Une cellule d’appui au Plan communal de sauvegarde en Vendée

L’association des maires de Vendée propose aux communes et aux établissements publics un service, nommé cellule d’appui, à l’élaboration du PCS et du dossier d’information communal sur les risques majeurs. Dans ce cadre une chargée de mission est à disposition des élus pour les accompagner dans cette démarche. L’adhésion d’une commune à la cellule d’appui PCS s’élève en moyenne à 2 500 € et permet d’accéder au programme de mise en place.

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Le Sénateur Bruno Retailleau estime que les PCS représentent les véritables piliers de la prévision des risques naturels

Interviewé par le magazine SMACL infos, le Sénateur et président du Conseil général de Vendée, Bruno Retailleau qui a présidé la Mission sénatoriale chargée d’établir le rapport d’information sur Xynthia, estime que les Plans Communaux de Sauvegarde représentent les véritables piliers de la prévision des risques naturels.

Pour Bruno Retailleau « ils prévoient en effet les mesures locales d’alerte et d’évacuation des populations en cas de crise. C’est la raison pour laquelle nous avons souhaité non seulement les renforcer mais également les rendre encore plus concrets : toute commune concernée par un Plan de Prévention des Risques devra désormais adopter dans la foulée un plan communal de sauvegarde. Et celui-ci devra prévoir des exercices réguliers de simulation pour permettre aux populations d’adopter les comportements appropriés face au risque. »

Le Sénateur revient par ailleurs sur l’idée d’une journée nationale de la Prévention : « La création de cette journée nationale aurait pour objectif d’envoyer un signal fort en direction de la population pour la sensibiliser aux risques de toute nature. Le gouvernement prendrait en charge l’organisation de cette journée où de nombreuses manifestations pourraient se dérouler sur tout le territoire. Et parce que les bons réflexes doivent s’apprendre le plus tôt possible, je milite pour que soient dispensées, à l’occasion de cette journée, des formations dans les classes de troisième pour que nos jeunes apprennent tôt à se comporter face aux risques. »

Lire le reportage : http://www.smacl.com/publications2011-juillet/appli.htm

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Test de la procédure d’évacuation du PCS de St Pierre d’Albigny (Isère)

Après 6 mois de travail, le plan communal de sauvegarde de Saint Pierre d’Albigny (38) vient d’être rédigé. Cette commune Iséroise de 3689 habitants située dans l’arrondissement de Chambéry est soumise aux crues de l’Isère, Prenant sa source à très haute altitude dans le massif de la Vanoise, cette rivière constitue une menance pour l’ensemble des communes qu’elle irrigue à la fonte des neiges. L’implantation sur son lit de 4 retenues hydroélectriques s’avère être aussi un danger non négligeable.

Afin de valider l’opérationnalité de son PCS, la commune Saint Pierre d’Albigny a organisé un exercice le 7 juillet dernier. Il visait, sur les encouragements de la préfecture de l’Isère, à tester l’organisation prédéfinie dans une zone d’activité où une trentaine d’établissements (commerces, artisans, restaurants et Supermarché), un camping et une base de loisir pourraient être inondés en cas de crue de l’Isère.

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Tester la procédure d’évacuation

Piloté par l’association des risques majeurs de Grenoble (Isère)
, l’exercice avait pour objectif principal de tester la procédure d’évacuation de cette zone sensible et les délais de mise en œuvre des différentes phases du dispositif dès lors que le débit de l’Isère dépassait des valeurs seuil de 500 m3/sec observées sur l’échelle du Pont de St Pierre.

L’exercice a été déclenché par une vigilance pluie/inondation adressée par la préfecture à 8h30. Aussitôt, la commune engageait la phase 1 de sa procédure (débit seuil 500 m3/sec) avec :
– l’armement d’un PC réduit
– l’ appel du service méteo France, la consultation du site vigicrue et du site banque HYDRO débit de l’Isère à Montmélian
– le déplacement rapide de la personne (ou du binôme) chargé de la lecture des niveaux aux échelles à lecture directe
– la mise en préalerte des établissements les plus vulnérables au risque d’inondation (dont le camping)

Vers 9h30, l’évaluation sur le terrain indiquait que le seuil de 800 m3/sec était dépassé. La phase 2 s’enclenchait immédiatement avec pour réaction communale :
– le déclenchement PCS
– l’évacuation d’un restaurant et d’une première zone de bâtiments de Carouge
– l’évacuation du camping
– la fermeture et le contrôle de des routes RD911 et de la déchetterie
– l’information de l’ensemble des occupants de de la zone inondable
– l’ouverture et la mise en place d’un accueil dans la salle communale de la Treille

Peu après 10h, au regard de l’accélération de la montée des eaux , la phase 3 était lancée, avec l’évacuation globale de la zone d’activité et le maintien des routes fermées.

