Garantir la confiance des populations envers les autorités et les accompagner dans la réduction de leur vulnérabilité

Lors du colloque du 2 mars sur le régime français d’assurance des risques naturels organisée par l’AFPCN, Gérard Bazot du Collectif des Naufragés du Rhône réagissait aux propos des assureurs sur l’inconscience du citoyen face aux risques.

Pour Gérard Bazot, à l’exception peut-être des nouveaux habitants, les populations des bassins d’expansion sont largement sensibilisées au risque attendu qu’ils ont tous vécu au moins une situation critique ces 15 dernières années.

Pour lui, il est cependant nécessaire de convaincre ces « riverains du risque » que les aménagements programmés dans le cadre de Schéma de bassin correspondent aux meilleures options possibles. Or, les habitants expriment certains doutes quant aux mesures envisagées par l’Etat. Le premier travail à réaliser relèverait donc de la pédagogie sur ces sujets d’aménagements, puisqu’il y a bien une confiance à renouer entre le riverain et l’autorité publique .

Si l’on souhaite que les riverains prennent leurs responsabilités, il faut au préalable qu’ils soient convaincus du bien-fondé des actions engagées par l’Etat. Plus globalement, la confiance passe par des éléments clairs sur l’ensemble des thématiques : gestion de crise et données de référence, objectifs de prévention et de protection, réglementation…

Gérard Bazot estime par ailleurs qu’en matière de réduction de la vulnérabilité, l’Etat demande beaucoup trop aux populations. En effet, comment demander aux populations d’agir sur leur propre protection si aucune avancée législative ne vient contrebalancer les contraintes et les pertes financières ?

La question principale posée par les populations est : qu’est-ce que l’Etat entend exactement par « réduction de la vulnérabilité ? ».
Condamner les RDC des habitations, lancer de lourds travaux de rénovation implique des coûts et le une réduction de la surface habitable. Comment demander un tel effort alors qu’une inondation centennale reste hypothétique dans les années à venir et que le régime assurantiel demeure défavorable aux riverains ?

Il est donc nécessaire d’accompagner les populations dans la prise en compte du risque : expliquer les conséquences des aménagements, réaliser des diagnostic de vulnérabilité, identifier les mesures concrètes à mettre en place (installations électriques, arrimage des cuves de fuel, matériaux à utiliser, etc.). De plus, l’information sur les aides financières existantes doit être mieux diffusée.

A propos du Collectif des Naufragés du Rhône :

Située à Boulbon (13), cette association vise l’information de défense des populations inondables de la plaine de Boulbon-Mézoargues-Tarascon-Vallab.
L’association fonctionne au moyen d’un Bureau de 16 membres qui participent à toutes les réunions relatives aux projets d’aménagement du Rhône, la réglementation… et qui lisent la documentation de référence afin d’informer les adhérents et faire évoluer les décisions en tenant compte de leurs avis. L’association est en relation avec les élus des 2 régions concernées. Elle participe à l’amélioration de la prévention des inondations au niveau de l’organisation des 4 communes de la plaine.

Bureau / Membres :
Président : Gérard BAZOT
Vice Président : Michel COULANGES
Trésorier : Colette GILLES
Contact au sein de l’association : Gérard BAZOT (Président)
Nombre d’adhérents en 2009 : 486

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Le blog de la sauvegarde et de la résilience vous présente ses meilleurs voeux

Cette année 2012 est arrivée avec ses grandes incertitudes et ses risques multiples de tous ordres…mais aussi, avec ses opportunités pour ceux et celles qui sauront s’adapter et se remettre en cause.

De nouvelles méthodes d’organisation personnelles, familiales, sociales, professionnelles s’installent. Elles reposent sur l’échange, le partage, la coopération voire la coopétition. Seuls ceux qui développeront ces valeurs en mettant l’humain au coeur de tous les projets, traverseront les tempêtes et les changements inéluctables annoncés.

Les sommets à conquérir sont himalayiens et pour les atteindre, il faudra bien choisir sa cordée en prenant soin d’alléger son sac à dos de tout le superflu : laisser la peur, le doute, la colère, les échecs passés. Quant aux ressources disponibles, elles sont immenses si nous prenons conscience que nous n’utilisons que 5 % de nos potentiels Physiques, Affectifs, Intellectuels, Spirituels.

