Les candidatures pour le Prix CCR Cat Nat de la CCR sont ouvertes !

C’est dans le but d’encourager la recherche dans le domaine de la connaissance des catastrophes naturelles et son application aux métiers de l’assurance et de la prévention des risques qu’a été créé le Prix CCR Cat Nat. Il a pour objet de récompenser une thèse de doctorat portant sur cette thématique et constituant un travail de recherche innovant, approfondi et original, permettant de mieux appréhender les aspects théoriques et les enjeux pratiques du sujet traité.

Le Prix CCR Cat Nat est ouvert au niveau européen et récompensera un lauréat désigné par un jury qui pourra être composé d’universitaires, d’experts du secteur de la recherche et de l’assurance, et de représentants de la CCR.

 Pour candidater, il faut avoir soutenu une thèse entre le 1er janvier 2015 et le 31 décembre 2015.

La remise du prix aura lieu à l’occasion de la 7ème édition de la Journée CCR CAT, en juin 2016. Le docteur présentera ses travaux lors de cette journée de conférences et se verra remettre une dotation de 5000 euros. Sa thèse sera publiée à partir du site institutionnel de la CCR (www.ccr.fr) ou de tout autre site édité par la CCR.

Pour être candidat, rendez-vous sur le site www.ccr.fr rubrique « Actualité », avant le 18 mars 2016.

Contact : prixccrcat@ccr.fr

Exemple de cartographie du modèle inondation CCR (source : ccr.fr, 2015)
Exemple de cartographie du modèle inondation CCR (source : ccr.fr, 2015)

Share Button

Orléans (45) face aux risques naturels

Les inondations et les mouvements de terrain sont les deux risques naturels pouvant survenir sur le territoire orléanais.

Les inondations

La ville d’Orléans est fortement exposée aux risques d’inondations : près de 25 000 personnes et plusieurs centaines d’activités économiques et équipements se situent en zone inondable ( environ 700 entreprises).

Ces inondations peuvent être dues :

  • à des débordements directs du fleuve Loire,
  • à des fortes crues de la Loire entraînant la destruction des levées,
  • au phénomène de remontée de la nappe phréatique en cas de forte crue de la Loire

Par ailleurs, des inondations par refoulement des réseaux d’assainissement, plus localisées, peuvent survenir dans les habitations et les sous-sols en période de crue de la Loire.

Crues de la Loire

historique-des-crues_orleans

Les inondations les plus importantes se sont produites au XIXème siècle (1846, 1856, 1866). Les quais en rive droite de la Loire et l’ensemble du quartier Saint-Marceau, au sud d’Orléans jusqu’au Loiret, sont particulièrement exposés au risque d’inondation. Plus récemment, des crues de moyenne importance se sont produites en 2003, 2008 et 2013. (Ci-contre, les principales crues répertoriées à l’échelle du pont George V)

Hauteurs d’eau dans l’agglomération orléanaise

Zones inondables et localisation des repères de crue

Plusieurs repères de crue ont été implantés sur le territoire orléanais. Ils permettent d’indiquer les hauteurs d’eau atteintes lors des crues de la Loire. Plusieurs dizaines de repères de crue sont aujourd’hui visible dans les rues de la ville.

Organisation de la Mairie d’Orléans en cas de crise

1- Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS)

PCC_orleansLa Mairie d’Orléans a notamment réalisé son PCS sur le volet « inondation », en participantà l’élaboration du Plan d’Evacuation Massive du Val d’Orléans mis en oeuvre par les services de l’Etat du Loiret.

Cet  outil opérationnel de crise est régulièrement testé à travers des exercices de simulation, comme celui organisé par les services de l’Etat en octobre 2010 sur le risque inondation qui a mobilisé l’ensemble des acteurs du risque du département.

2 – Le Plan de Continuité d’Activité (PCA)

Le PCA de la Mairie d’Orléans est un outil complémentaire au PCS inondation. Si ce dernier a pour vocation la sauvegarde des enjeux, le PCA a pour objectif de maintenir un niveau de service public satisfaisant et acceptable pour la population même en période de crise d’inondation.

Ainsi, et en tenant compte du fait qu’une partie des agents municipaux vivent eux-mêmes en zone inondable et que plusieurs bâtiments communaux seront impactés (écoles, équipements culturels et sportifs, mairie de quartier, …), le PCA doit permettre de définir les missions prioritaires à poursuivre par les services, préparer et organiser les services à une situation de crise, tout en garantissant en permanence une réponse de qualité aux besoins de service public de la population.

