Un jeu sur les risques naturels !

Plusieurs outils pédagogiques ont déjà été conçus, pour sensibiliser tant les adultes que les plus jeunes, aux risques. On peut notamment citer :

Halte aux risques ! développé par l’UN-ISDR. Ce jeu en ligne permet à chacun de se mettre dans la peau d’un maire. Ainsi, vous pouvez, grâce à vos actions (construire une digue, des bâtiments parasismiques, etc.) protéger votre population… Quid du citoyen ?
Quand la Terre gronde, conçu par la Cité des Sciences, entraîne les jeunes dans un parcours pédagogique de recherche sur les phénomènes géologiques. Un quiz conclu le parcours, parfois un peu scolaire…
Ainsi, à part Pandémie (mais dont la portée pédagogique demeure discutable en terme de prévention), peu de jeux de plateau sont consacrés à la thématique des risques naturels.

Nathalie Caudard et Sylvain Dumont, respectivement chargée d’études sur les risques naturels chez Alp’Geosrisques, et concepteur d’outils de sensibilisation sur ces derniers dans la région de Grenoble, se sont lancés dans la création d’un tel jeu. L’objectif du projet, baptisé Prevento, est de sensibiliser les publics à partir de 15 ans à 4 thématiques : la connaissance des phénomènes, les moyens de prévention et de protection existants, les éléments de culture générale et les bons comportements à adopter en cas de catastrophe.

Encore en phase de conception, le jeu a pour ambition de transmettre les connaissances essentielles sur 7 phénomènes naturels, et ainsi, de rendre le citoyen acteur de sa propre sécurité.

Pour concrétiser leur projet, les concepteurs de ce jeu de société lancent un appel à contribution aux acteurs du secteur. Que vous soyez amateur de jeux de société, graphiste, producteur ou professionnel des risques, vous pouvez participer au projet, ou tout simplement, le suivre.

Contacts : Nathalie Caudard, Sylvain Dumont

Plus d’informations : cliquez ici

 Source : http://www.echosciences-grenoble.fr/
Source : http://www.echosciences-grenoble.fr/

 

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La cellule « Vulcain » : la brigade du tigre des incendies de forêts

Pompiers, agents de l’Office nationale des forêts et gendarmes forment la cellule Vulcain et enquêtent sur les origines des incendies de végétation. Depuis dix ans, ils travaillent de concert pour comprendre les origines des feux.

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Le plan « Vulcain », qu’est-ce que c’est ?

C’est un dispositif de coopération inter-services pour lutter contre les incendies de forêts. Il est mis en œuvre pour la durée de la période estivale, du 15 juin au 15 septembre.

Des pompiers et gendarmes, divers fonctionnaires de l’Etat et des communes, des personnels de l’office national des forêts, des bénévoles des comités communaux des feux de forêt…travaillent de concert pour comprendre les origines des feux.

Que font-ils précisément ?

► Outre des actions de prévention, ils mettent en œuvre des moyens spécifiques et opérationnels lorsqu’un incendie est détecté sur une zone concernée.
► Ils font respecter les décisions des autorités judiciaires et administratives (ex : les arrêtés préfectoraux d’interdiction d’accès aux massifs forestiers).
►Lorsqu’un incendie s’est produit, ils déclenchent une enquête. A cette occasion, une expertise est réalisée par une équipe pluridisciplinaire (un gendarme territorialement compétent, un technicien en identification criminelle*, un agent de la direction départementale des territoires et un sapeur-pompier). Cette équipe donne un avis sur l’origine du feu : naturelle, technique, humaine (volontaire ou fortuite) ou indéterminée.

Les peines encourues en cas d’incendie d’origine humaine peuvent aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle et 150 000 euros d’amende.


Reportage sur la cellule « Vulcain » dans le Var
: (après la pub…)

Incendies : le Var crée une cellule pour… par BFMTV

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Probabilité d’un séisme à NICE et dans les Alpes-Maritimes

Les tremblements de terre survenus ces derniers jours en Italie, réveillent le risque qui pèse sur les Alpes-Maritimes. Ces phénomènes géologiques sont provoqués par la poussée continuelle de la plaque Africaine sur la plaque Euro Asiatique. Nice qui n’est qu’à 350 km de Ferrare, tremble assez régulièrement. Le dernier événement date de février 2011 où un séisme de magnitude 4,9 a réveillé les consciences des Niçois. Dans les Alpes-Maritimes, le risque tellurique est classé de niveau II sur une échelle de III.

