La Ville de Paris actualise son Plan Communal de Sauvegarde

PCS_ParisVille Capitale, Paris est exposée, comme toutes les autres communes françaises, à de nombreux risques naturels, sanitaires ou technologiques.  Il lui faut à tout moment se préparer collectivement à cette éventualité tant les impacts seraient forts et importants.  Afin de définir l’organisation à mettre en place pour l’alerte, l’information, la protection et le soutien de la population au regard des risques connus, la municipalité de Paris s’est doté d’un « Plan Communal de Sauvegarde » (PCS) depuis plusieurs années.

La dernière version datait de 2009. Afin d’y intégrer les nouveaux risques et les dispositions envisagées pour y faire face, une actualisation vient d’être réalisée par les services compétents de l’État et de la Municipalité.

Une co-production due au fait que Paris a le double statut de ville et de département. En cas de crise majeure, le Préfet de Police et le Maire ont chacun un rôle bien déterminé. En effet, le Préfet de Police, préfet de la zone de défense et de sécurité, est le directeur des opérations de secours (DOS), le gestionnaire de la crise en coordonnant l’ensemble des acteurs concernés quel que soit leur statut (étatique, privé, municipal, civil, militaire…) ou leur champ de compétence (ordre public, secours, médical, transports, énergie, économique…). Le Maire de Paris doit, pour sa part, assurer la sauvegarde de la population en mobilisant l’ensemble des ressources de l’administration parisienne.

Alerte_PCS_Dicrim_RCSCParallèlement, la ville de Paris a élaboré un DICRIM, sur la base du dossier départemental des risques majeurs (DDRM).  Ce document a pour objectif d’informer les Parisiens sur les risques majeurs qui pèse sur le territoire de leur commune. Ce document détaille également les actions de prévention mises en place par la municipalité et indique les consignes de sécurité à appliquer en cas d’événement.

Une réserve communale de sécurité civile de la Ville (RCSC) de Paris, à travers certaines missions, participe aussi à l’information préventive de la population.

Pour transmettre l’alerte à la population, la Ville de Paris dispose de différents moyens dont le choix sera déterminé par plusieurs critères : niveau de danger, nombre de personnes à alerter, délais. (sirènes du réseau national d’alerte (RNA) via le SGZDS, journaux électroniques d’information, site www.Paris.fr, réseaux sociaux (Twitter, Facebook, Instagram, Foursquare).

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ANNEMASSE : une gestion intégrée des risques majeurs autour d’un PCS, d’un DICRIM, d’une télé-alerte

Annemasse_PavillonOrangeSituée à 433 m d’altitude, d’une superficie de 498 ha, Annemasse est le centre de la deuxième agglomération de Haute-Savoie. Celle-ci, composée de douze communes et frontalière avec Genève occupe une position géographique et économique privilégiée. Annemasse compte aujourd’hui 30 123 habitants au sein d’une Agglomération qui en compte près de 77 000. Elle se situe au débouché naturel des vallées de la Haute-Savoie du Nord, les vallées de l’Arve et du Giffre. Elle est longée par la rivière Arve qui prend sa source dans le massif du Mont-Blanc pour se jeter dans le Rhône à Genève.

Consciente qu’elle n’est pas à l’abri d’accidents aux conséquences importantes, la Ville d’Annemasse s’implique, depuis plusieurs années, dans la prévention et la gestion des risques naturels et technologiques existants sur le territoire communal. Située dans une zone de sismicité de niveau 4, exposée aux crues de l’Arve et aux transports de marchandises dangereuses, la commune a bien évidement élaboré un plan communal de sauvegarde. Annemasse est d’ailleurs soumise à un Plan de Prévention du risque inondation de l’Arve (PPRn). Sa politique volontariste de prévention des risques et de sauvegarde a d’ailleurs reçu en 2013, le label « Pavillon Orange ».

Premier pilier de la gestion intégrée : le plan communal de sauvegarde
Plan communal de sauvegarde annemasse
Le PCS qui détaille l’ensemble des mesures d’urgence qui permettront de gérer au mieux les évènements inattendus, complète à l’échelon communal les différents plans de secours diligentés par l’Etat ( ORSEC – Organisation de Réponse de SEcurité Civile sous l’autorité du Préfet). En cas de survenance d’évènements graves tels qu’une inondation de l’Arve, un séisme, une tempête, un accident industriel, nucléaire ou lors du transport de matières dangereuses le PCS va mobiliser des moyens humains et des matériels appropriés pour sauvegarder les biens et les personnes (astreinte 24H/24 et 7j/7). Pour Agnès Cuny, Adjointe en charge de de la Sécurité et des risques majeurs : « il ne s’agit pas de se substituer aux missions des pompiers ou du SAMU mais, au contraire, de s’affirmer comme un précieux soutien ». En effet, diffuser des messages d’alerte, repérer les personnes sinistrées, définir des lieux d’accueil sont autant d’actes qui ne s’improvisent pas.