3 – le Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM)

Dicrim_orleansSon objectif est d’informer, en répertoriant ce qui peut menacer les Orléanais. Pour chaque risque, des consignes de base sont répertoriées afin d’assurer au maximum la sécurité des habitants. Elles permettront de prendre les mesures de sauvegarde utiles et d’adopter les comportements adéquats en cas de péril. Cela évitera ainsi à chacun de se mettre en danger, de nuire à la sécurité d’autrui, de surcharger inutilement les dispositifs de secours.

Le DICRIM d’Orléans comporte un volet important sur l’inondation. Lors de la présentation de la nouvelle version, le maire d’Orléans, Serge GROUARD, a rappelé qu’il était important de connaître les consignes du DICRIM, tout en précisant que « Chaque citoyen est un élément essentiel de la gestion de crise. Aussi, soyons responsables et pour être efficaces, tenons-nous prêts ».

Principales consignes de sécurité en cas d’inondation

pictos_inondation

  • Prévoyez un site d’hébergement en cas d’évacuation (amis, famille, etc…)
  • Montez ou surélevez le mobilier
  • Coupez le gaz et l’électricité
  • Informez-vous des consignes à respecter (radio, mairies, médias)
  • Evacuez dès que l’ordre vous est donné par les autorités
  • Ne tentez pas de rejoindre vos proches ou d’aller chercher vos enfants à l’école
  • Ne téléphonez pas (sauf urgence absolue) afin de libérer les lignes pour les secours

Toutes les consignes du DICRIM d’Orléans : Dicrim_orleans

4 – Une Réserve communale de sécurité civile

En fin une Réserve communale de sécurité civile va être déployée prochainement, avec l’appui technique du Centre européen de prévention du risque inondation (Cepri).

Il s’agit de constituer un groupe d’agents municipaux et d’habitants volontaires pour aider avant, durant et après la crise, en relayant l’alerte auprès des habitants, en assistant la Mairie dans la distribution des repas dans les points d’hébergement… La dynamique existe déjà puisque des agents municipaux ayant reçu une formation sur l’habitat en zone inondable ont fait part de leur intérêt de rejoindre ce groupe.

Site de la ville http://www.orleans.fr/

Share Button

Un certain retard de la France dans la prévention des risques majeurs

La Fédération nationale des sapeurs-pompiers s’inquiète du «retard» de la France dans la prévention des risques majeurs.

Les professionnels du secours pointent d’abord des lacunes dans le dispositif national de gestion de crise, qui «répond à une logique trop verticale et pas assez transversale» , précise le colonel Éric Faure, président de la FNSP. D’autre part, «La coopération est insuffisante entre les ministères appelés à intervenir (intérieur, défense, santé, écologie). Elle l’est aussi entre l’État et les collectivités territoriales », renchérit-il.

S’ajoute à cela «un retard dans le développement, au sein de la population française, d’une culture de prévention en cas de crise majeure. La France fait toujours partie des pays occidentaux qui ont le plus faible nombre de personnes formées aux gestes de premier secours et de ceux où l’on constate un réel manque de détecteurs-avertisseurs de fumée dans les logements.

L’intervention du colonel Éric Faure, président de la FNSP au congrès des pompiers

Edito_FNSP

Share Button

Finistère (29) : Etat d’avancement des PCS et exposition aux risques majeurs

La tempête Xynthia a poussé le gouvernement à demander un état des lieux de la protection du littoral français. Dans ce contexte, j’ai engagé un tour de France des PCS. Le premier département audité fut le Gard(30). Je vous livre ici, une synthèse du département du Finistère (29).

Le Finistère, premier département en linéaire côtier, se prépare à renforcer la protection des zones sensibles. En effet, le Finistère est le département métropolitain le plus riche en façade littorale avec 1.250km de côtes soit près du quart du linéaire littoral français de métropole.

Les ouvrages de protection contre les intrusions marines sont parfois très anciens, et il a fallu attendre la fin des années 1990 pour la création de plan de prévention des risques submersion marine (pour voir l’état d’avancement des PPRN dans le Finistère : www.bretagne-environnement.org )

Ces plans ont été conçus à partir d’une étude réalisée en 1985 par le Laboratoire de Physique des Océans et la DDE 29. Sept plans de prévention des risques ont été prescrits en1997 et1998 sur la côte sud et approuvés entre 1997 et 2000 entre Penmarc’h et Fouesnant. Quatorze plans ont été prescrits entre 2000 et 2002 et approuvés en 2007 pour la côte nord entre Plouguerneau et Saint-Pol-de-Léon. À la suite de la tempête Xynthia, un état des lieux est en cours et un plan d’action sera réactualisé.

