Exercices nocturnes pour tester les systèmes d’alerte et la préparation des habitants

symbole_inondation_lenteEn aparté de la présentation des enjeux français à la 3ème conférence mondiale sur la réduction des risques de catastrophes qui va se tenir à Sendaï, du 14 au 18 mars, sous l’égide de l’ONU, la Ministre de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, a évoqué sa volonté de « vérifier les systèmes d’alerte des communes » en organisant des exercices de nuit.


Ces exercices nocturnes d’alerte aux inondations vont être organisés dans les communes les plus exposées. La ministre va solliciter les préfets pour qu’ils identifient les territoires les plus exposés, afin d’organiser « des répétitions grandeur nature de nuit d’une alerte en cas de risque d’inondation ».

Ce type de simulation n’a jamais été fait de nuit. Ces exercices se feront avec l’aide de la sécurité civile et donc en coordination avec le ministère de l’Intérieur. Selon la directrice de la prévention des risques, Patricia Blanc, ces simulations concerneraient « 3 000 communes particulièrement exposées ». « Une ou deux » simulations devraient avoir lieu en guise de test, « avant l’été ».

« Le but de ces entrainements est de vérifier les systèmes d’alerte des communes et la bonne préparation des citoyens ». En effet, Ségolène Royal a été « très étonnée » lors de la tempête Xynthia de constater que « des communes n’avaient pas de sirènes » ni de moyens plus modernes d’information et d’alerte des habitants comme les envois ciblés de SMS.

Allo_alerte_MARGUERITE2Aussi, après plus de 10 années d’existence et plus d’un millier de communes équipées d’automate d’appel, ces méthodes d’alerte par voie de SMS vont être testées par le ministère, et probablement vulgarisées. A noter toutefois, que ces nouvelles technologies d’information et de communication font logiquement partie du cahier des charges du nouveau SAIP, actuellement déployé par le ministère de l’intérieur.

Enfin, dans les zones les plus à risque, les populations vont être invitées à se munir de façon permanente de « kits de survie » (eau potable, conserves, lampes de poche, etc.).  

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Le système d’alerte aux tsunamis du Pacifique testé lors d’un exercice

6 mai 2013 – L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) a annoncé lundi que de nouveaux outils de prévision des tsunamis, mis au point par le Centre américain d’alerte aux tsunamis dans le Pacifique (PTWC), avaient été testés lors d’un exercice destiné à mesurer la capacité de réaction des pays riverains du Pacifique en cas de tsunami.
Tsunami_test

La simulation visant à tester les outils a été organisée par le Groupe intergouvernemental de coordination du Système d’alerte aux tsunamis et de mitigation dans le Pacifique (ICG/PTWS), créé sous les auspices de la Commission océanographique intergouvernementale (COI) de l’UNESCO, et 39 pays y ont participé.

« Ces nouveaux outils, développés depuis 2011 et qui devraient être adoptés en 2014, s’appuient sur des prévisions relatives aux vagues destinées à aider les pays à améliorer leur capacité de réaction face à un tsunami. Ce nouveau système devrait permettre de mieux cibler les alertes et de fournir des informations rapides pour mieux prévenir les tsunamis locaux », explique l’UNESCO dans un communiqué de presse.

Le test prévoit une alerte au tsunami nécessitant une prise de décision au niveau gouvernemental. Les trois scénarios envisagés dans le cadre de cette simulation prévoient la survenue d’un tremblement de terre au large des côtes nord du Japon, des Philippines ou du Chili provoquant des tsunamis de grande ampleur.

« Chaque pays participant pourra choisir l’un de ces trois scénarios dans le cadre de cet exercice dont les résultats seront évalués d’ici le 31 mai. Les messages seront envoyés par le Centre d’alerte dans le Pacifique, basé à Hawaï, et celui du Pacifique Nord-Ouest, basé au Japon, aux points focaux désignés par chaque pays pour répondre à la menace d’un tsunami », précise l’agence onusienne.

L’ICG/PTWS a été mis en place en 1965 par la Commission océanographique intergouvernementale de l’UNESCO en réponse au tsunami meurtrier qui avait frappé les côtes du Chili et du Japon en 1960. L’objectif de ce Groupe est de faciliter l’émission rapide de messages d’alerte à l’échelle régionale et de favoriser les dispositifs de réponse aux tsunamis dans les pays. Des simulations ont déjà été effectuées en 2006, 2008 et 2011.

Près de 75% des tsunamis meurtriers se produisent dans l’Océan Pacifique et ses mers adjacentes. En moyenne, le Pacifique est frappé par un tsunami local tous les deux ans et un tsunami de grande ampleur plusieurs fois par siècle. Au cours des cinq dernières années, quatre tsunamis se sont produits dans la région : en 2009 à Samoa et Tonga, en 2010 au Chili, en 2011 au Japon et en 2013 aux Îles Salomon.

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