Hyères noue un partenariat pour décrypter les réseaux sociaux en cas de crise

La Ville de Hyères, membre du label Pavillon Orange, et l’association VISOV (Volontaires Internationaux en Soutien Opérationnel Virtuel) ont signé un partenariat pour améliorer la remontée d’informations lors d’événements exceptionnels.

Les réseaux sociaux sont aujourd’hui des acteurs majeurs de la gestion de crise, tant pour l’information des services d’intervention que pour la diffusion de consignes aux populations en temps réel.

La Préfecture de la Vienne et le Service départemental d’incendie et de secours (SDIS) 86 ont conclu un accord similaire en janvier.

Félicitations pour ces partenariats dont les retours d’expérience s’annoncent riches !

> Écoutez le reportage de France Bleu Poitou à ce sujet.

Source : risques.gouv.fr
Source : risques.gouv.fr
Share Button

Théorie de la pratique des réseaux sociaux en gestion de crise

L’école nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers et de Science Po Aix vient de publier un mémoire qui vise à répondre à la problématique de l’utilisation des réseaux sociaux en gestion de crise partant du constat que ces nouveaux outils d’information et de communication prennent une place grandissante dans notre société.

memoire_ensosp
Cliquez sur l’image pour accéder au mémoire

 

Share Button

Campagne de prévention du service public Versus pression médiatique des réseaux sociaux

Pourquoi les campagnes d’information du service public sur la prévention sont inefficaces et trop souvent détournées par les commentaires et les rumeurs diffusés sur Internet et les réseaux sociaux. Une  étude réalisée par l’université de Washington publiée cette semaine dans le Journal of Advertising tente de nous éclairer et nous donne quelques conseils pour mieux communiquer sur la prévention sanitaire. Les chercheurs en marketing nous révèlent entre autre que les commentaires sur internet ont une plus grande influence sur certaines personnes que les campagnes de prévention issues du service public. Aussi, pour éviter que la pression médiatique des réseaux sociaux sur ces campagnes de prévention, ne propage des informations sanitaires erronées, les concepteurs de campagnes de prévention doivent attacher une attention particulière au fait de présenter leurs arguments de manière à ce qu’ils ne soient pas perçus comme une tentative de manipulation. Ils devront mettre en évidence les risques potentiels de certaines méthodes de soins, autant que les bienfaits. Cela éviterait à beaucoup de personnes d’imaginer des complots sanitaires partout. Si l’étude porte plus particulièrement sur la problématique de la vaccination, elle peut sans conteste être élargie à la plupart des campagnes de prévention du risque quelque soit sa nature.


campagne_prevention

Article publié par le Figaro santé

«Les gens se fient à des inconnus»

Pour ce faire, ils ont invité 129 volontaires à visionner deux spots TV imaginés et conçus pour l’occasion, en leur faisant croire que le premier film, pro-vaccination, était sponsorisé par le centre américain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et le second, anti-vaccination, par le conseil américain de l’information sur les vaccins (NVIC). La diffusion des deux films de prévention était suivie de commentaires «issus d’internet» exprimant différents points de vue, positifs comme négatifs. Les participants n’ont reçu aucune information quant à l’identité des commentateurs et des prénoms unisexes ont été utilisés pour éviter tous préjugés de genre.

Les volontaires ont ensuite répondu à un questionnaire visant à évaluer leurs opinions et intentions concernant la vaccination. Tous ont accordé autant de crédit aux spots TV qu’aux commentaires dénichés sur le web. «Cela nous a énormément surpris», explique Ioannis Kareklas, «Les gens se fient autant aux commentaires de personnes inconnues qu’aux messages de prévention émanant d’organismes de santé reconnus».

Les chercheurs ont ensuite expliqué aux participants que les commentaires provenaient d’un étudiant en littérature, d’un lobbyiste spécialiste en questions de santé et d’un médecin spécialisé en maladies infectieuses et vaccination. Les commentaires du médecin ont été jugés comme «plus convaincants que les spots», ont constaté les chercheurs. «Lorsque les auteurs de commentaires sur internet sont identifiés comme fiables, ils ont un impact supérieur sur l’attitude des participants et sur leur intention au regard de la vaccination que celui des organismes de santé», s’étonne Ioannis Kareklas.

