Conduire les opérations communales de sauvegarde

Conduire les opérations communales de sauvegarde, initiation opérationnelle, aux éditions Territorial, est un ouvrage réalisé par le fondateur du Pavillon Orange, le général François Vernoux.

Ce livre est comme une initiation opérationnelle pour conduire et mener à bien toutes les actions à réaliser en temps de crise. La méthode pour conduire les opérations est particulièrement adaptée aux maires qui pourront s’appuyer sur l’expérience du général Vernoux.

« Après sept ans d’audits de progrès dans les municipalités et de conférences devant des assemblées d’élus, je réalise qu’il manque encore quelque chose pour permettre aux élus et agents territoriaux d’assurer cette mission de sauvegarde. C’est une initiation à l’opérationnel puis une appropriation de bonnes pratiques leur permettant de conduire les opérations de sauvegarde face à un évènement exceptionnel. Je me fixe le défi : leur donner les clefs… » C’est ainsi que l’auteur exprime ses motivations dans son avant-propos.

François Baroin, président de l’AMF écrit dans sa préface : « …De nombreux mémentos sont, depuis la loi de modernisation de la sécurité civile, à notre disposition pour préparer nos communes à être confrontées à l’insolite et devenir résilientes. L’ouvrage du général François Vernoux n’est pas un mémento de plus. C’est un opus innovant, écrit par un opérationnel, spécialiste de la gestion de crise, qui côtoie les communes depuis 2009 dans le cadre du label Pavillon Orange. Fort de ses expériences de terrain, il nous offre les clefs de la gestion opérationnelle d’un évènement. Les mémentos nous disent le comment, cet opus nous dit le pourquoi. Afin d’illustrer ses propositions et ses conseils, l’auteur nous explicite de très nombreuses « bonnes pratiques », imaginées et expérimentées par des communes. La méthode proposée pour nous préparer et conduire les opérations est particulièrement adaptée aux maires. Elle permet d’appréhender le domaine et, pour ceux qui sont déjà initiés, de valider leurs acquis. Les « bonnes pratiques » démontrent que la sauvegarde est à la portée de toutes les communes, même des plus petites et que l’on peut construire un dispositif communal utile avec peu de moyens… »

AVIS AUX COMMUNES « PAVILLON ORANGE » : Le Haut Comité Français pour la Défense Civile a le plaisir d’offrir à chaque commune labellisée un exemplaire de cet opus. Certaines d’entre elles y sont citées avec leurs bonnes pratiques qu’elles mettent en œuvre, qui ont été relevées lors des audits de progrès, postées sur le blog « PCS & résilience » et parfois même intégrées au questionnaire en ligne. Cet ouvrage s’inscrit dans l’esprit du label : Aider les municipalités à se préparer.

AVIS AUX AUTRES MUNICIPALITES : Aux bonnes pratiques de cet ouvrage, adaptez votre dispositif de sauvegarde et évaluez-le grâce au questionnaire du Pavillon Orange. Celles qui répondent à un certain nombre de critères pourront prétendent au label et par là : Mettre en lumière le travail souvent (et heureusement) obscur des élus, services municipaux et citoyens volontaires, afficher la volonté municipale dans ce domaine, informer & préparer la population voire susciter le volontariat et au fil des ans améliorer leur dispositif communal pour une meilleure sauvegarde des personnes et des biens.

 – Lien direct pour acheter l’ouvrage 

 

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Le Pavillon Orange au salon Préventica

Dans le cadre de la parution de son ouvrage paru chez Territorial éditions, le Général François VERNOUX, Fondateur du Pavillon Orange HCFDC, animera une conférence lors du prochain congrès salon Préventica dédié à la maîtrise globale des risques le jeudi 9 juin à 11h45 à Lille Grand Palais sur le thème : « Conduite des OPERATIONS COMMUNALES de sauvegarde des populations ». Il présentera les bonnes pratiques opérationnelles à adopter : Organisation du PCC, Réserve communale, Points de rassemblement, Centres d’accueil…

 

Nous revenons sur le programme des trois journées du salon : 

