Vos rendez-vous de juin : « Désastres et droits fondamentaux » à l’UNESCO

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L’AFPCN et l’UNESCO organisent le 24 juin 2014, au siège de l’organisation à Paris, un colloque intitulé :

« Désastres et droits fondamentaux »

Le programme de recherche juridique « Catastrophes et droits de l’homme » (CADHOM) a confirmé – notamment au moyen d’enquêtes menées en France et dans six autres pays (Argentine, Brésil, Cameroun, Tunisie, Turquie, Viet Nam) -, que les catastrophes, quelle que soit leur nature, sont un révélateur puissant de la mise en cause des droits de l’homme non seulement lors de leur survenance mais aussi dans les phases de prévention et de réparation. Ainsi, le respect plus scrupuleux de ces droits dans toute leur étendue peut servir de socle à une meilleure gestion des risques.

L’AFPCN et l’UNESCO souhaitent approfondir ensemble cette réflexion et les propositions issues du programme CADHOM à partir des questions suivantes : quels facteurs juridiques, politiques, économiques, technologiques et sociaux pourraient-ils induire une meilleure prise en compte des droits fondamentaux en cas de désastres ? Comment la réflexion sur les droits fondamentaux pourrait-elle aider à améliorer la gestion des désastres et de leurs menaces, à court, moyen et long terme ?

La matinée de cette journée d’échanges procédera, dans cette perspective, à une restitution rapide des résultats de CADHOM et envisagera la question du point de vue de la recherche, dans une approche pluridisciplinaire. L’après-midi sera consacrée à l’analyse de situations qui pourront alimenter cette recherche, à partir de la présentation de deux cas : « Inondation majeure en Ile-de-France » ; « Séisme majeur aux Antilles ».

Cette manifestation se tiendra à la Maison de l’UNESCO, 7 place de Fontenoy, dans le 15ème arrondissement.

Les inscriptions sont ouvertes et obligatoires. Merci de nous renvoyer le bulletin d’inscription complété à l’adresse suivante: afpcn@agroparistech.fr

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La crue centennale tant redoutée à Paris n’aura pas lieu

La capitale a été épargnée grâce à la brièveté des pluies dans le Centre-Est selon un article du Figaro du jeudi 9 mai.

Paris_2013
La crue centennale tant redoutée à Paris n’aura pas lieu dans les jours qui viennent. Tout au plus, devra-t-on fermer durant quelques jours une partie des voies sur berge. La situation a été plus catastrophique en amont de la capitale. Mercredi, le département de l’Aube était toujours en alerte orange, les Troyens continuant de scruter avec inquiétude le débit de la Seine avant de faire comme dans d’autres départements du centre Est de la France, le terrible constat des dégâts.

Reste que Paris n’est pas passé si loin de la catastrophe. À cela une raison: deux des trois conditions nécessaires à de grands débordements dans la capitale sont réunis, ce que l’on n’avait pas vu depuis de très nombreuses années.

La première est le remplissage des nappes phréatiques. À la différence des années précédentes, les pluies abondantes depuis l’automne et encore au printemps ont permis de bien les remplir. Un avantage en terme de ressource qui se transforme en inconvénient quand les pluies perdurent. Certes, les pluies printanières sont en partie absorbées par la nature mais le trop-plein gonfle alors les rivières.

La deuxième condition tient à la situation des barrages placés en amont de la capitale qui, toujours en raison des pluies très abondantes, sont pleins à ras bord. Des barrages qui, de toute façon, ne peuvent réduire le niveau des eaux que de 80 ou 90 centimètres.

Fort heureusement la dernière condition essentielle n’est pas remplie: «il aurait fallu de la pluie pendant une dizaine de jours d’affilée», explique le général Serge Garrigues, chef d’état-major en charge de la zone de défense de Paris.

Comment Paris se prépare à la crue du siècle

L’eau n’avait pas encore atteint sa cote historique lorsque l’électricité s’est soudain interrompue. Par précaution, 72 heures avant que la Seine ne déborde, ERDF a décidé de mettre hors service plusieurs distributeurs. Les immeubles ont brusquement été plongés dans le noir et les familles, privées de tout. Il n’y a plus de lumière, plus d’ascenseurs, de chauffage, d’électroménager, d’ordinateurs. Une eau saumâtre coule des robinets. Les écoles ont fermé. Un tiers de Paris est dans le noir, des dizaines de quartiers dans l’eau. Des immeubles menacent de s’effondrer.

Malgré les appels de la préfecture à quitter la ville, peu de Parisiens sont partis et ils sont désormais pris au piège. Les gares sont inondées et les transports publics paralysés. Une partie du RER, la majorité du métro sont noyés. Les ponts sont impraticables, les rues, le périphérique ne sont plus accessibles, de même qu’une partie des autoroutes. L’essence a, de toute façon, été rationnée.

Ce scénario catastrophe d’une crue centennale, identique ou supérieure à la grande crue de référence de janvier 1910, la préfecture de Paris, la municipalité, l’Etat, les principaux organismes publics s’y préparent. Le 6 décembre, un exercice placé sous le nom de code « Evagglo » a eu lieu à grande échelle pour tester la réactivité des services concernés. Une équipe vient de partir à New York pour tirer les leçons de l’ouragan Sandy et confronter ce scénario à la réalité.

« Nous aurons une crue centennale. C’est une certitude. La seule inconnue, c’est quand ? La crue maximale durera entre dix et vingt jours, pendant lesquels on ne pourra rien faire, juste survivre. Le retour à la normale ne sera pas espéré avant quarante-cinq jours », assure Serge Garrigues, secrétaire général de la zone de défense de Paris, chargé de la protection des huit départements de la région francilienne.

Paris sous les eaux : quels enseignements après Sandy à New-York ?
Par le Secrétariat Général de la Zone de Défense et de Sécurité de Paris
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