A la suite de la tempête de mars 2008, le Département du Finistère a étudié une extension possible des plans de prévention en fonction de la montée des eaux et des dégâts (notamment à l’île de Sein et à Douarnenez) et croisées ces observations avec une cartographie des zones basses.

>>>>>>>>>>>Des campings en première ligne.
Vingt-six campings, en zone de prévention, sont concernés par des prescriptions particulières, notamment une fermeture en période de forts risques. Une quinzaine d’autres campings pourraient être reclassés dans ces zones basses à risque. L’étude est en cours.

>>>>>>>>>>Renforcer les protections.
Un recensement des systèmes de protection (digues, protections naturelles) est en cours. Ils seront classés selon le nombre de personnes qu’ils protègent.

>>>>>>>>>>Combrit, Sein : des sites particulièrement sensibles
Des mesures de renforcement seront prises dans les secteurs les plus sensibles. Ce sera le cas à Combrit et à l’Ile-Tudy. Le renforcement du cordon dunaire sera fait d’ici l’été. Une digue de sécurité de 600 à 700m sera construite à l’arrière du cordon pour 2011. À l’île de Sein, le confortement de trois digues est aussi programmé pour le printemps 2011. Au nord, le secteur de Guissény sera aussi prioritaire.

>>>>>>>>>Gestion de crise.
Les communes vont être incitées à mettre en place un plan communal de sauvegarde. Cinquante-trois maires concernés par un plan de prévention des risques dans le département ont été réunis en juin dernier dont les 21 concernés par la submersion marine. Sept communes en risque de submersion marine sont déjà pourvues de ces documents qui précisent les modalités d’alerte, d’hébergement, de circulation…On ne connait pas à ce jour l’état d’avancement et de réalisation des PCS.

Une vision globale du risque dans le Finistère (source Insee)
Le Finistère est potentiellement moins exposés aux risques que la moyenne des Français. Sur les 283 communes finistériennes, 75 sont classées à risques naturels ou technologiques. 6 Finistériens sur 10 résident dans une commune classée en risque technologique ou naturel. Les Finistériens sont principalement concernés par les risques d’inondations, de mouvements de terrain et par les risques industriels et nucléaires.

  • Moins de risques majeurs dans le Finistère qu’ailleurs

Le Finistère est globalement moins exposé aux risques majeurs que la Bretagne et la métropole. Alors que moins de 3 communes finistériennes sur 10 peuvent être sujettes à un ou plusieurs risques majeurs naturels ou technologiques, 5 sur 10 le sont en Bretagne, 7 sur 10 en métropole. 59 % des Finistériens résident dans une commune soumise aux risques majeurs, contre 73 % en Bretagne et 86 % pour la France métropolitaine.

  • Les inondations, le risque naturel le plus fréquent dans le Finistère

Les communes du Finistère classées en risque naturel majeur le sont soit au titre des inondations, soit au titre des mouvements de terrain. Sur 53 communes sujettes à au moins un risque naturel, 47 sont exposées aux risques d’inondations et 11 aux risques de mouvements de terrain. Châteaulin, Port-Launay, Quimper, Quimperlé et Pontde- Buis-lès-Quimerch sont sujettes à la fois aux risques d’inondations et de mouvements de terrain.

Si statistiquement, le Finistère est relativement épargné par les risques naturels, il a été marqué par plusieurs catastrophes naturelles durant les deux dernières décennies. La position géographique du Finistère, exposé aux vents d’ouest, la façade maritime importante et un réseau hydrographique dense rendent ce département vulnérable aux tempêtes et inondations. Entre 1983 et 2008, les trois quarts des arrêtés préfectoraux de catastrophes naturelles sont liés aux inondations.

Une commune finistérienne sur trois a fait l’objet d’au moins 4 arrêtés concernant ce risque sur cette période (hors évènement de 1999, où l’ensemble des communes du Finistère sont concernées). Quimperlé, Guipavas et Quimper sont les communes les plus exposées avec plus de 8 arrêtés de catastrophes naturelles entre 1983 et 2008.

Mise à jour : septembre 2010

Share Button