Les réseaux sociaux sont-ils intelligents ?

Les réseaux sociaux sont-ils intelligents ? Dans « Social behavior as exchange », Homans développe la théorie de l’échange pour comprendre l’interaction sociale.

La théorie de l’échange  : au cœur du comportement des internautes

Reseaux_sociaux_versus_maslowDeux internautes X et Y  sont mis en relation. L’interaction entre X et Y se traduit par l’échange et le partage  d’informations. Pour qu’il y’ait un échange bénéfique de tous, il est essentiel que les coûts engagés par l’un soient inférieurs et constituent un bénéfice X résultant de la transaction intervenue avec Y. En retour, l’internaute obtient un bénéfice Y inférieur au bénéfice de X.

Simplement !!! Sur les réseaux sociaux, l’échange porte principalement sur l’information et répond à notre besoin de communiquer, de se réaliser. Sur le web, réagir, c’est aussi communiquer. Par les tweets, likes… l’action de l’internaute traduit un besoin unique.

De la transaction sociale à la transaction émotionnelle/psychologique

La satisfaction de chaque internaute participe au bénéfice des autres internautes qui ont accès à l’information lors du processus de partage et de diffusion sur les réseaux sociaux. Le bénéfice psychologique et/ou émotionnel est optimal pour l’internaute principal qui déclenche le partage de l’information. Rappelez-vous du tweet de victoire du Président OBAMA lors de la présidentielle aux USA. N’était-il pas humainement heureux, honoré d’avoir reçu le soutien des électeurs américains ?

Les réseaux sociaux répondent au besoin naturel de communiquer instantanément avec le reste du monde. Si la joie animait le Président OBAMA, dans certains cas, il peut s’agir de la tristesse, la frustration, la compassion que l’on exprime à travers un post… et voilà le processus déclenché. Ce sont autant de régularités quotidiennes qui décrivent le comportement des internautes au quotidien.

images-internaute-centralTout en restant bien réel chez les autres internautes, le bénéfice émotionnel et le besoin de s’accomplir s’effritent avec le temps et selon les partages. Selon vous, à quoi est dû le buzz ? Sinon à notre désir de communiquer, de traduire une émotion, de dire j’y ai participé

Au final, l’internaute déclencheur ou diffuseur principal et les internautes participants ou diffuseurs secondaires au processus de partage de l’information via réseaux sociaux obtiennent un bénéfice psychologique/émotionnel global en fonction de l’impact ou des conséquences de leurs actions singulières. Un peu compliqué !!! C’est ce que nous faisons au quotidien en partageant une information

De l’expérimentation à l’expertise, le comportement des internautes évolue au quotidien.

avis-en-ligneTout réseau est social, car il met en relation plusieurs internautes aux profils aussi divers les uns des autres.

Bien que le conditionnement opérant et le renforcement positif permettent de comprendre le fonctionnement des réseaux sociaux et le comportement des internautes, leur action n’est pas réductible aux seuls effets du conditionnement.

Nous sommes ondoyants et divers, ne l’oubliez pas ! Par conséquent, nous n’avons pas la même réaction face à une information. Il y va parfois de notre humeur, de notre sensibilité, de nos centres d’intérêt… voire de notre agenda.

Ainsi, les valeurs, les normes, la culture, la socialisation de l’internaute sont autant de « formes » , pour parler comme Georg Simmel, qui contribuent à la compréhension de nos comportements sur le web. Bien plus, notre sensibilité et la contribution individuelle de l’internaute sont les vecteurs d’une participation passive ou active sur les réseaux sociaux.

L’adaptation, l’intériorisation et l’apprentissage des pratiques et fonctionnements des réseaux sociaux conduisent à une maitrise de ces outils. Génial !!! D’où, l’importance du conditionnement opérant de Skinner et du renforcement positif dans la compréhension de cette adaptabilité des internautes sur les réseaux sociaux. De l’expérimentation à l’expertise, le comportement des internautes évolue au quotidien.

L’’internaute est l’âme des réseaux sociaux

De nombreuses applications sont développées pour un usage simple et agréable des réseaux sociaux. Toujours créer de l’intérêt est essentiel. N’est-ce pas une forme de conditionnement ? En effet, le réseau, parce qu’il est social, ne  doit jamais s’arrêter. D’où, une évolution permanente. Si certains réseaux disparaissent, c’est en fait parce que leur fonctionnement n’a pas  su s’adapter à la structure sociale, Bref…à nos nombreuses attentes aussi nombreuses et divergentes, les unes des autres.

Ce sont des stimuli extérieurs qui interfèrent positivement,en apportant une réponse peu ou prou adaptée aux besoins physiologiques/ émotionnels et communicationnels des internautes. En effet, il suffit simplement de cliquer, liker, (re)tweeter, ou de faire un post…et le tour est joué. À ces stimuli extérieurs, il est important de relever qu’il existe des stimuli propres à l’internaute. Ne pas les reconnaitre laisserait beaucoup songeur. L’internaute lambda est animé par des propriétés spécifiques, susceptibles de le faire gagner en autonomie.