Alors en guise de vœux, je vous adresse cette carte humoristique sur les risques…notre domaine de compétence…un premier pas vers l’humilité pour sauvegarder l’humanité !

Bien à vous et n’hésitez pas à partager vos connaissances et vos expériences sur ce blog dédié à la sauvegarde et la résilience des populations.

Patrice Laya (animateur du blog)

voeux 2012

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Devant les lenteurs des services de l’État, le maire de la Baule prend des mesures pour anticiper la protection des côtes

Yves Métaireau, le maire de la Baule, président de Cap Atlantique et des maires ligériens l’avait annoncé à la fin du dernier conseil municipal baulois. « Nous allons prendre des mesures d’ici la fin de l’année pour anticiper la protection des côtes, les demandes de procédures sont lentes, il faut trouver des mesures palliatives ».

Réaliser un PAPI
C’est accompagné d’Yves Lainé, le maire du Pouliguen et de Michèle Poupard, ajointe guérandaise chargée de l’environnement et du patrimoine qu’Yves Métaireau a tout d’abord rappelé son inquiétude : « Il y a forcément un risque de nouvelles inondations ; avec un coefficient de marée de 85, on est déjà en sur cote. Si par malheur, il y a convergence entre une grande marée, de la pluie et une tempête avec des vents de Sud, nous nous retrouverons dans une situation proche de Xynthia ».

Yves Métaireau est énervé contre les procédures exigées : « Il a fallu produire un certain nombre de dossiers, comme la mise en place d’un plan communal de sauvegarde, un plan de subvention rapide, que le Préfet prescrive un plan de protection contre le risque des inondations et la cerise sur le gâteau, cette demande de réaliser un PAPI ».

Le PAPI est un programme d’actions et de préventions des inondations, délai, trois ans. « Mais, c’est juste le hors-d’œuvre », poursuit Yves Métaireau : « Il faudra aussi faire une étude d’impact, une autorisation au titre de la loi sur l’eau, une évaluation des incidences de ces travaux au titre de Natura 2 000, un dossier pour la commission départementale Nature, Paysages des sites et enfin une étude de danger ».

À la question : Cela prend combien de temps ? « La réponse des services de l’État est de deux à quatre ans » fulmine Yves Métaireau qui a eu beau d’écrire au président de la république, au premier ministre et au ministre de l’environnement Nathalie Koscuisko-Morizet. « Je n’ai que des réponses polies ».

Des ouvrages provisoires

Alors, devant ce parcours d’obstacles et le sentiment d’un non-aboutissement rapide du dossier de prise en charge, la décision de financer des ouvrages provisoires de défense de côtes et de l’étier a été prise et devrait être entérinée par le SIVU du port La Baule-Le Pouliguen le 25 novembre prochain.

L’enveloppe financière est de 500 000 à 650 000 €. Ces ouvrages sont un palliatif en attendant des définitifs financés par l’État dont le montant de travaux est estimé entre 7 et 8 millions €.
« Il est hors de question d’attendre un nouveau Xynthia, cela serait dommage qu’une des plus belles baies du monde voie des quartiers de sa ville inondés ».

Le renforcement des berges autour de l’étier devrait protéger provisoirement 1 200 personnes directement concernées et éviter de nouveaux dégâts. « Nous avons le devoir de rassurer la population ». Comme il ne faut pas trop compter sur des aides extérieures et je le déplore, on va se débrouiller par nous-mêmes », poursuit le maire.

Très pratiquement, les travaux de renforcement seront réalisés pour pallier une montée des eaux à hauteur de 3,80 m. Des sacs de sable de lestage, des murets, des talus et du confortement des berges avec de l’enrochement vont venir en supplément de travaux déjà effectués.

Deux bassins de rétention des eaux pluviales seront aussi réalisés et un radar d’alerte de montée des eaux mis en place.

Ces travaux devraient être exécutés avant la prochaine grande marée de mars 2012.

source La Baule Info

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Nouvelle alerte « vague submersion marine »

Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Jean-Paul Kihl, directeur général de la sécurité civile et de la gestion des crises et François Jacq, président-directeur général de Météo-France ont présenté le 21 octobre 2011 la vigilance vagues-submersion.