Ainsi, pour chaque risque qui menace la commune, le PCS d’Annemasse répond donc aux questions suivantes:
1. Quelles mesures les services municipaux doivent-ils prendre pour être prêts à intervenir et faire face aux événements ?
2. Comment diffuser et gérer l’alerte ?
3. Quels sont les moyens dont nous disposons ?
4. Quelles mesures logistiques doivent être mises en place pour aider, soigner,informer,héberger, restaurer la population sinistrée, jusqu’au retourà la normale ?
5. Où sont situés les lieux de mise à l’abri de la population ?

Deuxième pilier : le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs (DICRIM)
DICRIM annemasse
Pour Agnès Cuny : « si les Annemassiens connaissent tous les risques quotidiens, ils mesurent moins clairement ceux qui sont exceptionnels. Ils existent pourtant et chaque citoyen doit les connaître et savoir les comportements à adopter face à ces risques majeurs ».

Comme son nom l’indique, le document d’information communal sur les risques majeurs est un document d’information et de prévention destiné aux habitants d’Annemasse pour les sensibiliser sur les risques naturels, technologiques et sanitaires qui peuvent être encourus sur le territoire communal. Toutefois, la Maire Adjointe se veut rassurante, « s’il doit être lu attentivement dans chaque foyer et conservé par la suite, il ne doit en aucun cas faire naître un quelconque affolement dans l’esprit collectif à propos de risques dont on sait pertinemment qu’ils sont extrêmement rares et limités ». En plus de son rôle pédagogique sur la nature des risques majeurs, le DICRIM est destiné à informer les Annemassiens sur la conduite à tenir et les consignes à appliquer en cas de crise. Il synthétise le Plan Communal de Sauvegarde qui fixe, entre autres, les règles et mesures que la collectivité mettrait en œuvre pour l’assistance à la population, si d’aventure survenait un sinistre.

L’objectif du DICRIM est donc simple :
“sensibiliser le citoyen aux risques majeurs, le responsabiliser pour le rendre acteur de sa sécurité”,
Quels risques ? À quels endroits ? Quelles actions des pouvoirs publics ? Et, surtout, que faire en cas de danger ?

Troisième pilier : le système de téléalerte
Dans le cadre de la prévention des risques majeurs et afin d’assurer au mieux la sécurité des Annemassiens, la Mairie a complété son dispositif d’alerte à la population et s’est dotée d’un système d’alerte automatisé.
tele alerte annemasse

Le principe d’une télé-alerte est de permettre, en complément des dispositifs habituels existants, de prévenir par téléphone les personnes résidant ou exerçant une activité sur le territoire communal. Pratique et performant, ce système peut cibler tout ou partie de la population en fonction de la zone à risque ou de sa vulnérabilité.

L’abonnement à la télé-alerte est gratuit. Les données téléphoniques ont été collectées grâce à l’annuaire universel des pages blanches et jaunes . Il est donc automatique pour les personnes figurant sur cet annuaire. Bien entendu, chaque foyer dispose d’un droit de modification dans ce fichier.
Toutefois, la seule exploitation de ces annuaires peut s’avérer insuffisante pour alerter efficacement toutes les personnes concernées. Aussi, il appartient aux Annemassiens de manifester sa volonté d’être prévenu, en s’inscrivant directement grâce à un module d’inscription en ligne ou en remplissant un formulaire type afin de communiquer ses coordonnées aux services de la Mairie. Il est bien entendu que ces données personnelles seront exclusivement utilisées pour ce système.

Comment fonctionne une télé-alerte?
Si un événement majeur nécessite la mise en œuvre d’une procédure de vigilance ou la gestion d’une situation de crise, la ville informera les personnes référencées et inscrites dans un délai extrêmement court en délivrant un message. Ce message vocal ou ce SMS sera diffusé sur chaque téléphone fixe et/ou mobile. Les habitants pourront également recevoir un fax. ou un courriel (si l’adresse e-mail a été communiquée).

Pour savoir si les personnes prévenues ont bien reçu le message d’alerte, à la fin du message, l’automate d’appel demande de confirmer la bonne réception de l’appel téléphonique. Il est donc impératif d’écouter le message dans sa totalité sans raccrocher et de suivre les instructions dictées et la procédure de validation. En cas d’absence, le dispositif permet une répétition de l’appel jusqu’au décroché.

A la suite de ce message, les habitants doivent respecter attentivement les consignes qui leur ont été données. Règle importante, après réception du message d’alerte et pour ne pas saturer leur standard, il est demandé de n’appelez les pompiers que pour signaler des situations de réelle détresse ou d’urgence.

http://www.ville-annemasse.fr/

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Elaboration du Plan Communal de sauvegarde (PCS) de la Ville de Joeuf

Située en Lorraine dans le Nord de la Meurthe-et-Moselle (54), à quelques kilomètres de l’autoroute A4 Paris-Metz, la ville de Joeuf, dont le dernier recensement 2006 fait état d’une population de plus de 7 000 habitants, lance un appel d’offre pour une assistance à l’élaboration de son Plan communal de sauvegarde.

