Submersion marine : les DROM seraient plus vulnérables

Un rapport publié par l’Inspection générale de l’administration (IGA) et le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) note que les Départements et Régions d’Outre-Mer (DROM) accusent un retard en termes de prévention du risque de submersion marine. Les auteurs avancent également un certain nombre de pistes pour combler ces manques.

L’État et les collectivités partagent une part de la responsabilité quant à ce retard. Ainsi, les Drom sont « moins bien pris en compte » dans le plan de prévention des submersions rapides élaboré par l’État. De même, ils sont absents de la gouvernance sur le sujet.

Les actions de sensibilisation des populations sont également moins nombreuses, en comparaison avec celles liées la culture du risque cyclonique.

Ce rapport souligne donc l’importance du partage de connaissances et de responsabilités avec l’État. Ces démarches sont cruciales dans ces territoires, dans la mesure où la gestion des risques y est plus complexe qu’en métropole (violences et récurrence des phénomènes tropicaux, difficultés liées à l’insularité, etc.).

Plusieurs initiatives sont cependant saluées, notamment l’approbation du premier PGRI à la Réunion, ou encore les journées de sensibilisation Réplik mise en place en Martinique.
Il s’agit donc, plutôt que d’un rapport à charge, d’un encouragement et d’un appel à la mobilisation de toutes les parties prenantes.

 

Archives du blog 2014 – Ile de la Réunion : un risque d’inondations important face à des précipitations extrêmes

Le rapport complet est disponible en cliquant ici.

Inondations de 2013  en Martinique. Source : politiques-publiques.com
Inondations de 2013 en Martinique. Source : politiques-publiques.com
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Devant les lenteurs des services de l’État, le maire de la Baule prend des mesures pour anticiper la protection des côtes

Yves Métaireau, le maire de la Baule, président de Cap Atlantique et des maires ligériens l’avait annoncé à la fin du dernier conseil municipal baulois. « Nous allons prendre des mesures d’ici la fin de l’année pour anticiper la protection des côtes, les demandes de procédures sont lentes, il faut trouver des mesures palliatives ».

Réaliser un PAPI
C’est accompagné d’Yves Lainé, le maire du Pouliguen et de Michèle Poupard, ajointe guérandaise chargée de l’environnement et du patrimoine qu’Yves Métaireau a tout d’abord rappelé son inquiétude : « Il y a forcément un risque de nouvelles inondations ; avec un coefficient de marée de 85, on est déjà en sur cote. Si par malheur, il y a convergence entre une grande marée, de la pluie et une tempête avec des vents de Sud, nous nous retrouverons dans une situation proche de Xynthia ».

Yves Métaireau est énervé contre les procédures exigées : « Il a fallu produire un certain nombre de dossiers, comme la mise en place d’un plan communal de sauvegarde, un plan de subvention rapide, que le Préfet prescrive un plan de protection contre le risque des inondations et la cerise sur le gâteau, cette demande de réaliser un PAPI ».

Le PAPI est un programme d’actions et de préventions des inondations, délai, trois ans. « Mais, c’est juste le hors-d’œuvre », poursuit Yves Métaireau : « Il faudra aussi faire une étude d’impact, une autorisation au titre de la loi sur l’eau, une évaluation des incidences de ces travaux au titre de Natura 2 000, un dossier pour la commission départementale Nature, Paysages des sites et enfin une étude de danger ».

À la question : Cela prend combien de temps ? « La réponse des services de l’État est de deux à quatre ans » fulmine Yves Métaireau qui a eu beau d’écrire au président de la république, au premier ministre et au ministre de l’environnement Nathalie Koscuisko-Morizet. « Je n’ai que des réponses polies ».

Des ouvrages provisoires

Alors, devant ce parcours d’obstacles et le sentiment d’un non-aboutissement rapide du dossier de prise en charge, la décision de financer des ouvrages provisoires de défense de côtes et de l’étier a été prise et devrait être entérinée par le SIVU du port La Baule-Le Pouliguen le 25 novembre prochain.

L’enveloppe financière est de 500 000 à 650 000 €. Ces ouvrages sont un palliatif en attendant des définitifs financés par l’État dont le montant de travaux est estimé entre 7 et 8 millions €.
« Il est hors de question d’attendre un nouveau Xynthia, cela serait dommage qu’une des plus belles baies du monde voie des quartiers de sa ville inondés ».

Le renforcement des berges autour de l’étier devrait protéger provisoirement 1 200 personnes directement concernées et éviter de nouveaux dégâts. « Nous avons le devoir de rassurer la population ». Comme il ne faut pas trop compter sur des aides extérieures et je le déplore, on va se débrouiller par nous-mêmes », poursuit le maire.

Très pratiquement, les travaux de renforcement seront réalisés pour pallier une montée des eaux à hauteur de 3,80 m. Des sacs de sable de lestage, des murets, des talus et du confortement des berges avec de l’enrochement vont venir en supplément de travaux déjà effectués.

Deux bassins de rétention des eaux pluviales seront aussi réalisés et un radar d’alerte de montée des eaux mis en place.

Ces travaux devraient être exécutés avant la prochaine grande marée de mars 2012.

source La Baule Info

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