La rougeole aux États-Unis

«Les résultats de notre étude apportent des premiers éléments d’explications relatifs à la persistance du mouvement anti-vaccination en dépit de campagnes publiques de prévention omniprésentes. Les gens accordent souvent plus de crédit au bouche à oreille (y compris sur internet et plus particulièrement sur les réseaux sociaux) qu’aux informations délivrées par les campagnes de prévention ou les médias spécialisés en sciences et santé», déplore Darrel Muehling.

Cette étude arrive à point nommé aux États-Unis, au moment même où le pays se débat avec une épidémie de rougeole d’une ampleur inédite: 102 cas recensés au cours du mois, la plupart issus d’une contamination survenue en décembre dans un parc d’attraction californien. Une baisse des vaccinations a favorisé les conditions d’installation du virus, selon les autorités sanitaires américaines, qui mettent en cause une rumeur totalement infondée, mais néanmoins répandue aux États-Unis, consistant à penser que l’antiviral contre la rougeole favorise le développement de l’autisme chez les plus jeunes.

Côté français, un sondage IFOP publié en 2013 constatait que les intentions de vaccination antigrippe des Français de 18 ans et plus étaient en baisse de six points par rapport à l’année précédente (28 % en 2013 contre 34 % en 2012). 56 % de ceux qui n’envisagent pas de se faire vacciner s’interrogent sur «l’utilité» du vaccin et 23 % le jugent «trop risqué». L’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES) rappelle pourtant chaque année à travers ses campagnes de prévention que «les effets indésirables des vaccins, le plus souvent limités (fièvre, douleurs au point d’injection), font encourir beaucoup moins de risque que les maladies elles-mêmes».

«Imaginer des complots sanitaires partout»

Mais si les campagnes des autorités sanitaires ne sont que peu efficaces, de quelles armes disposons-nous pour lutter contre la propagation d’informations sanitaires erronées sur la toile? Les auteurs de l’étude avancent quelques pistes de réflexion. «Des titres de presse santé en viennent à bannir les commentaires négatifs de leur site après avoir noté des tentatives de discréditer des preuves scientifiques», expliquent les auteurs de l’étude. «C’est une technique inefficace car cela fait perdre toute crédibilité au journal si l’on ne peut poster que des commentaires positifs», souligne Darrel Muehling, directeur de la recherche, qui suggère aux médias spécialisés en santé de toujours inclure des points de vues opposés mais pertinents dans leurs articles et d’afficher des sources facilement accessibles pour les lecteurs.

«Les concepteurs de campagnes de prévention doivent attacher une attention particulière au fait de présenter leurs arguments de manière à ce qu’ils ne soient pas perçus comme une tentative de manipulation: en mettant en évidence les risques potentiels de certaines méthodes de soins, autant que les bienfaits. Cela éviterait à beaucoup de personnes d’imaginer des complots sanitaires partout», conclut le chercheur.

 

Share Button

Réseaux sociaux, nouvelles technologies appliqués à la chaîne du risque

Comment exploiter les nouvelles technologies et les réseaux sociaux dans toute la chaîne de risque : prévention, communication et gestion des risques (diffusion de l’information, communication instantanée, compréhension des attentes de la population, solidarité …) tout en gardant conscience des dangers liés à ceux-ci (précision et fiabilité des informations, rumeurs …) ?

Espace_TIC

Pour répondre à ces questions, un groupe de travail « Réseaux sociaux, nouvelles technologies et risques » de l’association française pour la prévention des catastrophes naturelles (AFPCN) , animé par Rémy Bossu, secrétaire général du CSEM au CEA, et par Valérie November, Directrice de recherche à l’ENPC, organise le 23 janvier à Marne la Vallée, une journée sur cette thématique.

L’objectif dans un premier temps est de présenter des actions concrètes d’utilisation des nouvelles technologies dans la gestion des risques et dans un second temps des grands témoins seront appelés à mettre en perspective et à réagir sur les problèmes et les questions que soulèvent ces utilisations.

Pour recevoir le programme et vous inscrire, adressez un courriel à afpcn@agroparistech.fr

L’AFPCN est présidée par Christian Kert, député des Bouches du Rhône et président du conseil d’orientation pour la prévention des risques naturels majeurs (COPRNM) ; Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre et Loire et maire de Saint Pierre des Corps, en est la vice présidente. 

logo AFPCN

Share Button