Les Systèmes d’alerte municipaux des populations sont peu opérationnels

Alerte_PCS_Dicrim_Sables-Olonne En matière de sécurité civile et de sauvegarde des populations, on peut dire que la commune des Sables-d’Olonne (Vendée) fait figure de référence. En effet, elle dispose d’un plan communal de sauvegarde testé grâce à un exercice grandeur nature, elle communique sur les risques majeurs en distribuant son Dicrim et possède un système d’alerte des populations de nouvelle génération par envoi automatique de SMS. Malheureusement, sur ce dernier volet, la technologie ne pourra être efficiente le jour J, faute de données dans le système.

Comme dans la majeure partie des communes équipées de ces automates d’envoi d’alerte SMS qui, pour les leaders du marché,, sont maintenant fiables, la constitution des registres est quant à elle déficiente. Les derniers chiffres fournis par plusieurs communes équipées montraient qu’elles ne possédaient dans leur base de données moins de 10% des numéros GSM de leur population. Aussi, pour rendre pleinement efficace ces technologies de l’information et de communication, il est urgent d’inciter par tous moyens les habitants à s’enregistrer et choisir la manière dont ils souhaitent être averti :  message parlé sur son téléphone fxe ou mobile, SMS sur son téléphone mobile,  e-mail ou fax, message via les réseaux sociaux.

Exercice PCS aux Sables-d’Olonne : seuls 56 Sablais recevront une alerte par SMS

L’Hôtel de ville des Sables-d’Olonne a été le théâtre d’un exercice d’application en interne du Plan communal de sauvegarde (PCS) vendredi dernier, soit une mise en pratique d’un document écrit approuvé en décembre 2011. L’idée étant de s’approprier le document, d’assimiler les missions de chacun. Sous l’observation des services de la mairie concernés et des pompiers, une situation d’incendie d’envergure aux Sables-d’Olonne a été simulée. Cet exercice en interne n’impliquait pas de simulation sur le terrain…plus clairement, la population en était exclue. Il s’agissait de tester la mise en place des opérations de secours et l’alerte lancée à la population.

A l’issue de la simulation, le bilan est positif. “Nous avons eu l’impression que les réactions étaient bonnes. Nous avons quand même fait des découvertes”, concède le Maire des Sables d’Olonne, Didier Gallot. Cet exercice n’avait rien d’obligatoire. “C’est bien d’avoir un PCS dans ses placards mais on ne peut pas juger de sa pertinence sans exercice en conditions réelles”.

Déjà, en novembre dernier, la Ville des Sables avait initié ce travail de communication sur les risques majeurs auprès de la population en distribuant le Dicrim (Document d’information communale sur les risques majeurs) dans la boîte aux lettres de chaque habitant. “Il est important que nous recommuniquions sur ce document. Chacun est censé l’avoir précieusement conservé”. En effet, il contient les consignes de sécurité à suivre selon les différents risques encourus : inondations, submersion marine, tempête, feu de forêt, tremblement de terre, canicule, risque industriel. Et, apparemment, tout le monde n’a pas pris connaissance de ce document puisque la mairie reçoit toujours des appels les jours de vigilance orange au vent de gens demandant ce qu’il faut faire.

Plus inquiétant encore : lors de la distribution de ce Dicrim, la Ville incitait les gens à lui communiquer un numéro de téléphone*. En cas d’alerte, un SMS leur serait alors envoyé pour les prévenir. Seuls 56 Sablais ont transmis leur numéro ! Pour ceux et celles qui souhaiteraient obtenir le Dicrim et/ou communiquer leur numéro de téléphone, il n’est pas trop tard. Toutes ces démarches peuvent être effectuées sur le site internet de la Ville.”C’est important, insistent les sapeurs-pompiers. La population doit jouer le jeu. Nous voulons bien être opérationnels mais il faut que la population soit actrice. D’ailleurs, la loi de 2004 le stipule : le citoyen doit être acteur de sa sécurité”.