  • L’une des thématiques sera consacrée à la Santé et Sécurité au travail
    • Management de la santé : organisation du travail, réglementation, enseignement…
    • Enjeux transversaux : risques routiers, risques chimiques, risques électriques…
    • Enjeux sectoriels : industrie, fonction publique, médical et social…
  • L’une des thématiques sera consacrée à la Santé – Bien-être / QVT
    • Management de la QVT : politique globale, gestion RH, médiation professionnelle…
    • Pathologies professionnelles : RPS, addiction alcool/drogue, TMS…
    • Environnement de travail : conception des locaux, aménagement des espaces, hygiène /propreté
  • L’une des thématiques sera consacrée à la Sécurité/Sûreté des entreprises
    • Risques majeurs : Seveso/ICPE, gestion de crise/PCA
    • Sécurité incendie : management de la sécurité incendie, formation/certification, évacuation…
    • Sécurité de l’entreprise/Enjeux transversaux : sûreté – Malveillance, sécurité électronique, sécurité de l’information…
    • Sécurité de l’entreprise/Enjeux sectoriels : assurance dommages, établissements de santé, sûreté des chantiers…

 

– Inscription au congrès salon Préventica Lille 

– Programme complet des conférences 

Préventica à Lille Grand Palais. Source : Stéphane Mortagne
Préventica à Lille Grand Palais. Source : Stéphane Mortagne
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Les communes Pavillon Orange au coeur de la sauvegarde

Le Techni-cités N° 293 de mai aborde un sujet peu commun : celui du rôle des services municipaux dans la sauvegarde de la population.

Le général François Vernoux, fondateur du Pavillon Orange introduit ce dossier ainsi :

« La loi du 13 août 2004, dite de modernisation de la sécurité civile, confie la sauvegarde des populations aux maires et les incite à y impliquer le citoyen. Les services municipaux sont-ils pour autant exclus de la sauvegarde ? Que nenni ! Ils en sont même le cœur… »

Plusieurs bonnes pratiques de villes Pavillon Orange illustrent l’article :

  • Gonfreville l’Orcher (76) et sa box d’alerte
  • Saint Etienne (42) et son dicrim interactif
  • Feyzin (69) et ses totems de rue
  • Fourques (30) et son Rhonomètre
  • Guichen (35) et sa malette PPMS
  • Le Beausset (83) et son exposition
  • Cereste (04) et son téléphone satellitaire
  • Tours (37) et ses spectacles de rue
  • Hyeres les Palmiers et sa vigilance de crue du Gapeau
  • Amiens (80) et sa prévention des fontis…
  • l’inter-communauté Caux Vallée de Seine et son équipe d’intervention.

Tant d’exemples qui démontrent le rôle essentiels des services municipaux dans une bonne sauvegarde de la population.

Suite aux tragiques événements survenus à la fin du 20ème et au début du 21ème (tempête, inondation, AZF…), la loi de 2004 sur la modernisation de la sécurité civile est établie. C’est une refonte totale des dogmes où l’Etat protecteur tend à investir le citoyen dans sa propre sauvegarde. Au-delà de l’implication de la population pour sa propre sécurité, l’entraînement, l’exercice, et la connaissance mutuelle des acteurs deviennent le fer de lance d’une nouvelle stratégie de lutte contre les risques naturels. Municipalités, industriels, établissements scolaires, opérateurs, ainsi que les services de l’Etat doivent se préparer et s’organiser pour faire front ensemble. Pour la commune, la mutation s’opère à travers la sensibilisation et l’information des citoyens. Pour cela, de nouveaux documents sont pensés, comme le Plan Familial de Mise en Sûreté (PFMS), ou bien encore le Dossier d’Information Communale sur les Risques Majeurs (DICRIM). A cela vient se greffer la création de la Réserve Communale de Sécurité Civile (RCSC), qui intervient pour soutenir les actions des agents communaux sur le terrain. Un nouvel outil est également créé pour conforter les missions des municipalités. Le Plan Communal de Sauvegarde (PCS) conditionne les agents à des situations d’exceptions dont les scénarios rivalisent par leur ingéniosité.

 Au centre des dispositifs de sauvegarde nous retrouvons la rédaction du Plan Communal de Sauvegarde (PCS), outil incontournable réalisé sous le contrôle du maire, qui à pour objectif de planifier les actions des acteurs communaux de la gestion du risque (élus, agents municipaux, réserve communale, bénévoles…) en cas d’événements majeurs, qu’ils soient naturels, technologiques, ou encore sanitaires. Ainsi, la rédaction de chaque phase du plan incombe à un service qualifié dans le domine d’expertise. Par exemple, les acteurs qui auront à mener les opération de sauvegarde se devront d’évaluer les risques, tout comme la vulnérabilité des enjeux sur un territoire exposé. L’un des principes fondateurs, et l’une des forces du PCS, c’est d’établir plusieurs scénarios adaptés à chacun des risques auxquels la commune est exposée. En temps de gestion de crise, ces scénarios seront un guide précieux pour le Poste de Commandement Communal (PCC) qui mènera ses actions en fonction de ce plan.