Bilan de l’exercice
Pendant 2h30, les agents communaux, les élus et les membres de la réserve communale de sécurité civile disponibles ce jour-là, la préfecture, le conseil général (service des routes), les sapeurs pompiers, la gendarmerie et le responsable du camping ont activement participé à cet entrainement.

– Les points positifs:
1) L’exercice a montré un très bon engagement des élus, du personnel et de la réserve communale de sécurité civile pour travailler sur la maîtrise globale de l’évènement (plus d’une cinquantaine étaient présents).
2) La connaissance de terrain et les outils réalisés ont montrés leur efficacité pour mener les actions communales. En effet, toutes les phases de l’évacuation (pré-alerte, alerte et demande d’évacuation par téléphone, porte à porte et haut-parleur…) ont été effectuées dans les règles. L’information et l’alerte sont correctement parvenues au représentant du camping, ainsi qu’aux établissements de la zone inondable.

– Les points à améliorer
1) Il a été difficile d’appréhender la simulation de l’évacuation du fait de la complexité de jouer un scénario fictif. En effet, l’exercice prévisionnel ayant était accéléré par rapport à un scénario réel, (2h30 de jeu pour un scénario qui se déroulerait sur un minimum de 12h dans le cas réel).
2) La communication entre le terrain et le PCC n’a pas été assez précise d’où un manque de lisibilité des actions de terrain réalisées.
Outre la mise en place de procédures précises, l’exercice a également montré l’importance de réaliser des formations concrètes de l’ensemble des acteurs aux modalités pratiques du PCS (qui fait quoi, comment, quels sont les outils et le matériel à utiliser, comment répartir les missions, ….).

Tiré du debriefing réalisé par l’association des risques de l’Isère : http://www.saintpierredalbigny.fr/

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Situation des PCS sur le bassin de la Cèze, haut lieu des phénomènes cévenols

Le bassin de la Cèze est situé au nord du département du Gard. Il commence sur les flancs du Mont Lozère, et se déploie des Cévennes gardoises jusqu’au Rhône, en empiétant sur le sud du département de l’Ardèche. Le bassin de la Cèze est un territoire relativement peu urbanisé et peu industrialisé (3% de la surface totale), qui compte environ 77 500 habitants permanents répartis dans une centaine de communes. La commune la plus peuplée est Bagnols-sur-Cèze (18 000 habitants à elle seule).
Bassin de la Cèze


11 crues importantes depuis la fin du 19° siècle

Le bassin de la Cèze est particulièrement concerné par les phénomènes dits « cévenols *» avec 11 crues importantes depuis la fin du 19° siècle. Les crues du 30 septembre 1958 et des 8-9 septembre 2002 ont d’ailleurs fortement marqué le territoire.

L’intensité des événements à l’origine des crues induit des temps de réponse courts, en particulier sur les petits bassins versants correspondant aux affluents. La montée des eaux est souvent très rapide et les actions à mettre en oeuvre pour la sauvegarde des populations doivent être très rapidement opérationnelles.

Seule la Cèze est dotée d’un dispositif de prévision et d’alerte

L’alerte de crue réglementaire, assurée par l’état (Service de Prévision des Crues Grand Delta), n’est effective que sur le cours principal de la Cèze. Aussi, les Communautés de communes Val de Tave et Rhône – Cèze se sont dotées d’un système d’assistance et conseil pour l’alerte (Prédict). Sur le reste du bassin, il n’existe aucun dispositif de prévision et d’alerte en dehors de celui géré par le SPC GD relatif aux seules crues de la Cèze. Pourtant, la plupart des affluents peuvent aussi être à l’origine de dégâts en cas de crues importantes.

Situation des plans communaux de sauvegarde (PCS)

Une fois les outils de prévision et d’alerte élaborés, la gestion locale du risque d’inondation qui incombe au Maire au titre de son pouvoir de police, est assurée par le plan communal de sauvegarde. Celui-ci permet d’assurer l’organisation et l’efficacité de l’action communale en en déclinant les mesures à prendre le jour où l’événement se réalise.