* Les gens qui communiquent leur numéro de téléphone pour les risques majeurs ne recevront pas d’autres informations. Leurs coordonnées ne seront utilisées qu’à cette fin…Le maire, responsable de traitement, doit garantir la confidentialité et la sécurité des données. Toute personne accédant aux données du registre est tenue au secret. Les données personnelles ne peuvent en aucun cas être utilisées à d’autres fins que celle de constituer et déclencher le dispositif d’alerte.

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Exercices nocturnes pour tester les systèmes d’alerte et la préparation des habitants

symbole_inondation_lenteEn aparté de la présentation des enjeux français à la 3ème conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes qui va se tenir à Sendaï, du 14 au 18 mars, sous l’égide de l’ONU, la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a évoqué sa volonté de « vérifier les systèmes d’alerte des communes » en organisant des exercices de nuit.


Ces exercices nocturnes d’alerte aux inondations vont être organisés dans les communes les plus exposées. La ministre va solliciter les préfets pour qu’ils identifient les territoires les plus exposés, afin d’organiser « des répétitions grandeur nature de nuit d’une alerte en cas de risque d’inondation ».

Ce type de simulation n’a jamais été fait de nuit. Ces exercices se feront avec l’aide de la sécurité civile et donc en coordination avec le ministère de l’Intérieur. Selon la directrice de la prévention des risques, Patricia Blanc, ces simulations concerneraient « 3 000 communes particulièrement exposées ». « Une ou deux » simulations devraient avoir lieu en guise de test, « avant l’été ».

« Le but de ces entrainements est de vérifier les systèmes d’alerte des communes et la bonne préparation des citoyens ». En effet, Ségolène Royal a été « très étonnée » lors de la tempête Xynthia de constater que « des communes n’avaient pas de sirènes » ni de moyens plus modernes d’information et d’alerte des habitants comme les envois ciblés de SMS.

Allo_alerte_MARGUERITE2Aussi, après plus de 10 années d’existence et plus d’un millier de communes équipées d’automate d’appel, ces méthodes d’alerte par voie de SMS vont être testées par le ministère, et probablement vulgarisées. A noter toutefois, que ces nouvelles technologies d’information et de communication font logiquement partie du cahier des charges du nouveau SAIP, actuellement déployé par le ministère de l’intérieur.

Enfin, dans les zones les plus à risque, les populations vont être invitées à se munir de façon permanente de « kits de survie » (eau potable, conserves, lampes de poche, etc.).  

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NKM veut réduire les risques d’inondations et améliorer la rapidité des alertes

En déplacement dans le Gard après son collègue de l’Intérieur, Nathalie Kosciusko-Morizet s’est fixée comme objectif de « réduire les risques » d’inondations et « d’améliorer la rapidité des alertes »

Lors de la visite ce mercredi 16 novembre à Nîmes, du service de préventions des crues du Gard, département historiquement le plus sensible de France aux inondations, NKM a insisté sur sa volonté de faire approuver les Plans de Préventions des risques d’inondations (PPRI). Selon elle, « la maîtrise de l’urbanisation est une nécessité ».

A ce jour, 7 000 PPRI ont été approuvés au niveau national et il y a un rythme de 500 nouvelles approbations par an. Par ailleurs, la ministre a demandé aux préfets de sélectionner les PPRI prioritaires afin qu’ils soient mis en place le plus rapidement possible car ils sont sur les zones à enjeu ».

D’autre part, la ministre a souligné que le dispositif national de lutte contre les inondations ne passait pas simplement par des PPRI mais aussi par le financement de grands chantiers.

Enfin, la ministre a indiqué que les efforts du gouvernement porteront :
– sur l’extension de « 600 km sur toute la France du réseau de surveillance et d’alertes »,
– sur la généralisation du système d’alerte (mail, SMS…) des élus sur les crues, expérimenté dans le Gard, d’ici décembre 2011.
En effet, ce système permet de réduire, pour certains types de crue, le délai d’alerte « à moins d’une heure.

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