Centrale nucléaire de Chooz : le CLI demande l’élargissement du périmètre de protection

L’Etat revoit en ce moment le plan de prévention et d’intervention (PPI) autour de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes). D’un périmètre de 10 kilomètres, il détaille l’organisation des secours en cas d’accident dans la centrale. Le comité local d’information estime que ce périmètre est obsolète au regard de l’expérience de Fukushima, et réclame son élargissement à 80 kilomètres.

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Une enquête publique s’est achevée la semaine dernière pour réviser le plan de prévention et d’intervention (PPI) autour de la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes). Il s’agit d’élaborer l’organisation des secours par les pouvoirs publics en cas d’accident dans la centrale. Le plan prévoit la manière dont serait alerté la population, et éventuellement comment elle serait confinée ou évacuée.

Mais, pour la centrale nucléaire de Chooz comme pour toutes les centrales de France, le PPI ne concerne que les habitants se trouvant dans un rayon de 10 kilomètres. Le comité local d’information estime que ce périmètre est obsolète au regard de l’expérience de Fukushima, et réclame son élargissement à 80 kilomètres.

Autre réserve : ce plan ne concerne que les communes françaises et aucune en Belgique, alors que la centrale de Chooz est à seulement quelques kilomètres de la frontière.

Des réserves exprimées par Joël Dujeux, élu à Givet et membre de l’association nationale des comités et commissions locales d’information. Il s’exprimait le lundi 9 février sur les ondes de France Bleu Champagne-Ardenne.

Documents associés :

Bonus : en France 25 millions de personnes vivent à moins de 80 km d’une centrale nucléaire

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Castelsarrasin (82): le site Seveso Butagaz teste son PPI sans considérer le PCS

Castelsarrazin_ButagazLe 26 juin après-midi, un exercice grandeur nature visait à vérifier la solidité et l’efficacité du plan particulier de prévention du site Butagaz de Castelsarrasin (Tarn & Garonne) en simulant une fuite de gaz importante lors du chargement d’un camion-citerne. Le reportage de la PQR locale nous rapporte parfaitement le déroulement envisagé de cet exercice, peut être même un peu trop programmé, car rappelons nous, le risque se réalise rarement comme les experts et les autorités l’ont envisagé. Autre remarque, je ne vois pas la municipalité activer son plan communal de sauvegarde et impliquer son équipe municipale, en a t-elle un d’ailleurs, le site internet de la commune ne le mentionne pas. Pourtant, le nuage de gaz semble impacter la ville de Castelsarrasin et mettre sa population en danger.

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POI, PPI, PCS, ORSEC : cohérence et interdépendance

De grands progrès sont constatés dans la sécurité globale des territoires. L’Etat, les Industriels et la Collectivité collaborent de plus à l’élaboration et au test des PPI, POI, PCS. L’exemple de Genay le démontre (voir article ci-dessous).

Lorsqu’une commune est soumise à un risque qu’il soit naturel ou technologique, elle a l’obligation de réaliser un plan communal de sauvegarde afin d’être en capacité d’alerter et de mettre en sécurité ses habitants. Ce PCS doit être cohérent avec le plan ORSEC de la Préfecture afin de pouvoir relayer les actions de secours déployées par les services de sécurité civile.

Quant à l’industriel, implanté sur la commune et potentiellement générateur de risques, il a l’obligation, si son établissement est classé Seveso, de pouvoir traiter tout incident grâce à son plan opération interne (POI). Si cette défaillance industriel venait à dépasser l’enceinte de l’établissement, le dispositif PPI pour plan particulier intervention, élaboré par la Préfecture du département, assurerait la protection des populations riveraines.

Tous ces dispositifs peuvent donc être interconnectés comme le montre l’exercice à la Coatex, classée SEVESO seuil haut, installée à Genay dans le Rhône. Au départ, une fuite sur une cuve de distillats dans un atelier nécessite le déclenchement du POI de l’établissement. Ensuite, des émanations de vapeurs explosives oblige les services de secours à mettre en place un périmètre de sécurité autour de l’établissement dans le cadre du PPI. La sirène de l’entreprise sera également activée dans le cadre du PPI. Informé de l’incident, le maire de Genay activera son PCS et formera une cellule de crise afin d’alerter ses administrés et leurs rappeler les consignes de sécurité à tenir.

Ainsi, ces exercices dits « grandeur nature » mettant en oeuvre l’industriel, la commune, l’Etat, voire le citoyen permettent aux différents acteurs de valider leur collaboration et leur coordination pour le jour où un réel risque se réalisait.

exercice Genay

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