Un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques

Décrétée comme axe prioritaire du plan de prévention des submersions marines et des crues rapides, dit plan digues à la suite de la tempête Xynthia de février 2010, cette amélioration de la vigilance météorologique est destinée à attirer l’attention sur la possibilité d’occurrence des phénomènes « fortes vagues – submersions marines » en fonction de leur intensité. Ainsi, l’établissement public Météo-France qui exerce les attributions de l’Etat en matière de sécurité météorologique des personnes et des biens et, à cette fin, produit, deux fois par jour, une carte de vigilance météorologique, introduira dorénavant un nouveau pictogramme lors des alertes météorologiques de tempête. Jusqu’à présent, les avis de très fortes vagues – ATFV- étaient diffusés uniquement aux autorités et s’adressent à un public averti. Maintenant, le citoyen que l’on désigne comme acteur de sa sécurité dans la loi de modernisation aura, lui aussi, l’information en cas d’arrivée d’un risque.

En cas de vigilance vagues-submersion.

Sur la carte de vigilance, une bande de couleur sera matérialisée sur la côte de tous les départements concernés. De plus, le pictogramme vagues-submersion sera affiché sur le littoral de ces départements.

Pour accéder au bulletin décrivant l’évolution du phénomène vagues-submersion et les conseils pour se protéger, il suffit de cliquer sur la zone littorale colorée des départements concernés.Un lien vers le site du Shom, le Service hydrographique et océanographique de la marine, permet en complément aux internautes de connaître les horaires et coefficients de marée.

Une carte qui prend en compte trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues

Après la carte pour les risques hydrologiques (dit risques de crues) développée avec le service central d’hydrométéorologie et d’appui à la prévision des inondations (SCHAPI) et la carte pour le risque canicule développée avec l’Institut de veille sanitaire (InVS), arrive, près de 20 mois après Xynthia, une autre carte vigilance de météo France qui ajoute l’aléa « vagues et submersion». Cette carte a été développée en partenariat avec le Service hydrographique et océanographique de la marine (SHOM) afin de tenir compte de trois phénomènes simultanés : la marée, la surcote et les vagues. En dix ans, Météo France aura lancé neuf vigilances et renforcer ainsi la protection des populations.

Cette vigilance « vagues-submersion » vient donc compléter un dispositif bien connu du grand public. Canicule, grand froid, vent fort, inondation, orages

L’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques

Comme le redéfini la nouvelle circulaire interministérielle (Intérieur, Ecologie), l’objectif poursuivi par la procédure de vigilance et d’alerte météorologiques est multiple:
– donner aux autorités à l’échelon national, zonal, départemental et communal les moyens d’anticiper, par une annonce plus précoce, une situation difficile;
– donner, aux Préfets et aux services déconcentrés, ainsi qu’aux maires, les outils de prévision et de suivi permettant de préparer et de gérer une telle crise;
– assurer simultanément l’information la plus large possible des médias et de la population en diffusant des conseils et des consignes de comportement adaptés à la situation.

Les servives « météo » des grands médias télévisés ont d’ailleurs été formés à cette nouvelle alerte « vague submersion marine » comme nous l’a confirmé le nouveau présentateur de France 2, Philippe Verdier, lors du Forum international de la météo organisé par la société Française de météorologie.

60 % des Français prennent conscience des risques avec carte de vigilance météorologique

Si 90 % de la population déclare connaître la carte de vigilance élaborée par Météo France, les demandes de mise en vigilance des annonces des prévisions météo sont pour plus de 60% des citoyens, le moment qui ravive pour eux le souvenir des phénomènes climatiques extrêmes comme Xynthia ou Klaus (résultat de l’enquête sur la perception de xynthia menée en juin dernier par l’Académie de l’eau). Dans le même temps seuls 68 % des personnes interrogées appliquent les consignes de comportement associées en cas de vigilance orange ou rouge.

Ces vigilances météorologiques renforcent donc la conscience du grand public face au risque, et à partir du moment où nous sommes conscients, en éveil, nous sommes plus à même de réagir face aux événements. C’est pourquoi, le dispositif s’accompagne de consignes de comportements adaptées qui facilitent, pour les services de l’Etat et les collectivités concernés, l’organisation de l’alerte à partir de la vigilance.

Site de météo France :

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