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Source : http://rci.rutgers.edu/~contemp/Homans.pdf

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Réseaux sociaux et gestion du risque: les chiffres essentiels à savoir pour les intégrer

Rs_logoLes réseaux et médias sociaux entrent de plus en plus dans la gestion globale des risques. Que vous soyez producteur ou acteur en sécurité, il y a quelques fondamentaux à connaître pour intégrer ces outils dans vos dispositifs de prévention, de prévision et de protection.

En effet, les citoyens commencent à utiliser les médias et les réseaux sociaux pour s’informer sur les risques auxquels ils pourraient être confrontés afin de mieux les anticiper et se préparer à y faire face. Ces nouveaux médias sont aussi de plus en plus sollicités lorsqu’un événement majeur survient pour communiquer en temps réel l’état de la situation et s’inscrire dans un comportement de solidarité vis à vis de ses compatriotes. Les collectivités investissent elles aussi le web sous toutes ses formes et nombre d’entre elles informent leurs administrés sur les actions de prévention qu’elles déploient et/ou leurs communiquent les consignes à tenir et les mesures à prendre lorsqu’un risque s’est réalisé sur la commune. Et tout ceci se déroule dans une relation interactive et participative.

Reste maintenant à faire le choix de ces outils pour bâtir un plan de e-communication. Aussi, je vous propose grâce à cette infographie de faire un état de l’art chiffré des médias sociaux dans le monde et en France et de découvrir les nouvelles tendances en matière de réseaux sociaux.

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Internet et médias sociaux : les grands chiffres et tendances 2014

Obsolescence de la e-communication et e-information

Enfin, une chose à savoir, et pas des moindre, la durée de vie moyenne des vos publications sur ces réseaux sociaux est très courte, alors, si vous voulez travaillez en profondeur comme par exemple développer la culture du risque ou la citoyenneté, il vous faudra diffuser, rediffuser et rerediffuser vos messages d’information.

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La surveillance en temps réel d’Internet et des réseaux sociaux permet de détecter les épidémies

En surveillant en temps réel les réseaux sociaux et les sites d’information, sans se limiter à la communication des organismes officiels, ce programme informatique géré par des épidémiologistes de Boston avait alerté les autorités américaines sur les risques d’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest 4 jours avant l’OMS.
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Ainsi, le site Healthmap.org propose une chronologie de la propagation du virus Ebola, basée sur les différents signalements en ligne de la maladie via les réseaux sociaux. « Ce programme permet d’obtenir un autre point de vue sur les premiers signes de l’apparition d’une maladie », explique John Brownstein, professeur à Harvard.

Les recherches sur Google analysable avec Google Trend peuvent aussi servir d’indicateur. Ainsi, l’augmentation subite de la recherche des mots « diarrhée » et « grippe » permet de prédire des pics d’infections. Même chose pour la consultation des pages Wikipedia de certaines maladies, qui explosent en cas d’épidémie.

Mais ce système n’est pas infaillible… l’explosion d’un référence à une thématique donnée sur le web et le réseaux sociaux n’est pas forcément attribuable à la zone géographique d’où émane les recherches. Il peut s’agir seulement d’un partage d’informations ou d’inquiétudes.

http://healthmap.org/ebola

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RESEAUX SOCIAUX : 101 QUESTIONS JURIDIQUES

reseaux sociaux_juridiquesRESEAUX SOCIAUX : 101 QUESTIONS JURIDIQUES

Les nouveaux médias, les réseaux sociaux sont omniprésents, personne n’y échappe, même en gestion des risques et gestion des crises. Encore faut-il connaître les règles du jeu notamment par rapport à la règle juridique.

A l’initiative de l’Association pour le développement de l’information juridique (ADIJ), Cédric Manara, spécialiste des questions juridiques touchant à l’Internet et à la propriété intellectuelle, entouré d’une équipe de jeunes juristes, balaie en 101 questions qui vont à l’essentiel quasiment toutes les interrogations auxquelles on peut être confronté. Sont abordés successivement :

  1. la création d’un compte
  2. Les réseaux sociaux et la justice
  3. le commerce sur les réseaux sociaux
  4. les réseaux sociaux et le travail
  5. les réseaux sociaux dans la vie de famille
  6. les réseaux sociaux et la vie privée
  7. les propos tenus sur les réseaux sociaux
  8. les réseaux sociaux et les états
  9. les images sur les réseaux sociaux
  10. la fin du compte

Toutes les plumes qui ont contribué à cet ouvrage autour de l’auteur sont diplômées du Master droit des multimédias et de l’informatique de l’Université de Panthéon-Assas ou bien y enseignent.

Editions diateino, 2013 (http://www.diateino.com/fr/)

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