Pour Edmond Mari, docteur en sismologie et maire de Châteauneuf-Villevieille, « plusieurs failles traversent les A-M, celles de la Vésubie, de la Tinée ou encore du Var. ». Si, elles ne font plus parler d’elles depuis longtemps, il ne faut croire qu’elles sont endormies. Ce trop long repos n’est d’ailleurs pas rassurant. En effet, pour les experts en sismologie : « il vaut mieux plusieurs secousses régulières qui jouent le rôle de soupape de sécurité, plutôt qu’une accumulation des énergies en sous-sol libérée subitement. » En 1979, Haroun Tazieff, le célèbre vulcanologue et initiateur de la culture de prévention du risque en France, avait prédit la disparition pure et simple de la Côte d’Azur.
L’ étude pilotée par le bureau de recherches géologiques et minières évalue les conséquences d’un séisme majeur à Nice : 50 à 200 morts, 10 000 à 23 000 sans abri et 3 à 4,5 milliards d’euros de dégâts » pour la seule capitale azuréenne !

plaque euro méditerranéene
En attendant, ce « big assuréen », l es Alpes-Maritimes continueront d’être ébranlées par une multitude de secousses, plus ou moins dévastatrices. Les pouvoirs publics s’y préparent en élaborant des plans d’action pour le jour où l’aléa se réveille.

Afin que chacun soit acteur de sa propre sécurité le jour « J », il est important d’informer et d’éduquer la population. Aussi, en 2007, une convention a été signée entre la préfecture, le conseil général, le rectorat et le service départemental d’incendie et de secours afin de sensibiliser les Azuréens au risque sismique.

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Remise en état des carrières : modalités de mise en place des garanties financières

Une récente circulaire (1) précise les modalités d’application des garanties financières prévues aux articles L.516-1, R.516-1 et suivants du code de l’environnement pour les carrières. Elle annule et remplace la circulaire n°98-48 du 16 mars 1998 relative aux garanties financières pour la remise en état des carrières (ICPE).

Les garanties financières pour la remise en état des carrières ont été introduites par l’article 4-2 de la loi n°76-663 du 19 juillet 1976 relative aux installations classées pour la protection de l’environnement. Elles sont notamment encadrées par l’article R.516-2 du code de l’environnement et l’arrêté du 9 février 2004 relatif à la détermination du montant des garanties financières de remise en état des carrières.
Le décret n°2010-1172 du 5 octobre 2010 modifiant l’article R.516-2 du code de l’environnement a institué des garanties financières supplémentaires pour certains stockages de déchets inertes et terres non pollués présentant des risques particuliers, dits de catégorie «A». Désormais, l’article R.516-2 prévoit que les garanties financières tiennent compte de:

– la surveillance des installations de stockage de déchets inertes et de terres non polluées résultant de l’exploitation de la carrière lorsqu’elles sont susceptibles de donner lieu à un accident majeur à la suite d’une défaillance ou d’une mauvaise exploitation, tel que l’effondrement d’une verse ou la rupture d’une digue;
– l’intervention en cas d’effondrement de verses ou de rupture de digues constituées de déchets inertes et de terres non polluées résultant de l’industrie extractive lorsque les conséquences sont susceptibles de donner lieu à un accident majeur.

Par ailleurs, les installations de la nouvelle rubrique 2720 relative aux stockages de déchets non inertes, dangereux ou non, des industries extractives, sont soumises aux garanties financières visées au 1°, IV, de l’article R.516-2 du code de l’environnement.

Le commentaire rappelle que «la procédure pouvant aboutir à l’appel des garanties financières doit être lancée par le préfet conformément à l’article R.516-3 quand les obligations de remise en état, de surveillance et d’intervention tels que prévus par l’article R.516-2 ne sont pas réalisées selon les prescriptions de l’arrêté d’autorisation. Les garanties financières doivent toujours être appelées par le préfet avant leur échéance».

Lorsque le préfet fait appel aux garanties financières, «l’Etat se substitue à l’exploitant et devient alors maître d’ouvrage pour la remise en état de la carrière, l’intervention en cas d’accident ou de pollution ou de rupture de digue ou de verse».

(1) Circulaire du 9 mai 2012 relative aux garanties financières pour la remise en état des carrières et au stockage des déchets de l’industrie des carrières.

Télécharger la circulaire :
www.legifrance.gouv.fr
(source : mairie info)

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