Le dossier présente en annexe des fiches opérationnelles portant sur :

  • Les réflexes individuels
  • Les réflexes de groupe
  • Les actions

« La lumière, quand elle brille, est braquée sur l’implication de la population. Mais sans le travail obscur des agents municipaux, point de lumière. » 

– Liens vers le site Techni Cités

Techni Cités n°293
Techni Cités n°293
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Plan ORSEC : le guide S3

Mis en place à partir de 1952, le plan «Organisation des Secours», ou plan ORSEC, a évolué jusqu’à aujourd’hui pour devenir «l’Organisation de la Réponse de Sécurité Civile». Cette réponse de la mobilisation des moyens de la sécurité civile, a été pensée et déployée, afin de faire face à des catastrophes naturelles, industrielles, ou encore sanitaires. Il a pour objectif d’organiser les secours, de prendre en charge et sauvegarder les populations, et de protéger les biens ainsi que l’environnement. La nouvelle mouture de 2004 se veut comme un incubateur de la notion de culture de la sécurité civile, qui se décline à ce jour en plusieurs volets, dont le guide S3, qui n’est autre que la disposition spécifique inondation. Ce volet du plan a pour objectif, alors qu’on estime aujourd’hui que 17 millions de Français sont exposés aux différentes conséquences des inondations par débordements et que 1,4 million d’habitants sont exposés au risque de submersion marine, d’aider les préfets dans l’élaboration de leurs dispositions spécifiques ORSEC inondations.

Parmi les objectifs du plan ORSEC inondation, il nous a semblé important de faire un focus sur l’appropriation et la déclinaison des acteurs, ainsi que sur l’approche de retour à la normale. Le premier volet, appropriation et la déclinaison des acteurs, met un point d’honneur sur l’aspect de la culture opérationnelle commune, qui est issu d’un travail collégial entre les diverses parties. Effectivement, la bonne entente et la collaboration des différents services lors d’une crise semble être indispensable, pour faire face, et pour répondre avec efficacité à l’amplitude d’un événement majeur. Cette réponse efficiente à la catastrophe passe également par la formalisation, qui doit permettre, d’une part, de faciliter la gestion de l’événement le moment venu, et d’autre part, de s’approprier le dispositif. En outre, chaque acteur doit impérativement s’imprégner des missions relevant de sa compétence et décliner son organisation interne (Quelle est ma mission ? De combien de temps je dispose ? etc). L’appropriation n’a de meilleur partenaire que l’entraînement et l’exercice en conditions réelles sur le terrain. C’est pour cela que régulièrement des exercices sont pensés et réalisés afin de tester les dispositifs et l’efficience des acteurs de la sécurité civile.

Par ailleurs, l’approche de retour à la normale  est une étape décisive dans le protection des populations et dans la reprise de l’activité économique. Bien que les acteurs de la résilience ne soient pas les mêmes pendant et après la crise, il paraît judicieux de préparer cette étape avec attention. L’objectif premier de cette phase est l’assistance à travers une liste de missions qui devront être opérées par les services de l’Etat (assistance aux sinistrés, information sur les procédures d’indemnisation, évaluation des dégâts, etc). De plus, cette étape permet de déterminer quels seront les services pilotes qui s’occuperont de chacune des missions. Afin de faciliter et d’optimiser le temps de retour à la normale pour les territoires affectés (habitants, entrepreneurs, etc), un comité de suivi général (DDT, conseil régional, associations, etc) suit les travaux de préparation au retour à la normale.

Ce guide S3 décline l’ensemble des bonnes pratiques à mettre en place pour optimiser la gestion des inondations. Si le guide S3 est consacré à la gestion du risque d’inondation, d’autres volets du plan ORSEC sont disponibles, tout comme le guide G4 (Alerte et information de la population), ou encore le guide G2 (Soutien des populations). Cette déclinaison de guide pratique du plan ORSEC permet de mieux appréhender de futurs événements dommageables qui ne manqueront pas de se manifester.

Découvrez le Guide S3 – Plan ORSEC inondation

 

Inondation d’un quartier construit dans une ancienne zone humide
Inondation d’un quartier construit dans une ancienne zone humide après une crue de la rivière Aa. Source : Futura Science / Lamiot

 

 

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