Un bilan des réserves communales

preventique_PavillonOrange10 ans après que la loi de 2004 sur la sécurité civile a créé les réserves communales, un bilan méritait d’être publié. C’est l’objet d’un dossier spécial de Préventique, réalisé avec l’aide du général Vernoux, responsable du Pavillon orange au HCFDC.

Le dispositif opérationnel français de sécurité civile est présenté ainsi que les expériences de cinq communes et villes.

•Champ-sur-Drac (Isère);
•La Faute-sur-Mer (Vendée);
•Saint-Étienne (Loire);
•Tours (Indre-et-Loire);
•Venelles (Bouches-du Rhône).

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SAINT ETIENNE (42) : le multi-canal informationnel du risque@

La ville de Saint Etienne, labellisée Pavillon Orange, poursuit sa stratégie d’information et d’éducation de sa population aux risques majeurs, en produisant et diffusant deux vidéos sur ce domaine.

La première intitulée  « Que faire en cas d’inondation ? » présente clairement les gestes à faire et ceux à ne pas faire lorsque la mairie déclenche une alerte inondation.


DICRIM – Que faire en cas d’inondation ? par carbone42

La seconde « Que faire en cas d’accidents de transports de matières dangereuses ? » met le citoyen en situation si un camion transportant des produits dangereux pour lui, venait à se renverser dans la commune. La vidéo présente là aussi, les gestes à faire et à ne pas faire.


DICRIM – Que faire en cas d’accidents de… par carbone42

Une nouvelle fois, la municipalité de Saint Etienne est à la pointe de l’innovation en matière d’information préventive qui rappelons le est obligatoire pour toute commune soumise à un risque. En effet, dès lors qu’un risque est recensé sur le territoire d’une commune, le maire doit mettre en place une information préventive, comme l’en oblige d’ailleurs l’article 21 de la loi du 22 juillet 1987 qui stipule « que le citoyen a le droit à l’information sur les risques qu’il encourt en certains points du territoire et sur les mesures de sauvegarde pour s’en protéger ».

Les outils et moyens d’information préventive à disposition du maire

Ainsi le Document d’Information Communal sur les Risques Majeurs plus connu sous l’acronyme DICRIM fait aujourd’hui figure de point d’entrée et de passage obligé, au regard du décret 90-918 du 11 octobre 1990, des outils et moyens d’information préventive. Il est établi par le maire à destination de la population de la  commune. L’objectif du DICRIM est  d’informer le citoyen sur les risques  majeurs auxquels il peut être exposé, sur leurs conséquences et sur ce qu’il doit faire en cas de crise. Le maire y recense les mesures de sauvegarde répondant aux risques sur le territoire de la commune. Le citoyen informé est ainsi moins vulnérable.

Outre le DICRIM, d’autres actions réglementaires sous la responsabilité du maire contribuent à l’information préventive de la population, à savoir :

  • L’affichage sur les risques
  • Les réunions publiques
  • Les repères de crues
  • L’information des acquéreurs et locataires

Au-delà des obligations réglementaires,  d’autres actions peuvent contribuer à diffuser l’information préventive sur les  risques, comme :

  • Le travail avec les scolaires
  • L’Information régulière dans la  presse, le journal municipal  et le site internet de la commune
  • Le réseau de la Réserve Communale de Sécurité Civile
  • L’implication de la population  dans un exercice sur le Plan Communal de Sauvegarde .

 Saint Etienne : une démarche informationnelle du risque multi-canal  

Si, la version papier du DICRIM avait été réalisée par la Ville de Saint-Etienne en 2007, une version électronique, avait été inaugurée en juin 2012. Réalisée en lien avec l’Université Jean Monnet, ce e-DICRIM permettait aux Stéphanautes  (internautes Stéphanois), par le biais d’une cartographie interactive, de découvrir les nombreuses situations de crise connues à travers les siècles sur le territoire de la commune. L’objectif de ce DICRIM interactif est de donner les moyens à chaque citoyen de développer une « culture et une mémoire du risque » par l’intermédiaire de contenus les plus attrayants et ludiques possibles.

Aujourd’hui, grâce à ces deux vidéos, le Service Prévention des risques et du handicap, piloté par le Colonel François DRIOL, répond aux nouvelles attentes de sa population en matière de communication multimédia. En effet, après son système d’alerte à la population, son DICRIM en ligne, sa cartographie interactive d’information sur les risques et ses vidéos sur les gestes à faire et à ne pas faire lorsque le risque se réalise, il ne reste plus qu’à la municipalité de diffuser via les écrans de télévision installés un peu partout dans la ville, toutes ces informations relatives à la prévention et à la gestion du Risque.