En 2011, sur la bassin de la Cèze, il y a 17 PCS approuvés : Allègre-les-Fumades, Bordezac, Chusclan, Goudargues, Rochegude, Bordezac, Laudun, Le Garn, St André-de-Roquepertuis, St Victor la Coste, Communauté de communes du Val de Tave (Tresques, Saint-Paul-les-Fonts, Saint-Pons-la-Calm, Cavillargues, Le Pin, Gaujac, Connaux). 7 autres PCS sont en cours : Gagnières, St Nazaire, Vénéjan, Rousson, Bagnols-sur-Cèze, Sabran et Salindres.

Il reste à réaliser un PCS pour 5 communes en risque fort (Codolet, Montclus, Robiac-Rochessadoule, La Roque-sur-Cèze, Saint-Ambroix), ces communes auront d’ailleurs obligation de le réaliser lorsque le PPRi en cours seront approuvés. 14 communes en risque moyen vont également avoir obligation de le réaliser.

La réalisation de chaque PCS est appuyée et suivie par un Comité de pilotage qui regroupe notamment la commune Maître d’ouvrage, le CG 30 et le SMAB Cèze.

Afin d’aider les communes dans leur démarche de mise en place des Plans Communaux de Sauvegarde, le Conseil général du Gard apporte un appui technique, qui consiste à :
– fournir un cahier des charges type et à l’adapter à chaque cas
– aider au dépouillement des offres et suivre le travail du prestataire
– fournir des éléments techniques notamment sur la propagation des ondes de crue
– valider les documents définitifs.

Le Coût moyen d’un PCS est de 15 000 € HT. Il est financé pour moitié par l’Union Européenne et pour 20% par la région Languedoc-Roussillon.

Découvrir le Syndicat Mixte ABCèze: http://www.abceze.fr/index.php?id_rubrique=11

*Définition du phénomène « Episode Cévenol » par la préfecture du Rhône

« Les orages « cévenols » Un épisode « cévenol » se dit d’une situation météorologique durant laquelle soufflent des vents de Sud chargés d’humidité en provenance de Méditerranée vers les versants sud du Massif Central (Cévennes), des Alpes ou des Pyrénées. En arrivant sur le continent, l’air chaud rencontre de l’air froid, condition idéale pour que se forment des orages. De plus, en présence de reliefs, l’air chaud est forcé de s’élever en se refroidissant, ce qui aggrave considérablement le phénomène orageux. De fortes quantités d’eau se déversent alors. Par abus de langage, le terme d’épisode « cévenol » est désormais utilisé pour désigner des épisodes à fortes pluies sur de petits bassins versants, ou sur des bassins versants à fort relief, situés entre la Catalogne et le Piedmont italien. »

De façon générale, il s’agit de ces pluies qui nous affectent au printemps et à l’automne mais le propos de cette rubrique est de tenter avant tout de favoriser une prise de conscience globale et de contribuer au développement d’une culture du risque.

Episode cevenol
source : www.prim.net

Quelques événements mémorables :

29 septembre 1900 : en 10h, 950 litres d’eau au m² à Valleraugue au pied de l’Aigoual, record qui tient toujours en France métropolitaine. L’Aigoual, sommet des Cévennes aux confins du Gard, recueille la plus forte pluviosité annuelle moyenne de la France continentale(Aigoual, du latin aqua…).

Automne 1958 : 40 morts dans le Gard.

3 octobre 1988 : Un énorme cumulo-nimbus fait du surplace durant 6 heures sur les Hauts de Nîmes, y déverse plus de 200 litres au m² et transforme les cadereaux (torrents locaux secs hors saison) en torrents furieux qui dévalent les pentes des artères principales de la capitale gardoise, entassant les autos et causant la mort d’une dizaine de personnes.

29 janvier 1996 : Des faubourgs de Béziers sont inondés par la crue de l’Orb, bilan 4 morts.

12-13 novembre 1999 : Des pluies diluviennes s’abattent sur l’Aude, le Tarn, les Pyrénées Orientales et l’Hérault, les inondations qui s’ensuivent tuent 37 personnes.

8-9 septembre 2002 : Un phénomène cévenol s’abat entre Alès et Quissac et provoque des inondations qui coûtent la vie à une dizaine de personnes.

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