Utilisation de drônes en gestion de l’urgence : l’expérience italienne  

Le village de Ponzano, dans la province italienne des Abruzzes, est soumis depuis une dizaine de jours à un glissement de terrain d’une ampleur peu commune. 35 maisons ont ainsi été endommagées par des mouvements de terrain atteignant 11 mètres en neuf jours.
Ce phénomène est notamment dû à la série de tremblements de terre qui a touché la région, ainsi qu’aux importantes chutes de neige et à leur fonte rapide. Un important volume d’eau s’est ainsi accumulé dans le sol, provoquant une instabilité des sols et des glissements de terrain exceptionnels. 120 personnes ont jusqu’à présent été évacuées. Habitants et autorités attendent à présent les résultats des études géologiques en cours.

Source : cityrumors.it
Source : cityrumors.it

Plusieurs vidéos ont été publiées, décrivant les dégâts causés par cet inexorable mouvement. Ces images ont été filmées grâce à des drônes et des robots, déployés par les pompiers italiens (Vigili del Fuoco). L’utilisation de ces nouveaux modes d’acquisition de données en cas de catastrophes a été saluée par l’organisation Rome Drone, spécialiste de ces technologies.

Les images transmises par les drônes ont ainsi permis d’estimer les dégâts sur le terrain et d’établir une planification pour le retour à la normale. Grâce à la modélisation en 3D des bâtiments, les plus fragiles et ceux nécessitant une intervention prioritaire ont pu être identifiés avant le déploiement des équipes sur le terrain. Tandis que les répliques continuaient à secouer la région, les robots ont ainsi permis de diminuer les risques d’intervention pour les équipes de secours.

Les engins mobilisés à cette occasion ont été empruntés au projet Tradr (Long Term Human Robot Teaming for Robot Assisted Disaster Response, ou Combinaison à long terme des moyens humains et robotiques pour l’assistance en cas de catastrophes majeures).

En janvier dernier, lors de l’avalanche qui a détruit l’Hôtel Rigopiano dans les Abruzzes, les capteurs intégrés aux drônes ont également servi à localiser les personnes enfouies grâce à leur chaleur corporelle ou aux signaux de leurs téléphones portables.

Ces actions ont valu la plus haute distinction aux Vigili del Fuoco, à l’occasion de la cérémonie des « Oscars des pompiers ».

Consulter le site du projet Tradr 

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Probabilité d’un séisme à NICE et dans les Alpes-Maritimes

Les tremblements de terre survenus ces derniers jours en Italie, réveillent le risque qui pèse sur les Alpes-Maritimes. Ces phénomènes géologiques sont provoqués par la poussée continuelle de la plaque Africaine sur la plaque Euro Asiatique. Nice qui n’est qu’à 350 km de Ferrare, tremble assez régulièrement. Le dernier événement date de février 2011 où un séisme de magnitude 4,9 a réveillé les consciences des Niçois. Dans les Alpes-Maritimes, le risque tellurique est classé de niveau II sur une échelle de III.

Pour Edmond Mari, docteur en sismologie et maire de Châteauneuf-Villevieille, « plusieurs failles traversent les A-M, celles de la Vésubie, de la Tinée ou encore du Var. ». Si, elles ne font plus parler d’elles depuis longtemps, il ne faut croire qu’elles sont endormies. Ce trop long repos n’est d’ailleurs pas rassurant. En effet, pour les experts en sismologie : « il vaut mieux plusieurs secousses régulières qui jouent le rôle de soupape de sécurité, plutôt qu’une accumulation des énergies en sous-sol libérée subitement. » En 1979, Haroun Tazieff, le célèbre vulcanologue et initiateur de la culture de prévention du risque en France, avait prédit la disparition pure et simple de la Côte d’Azur.
L’ étude pilotée par le bureau de recherches géologiques et minières évalue les conséquences d’un séisme majeur à Nice : 50 à 200 morts, 10 000 à 23 000 sans abri et 3 à 4,5 milliards d’euros de dégâts » pour la seule capitale azuréenne !

plaque euro méditerranéene
En attendant, ce « big assuréen », l es Alpes-Maritimes continueront d’être ébranlées par une multitude de secousses, plus ou moins dévastatrices. Les pouvoirs publics s’y préparent en élaborant des plans d’action pour le jour où l’aléa se réveille.

Afin que chacun soit acteur de sa propre sécurité le jour « J », il est important d’informer et d’éduquer la population. Aussi, en 2007, une convention a été signée entre la préfecture, le conseil général, le rectorat et le service départemental d’incendie et de secours afin de sensibiliser les Azuréens au risque sismique.

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