Ps : La Ville de Saint Etienne est labellisée Pavillon Orange 

 

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Le DICRIM interactif de Saint-Etienne (42)

a une double obligation réglementaire de mise en place d’un Document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) :
– elle est soumise au plan de prévention des risques naturels prévisibles d’inondation depuis le 30 novembre 2005
– elle est soumise au nouveau zonage sismique français depuis 2011.

Une version papier du DICRIM avait été réalisée par la Ville de Saint-Etienne en 2007. Il était en ligne au format pdf. La mise à jour de ce document, permettant de connaître les risques, les moyens de prévention, etc., étant obligatoire tous les cinq ans, il devait être réactualisé. Une version papier sera disponible dans les Mairies de Proximité à la fin de l’année mais les internautes peuvent d’ores et déjà consulter la nouvelle version intégrée au site internet de la Ville.

C’est une première en France, d’après elle, que cette version high-tech, réalisée en lien avec l’Université Jean Monnet et l’Institut des Risques Majeurs de Grenoble. Elle permet aussi aux internautes, par le biais d’une cartographie, de découvrir les nombreuses situations de crise connues à travers les siècles.

Les événements répertoriés sont de natures différentes: tempêtes, inondations, feux de végétation, mouvements de terrain, etc. A chaque type d’événements – classés dans huit catégories – correspond un petit visuel (un flocon de neige par exemple) matérialisé sur la carte par une pastille. On peut tous les faire apparaître à l’écran ou les sélectionner; choisir, par exemple, seulement les accidents mettant en cause des transports de matière dangereuse.

Il faut un peu de temps pour se familiariser avec cet outil remarquable, assez complexe, qu’apprécieront tout particulièrement les férus d’histoire locale. Il faut cliquer sur les pastilles pour connaître la date de l’événement, connaître le ou les lieux les plus touchés, et accéder à la documentation. Celle-ci est variable. Si la relation de l’inondation du 12/11/1996, qui frappa notamment le parking du palais des spectacles, se limite à quelques lignes, celle du 2 août 1967, qui causa la mort d’un homme, est illustrée de quatre photos des Archives municipales. On peut consulter aussi à son sujet une fiche détaillée.

La plupart des événements mentionnés font l’objet d’une telle fiche descriptive au format numérique classique (pdf). Beaucoup d’articles de presse sont reproduits, ainsi que des documents iconographiques ou photographiques. Il est fait mention parfois de vidéos de France 3 mais elles ne sont pas encore accessibles.

C’est en « zoomant » sur la carte dont le fond de plan peut-être, au choix, celui du cadastre, un plan ville ou une photo aérienne, qu’on entre dans le détail. Dans le cas par exemple des chutes de neige sur un secteur donné, l’hypercentre, on relève la mention de trois années : 1948, 1982 et 2011. A un certain degré de l’échelle, on visualisera pour novembre 1982, les documents concernant la place de l’hôtel de ville et la rue Balay. C’est avec un « zoom » qu’on découvre alors la notice de la rue de Lodi. Non pas évidemment que la description de l’événement varie mais le document qui l’illustre, une photo de presse en l’occurrence, montre précisément les dégâts causés dans ladite rue.

On dispose encore en complément, pour certains faits, de documents officiels. Ainsi concernant les importants dégâts causés par les pluies diluviennes de 1948 (193,7 mm de précipitations le 10 juin !), des courriers adressés par le maire au Préfet, un rapport du service de voirie et un autre d’un commissaire de police.

Parmi les catastrophes qui ont le plus frappé Saint-Etienne arrivent en tête les inondations: 1834, 1837, 1851, 1909, 1915, 2002, 2007… Celle de 1849, qui fit entre onze et quinze morts, est longuement évoquée avec onze documents divers dont une coupe de l’église Notre-Dame de Valbenoîte montrant le niveau atteint par les eaux.

Un seul événement figure au rayon des « ruptures de barrage ». C’est aussi le plus ancien événement dont on ait trouvé mention quoique la page d’accueil indique: « Cette application cartographique a été réalisée grâce au travail de recherche, de recensement et de collecte de documents d’archives sur les événements (inondations, tempêtes, feux, etc.) qui se sont produit sur le territoire de Saint-Étienne depuis 1587. »

Le 3 août 1694, le « Bassin du Roy », situé au niveau de l’actuelle place Valbenoîte (rue des Passementiers) cède sous la pression des eaux lors d’une crue. S’ensuit une vague destructrice et un bilan humain catastrophique: une centaine de morts.

Les accidents technologiques répertoriés sont au nombre de six. Le plus ancien, une explosion dans un hangar de pièces d’artifice, date de 1881. Les deux plus récents, 1992 et 1994, mettaient en cause l’entreprise SNF Floerger, rue Jean Huss (émanations de gaz toxiques).

Source Forez Info

Accéder au Dicrim interactif

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