des précipitations extrêmes

Le rapport complet est disponible en cliquant ici.

Inondations de 2013  en Martinique. Source : politiques-publiques.com
Inondations de 2013 en Martinique. Source : politiques-publiques.com
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