La commune de Joeuf est potentiellement soumise à un ensemble de risques majeurs

1) Risques naturels

Inondation ORNE : la commune est située dans le périmètre d’un PPRI : le PPRI a été approuvé le 28 avril 2010.
Affaissement minier : la commune est située dans le périmètre d’un PPRM : le PPRM a été approuvé le 24 novembre 2009.

Ces deux plans sont consultables sur le site de la ville de Joeuf (http://www.ville-joeuf.fr/) rubrique votre ville/urbanisme/plan local d’urbanisme.

2) Autres risques

Séisme : zone de sismicité : 1
Transport de marchandises dangereuses

S’il est certain que l’on puisse diminuer ce risque par des mesures de précaution (maîtrise de l’urbanisation, en application des PPR Nat et PPRT établis par l’Etat) ou de protection (digues, paravalanches, aménagements des lits des torrents…), la prévention reste le moyen le plus efficace en cas d’événement exceptionnel. C’est dans ce volet que s’intègre le Plan Communal de Sauvegarde.

La législation rend le Maire responsable, au titre de son pouvoir de police de la sécurité de ses administrés (article 2212 du Code Général des Collectivités Territoriales renforcé par la loi du 30 juillet 2003) et lui fait obligation de prendre toutes les mesures nécessaires à la protection de la population.
C’est pourquoi, la mairie de Joeuf souhaite se doter d’un PCS applicable pour organiser l’information, l’alerte, l’évacuation et le secours de ses administrés.

Le présent cahier des charges concerne donc l’élaboration du PCS pour la gestion de tout événement de sécurité civile ou particulier lié aux différents risques auxquels est soumise la Commune.

Elaboration du Plan Communal de sauvegarde

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Canicule : mettre en place un dispositif d’alerte et de prévention au sein du PCS

Canicule : mettre en place un dispositif d’alerte et de prévention au sein du plan communal de sauvegarde en lien avec la préfecture

En Languedoc-Roussillon, les températures nocturnes ne descendant pas en dessous de 23° et les maximales supérieures à 34° dans la journée, mettent les services sanitaires et municipaux en situation de grande vigilance afin de venir en aide aux personnes âgées et aux personnes handicapées les plus fragiles dans le cadre du plan canicule.

A Narbonne, la municipalité a mis en place un dispositif d’alerte et de prévention au sein du plan communal de sauvegarde en lien avec la préfecture. Ainsi, chaque année les personnes vulnérables (personnes âgées et personnes handicapées) sont invitées à s’inscrire sur le fichier ouvert au CCAS, et une actualisation du registre des personnes isolées est effectué en partenariat avec les médecins, les infirmières et les associations.

D’autre part, les agents sociaux du CCAS intervenant auprès des personnes âgées, reçoivent une information sur les consignes à tenir en cas de fortes chaleurs. En s’appuyant sur une veille météorologique quotidienne, 4 agents de prévention vont ainsi assurer, de juillet à fin août, un suivi des personnes recensées par des visites à domicile et appels téléphoniques.

En cas de forte chaleur et par mesure de précaution, les programmes d’animations sont modifiés et les sorties en extérieur les après-midi sont annulées. Des brumisateurs sont par ailleurs distribués à toutes les personnes âgées bénéficiaires du CCAS et aux personnes recensées dans le registre, sachant qu’une climatisation est installée dans quatre foyers d’animation du CCAS. Enfin, un recensement des points d’eau est fourni aux sans domicile fixe, aux service sociaux et aux associations caritatives.

Plan canicule en pratique :

Depuis 2004, un dispositif plan canicule doit être mis en place dans les communes. Il se décline en 3 niveaux :

1-niveau de veille et d’alerte du 1er juin au 31 août :
-recensement des personnes dépendantes ou isolées par les mairies,
-mise en place de plans bleus dans les EHPAD, et de pièces rafraichies dans les établissements accueillant des personnes fragiles. L’ensemble des établissements de l’Hérault en sont dotés.
-conseils de comportements à adopter (cf dépliant et dossier de presse)

2-déclenchement du niveau de mise en garde et action (MIGA) sur décision du préfet, au regard des prévisions météorologiques et des remontées sanitaires.
-constitution d’une cellule de crise
-remontées quotidiennes d’information au niveau national
-Suivi renforcé des personnes fragiles (personnes isolées, personnes sans domicile).

3-niveau de mobilisation maximale déclenché par le Premier Ministre
-mise en place de mesures exceptionnelles par les autorités

L’ensemble des recommandations face à la canicule sont disponibles :
http://www.sante.gouv.fr/vendredi-1er-juin-2012-declenchement-du-niveau-de-veille-saisonniere-du-plan-national-canicule.html

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