Le Val d’Oise mobilise ses entreprises et ses administrations autour de la sécurité

Pour la première fois en France un département se lance dans une démarche pour une sécurité globale, en invitant entreprises, administrations et collectivités territoriales à réfléchir ensemble à la gestion des risques.

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Confrontées à des menaces similaires en matière de sûreté-sécurité et maîtrise des risques, les entreprises, les administrations et les collectivités territoriales du Val d’Oise sont invitées à travailler ensemble dans le cadre de la démarche GSI initiatives pour une sécurité globale dont le coup d’envoi avait été donné jeudi 13 novembre lors d’un colloque organisé à Roissy-en-France en présence d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du numérique.

Fort d’une importante filière sécurité-sûreté-gestion des risques, le Val d’Oise est le premier département de France à promouvoir une démarche de sécurité globale mobilisant tant les acteurs privés que publics. L’enjeu réside dans la maîtrise de risques très divers mais encore accrus par la multiplication des usages numériques. Au-delà, il s’agit de créer les conditions du développement d’un cluster spécialisé.

Impliquer tous les décideurs

« Le premier objectif c’est de décloisonner la réflexion. Rien ne se fera si nous n’arrivons pas à impliquer tous les décideurs car ce n’est plus une question que les spécialistes pourront régler seuls. Ensuite nous devrons parvenir à bien cerner les besoins », assure Gérard Pesch, expert en sécurité au sein du comité de pilotage du projet.

Pour satisfaire son ambition le Val d’Oise peut s’appuyer sur une dizaine d’acteurs de référence comme Morpho (biométrie), Atos Origin (sécurité informatique) ou ICTS (sécurité aéroportuaire), sur de nombreuses PME spécialisées mais aussi sur des entreprises industrielles (Thales, ABB, 3M) constituant autant de terrains d’application. Deux démonstrateurs expérimenteront les bonnes pratiques dont le gigantesque projet EuropaCity de quartier de loisirs européen, à Gonesse (80 hectares).

Mutualiser la réflexion

« Nous sommes encore très amont de l’ouverture et cette démarche nous donne la possibilité de mutualiser la réflexion avec d’autres interlocuteurs, explique Christophe Dalstein qui dirige le projet. Nous devons traiter des sujets comme la gestion de foule, la sécurisation de grands événements, la protection d’un site sensible, la sécurité des approvisionnements mais aussi celle des systèmes d’information car nous sommes dans un projet post-révolution digitale qui doit permettre de personnaliser l’expérience de chacun. »

Patrick Désavie, correspondant Usine Digitale Île-de-France

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