Les inondations à Perpignan

Elles ont plusieurs origines :

– un débordement de la Tet comme en 1940 ;
– un débordement des canaux traversant la ville (ex. la Basse, le Grand Vivier, le Ganganeil…);
– un ruissellement des eaux de pluie dans les rues, lorsque le réseau d’assainissement sature.

La Tet constitue le principal risque, c’est pourquoi la Ville de Perpignan a lancé, en 2005, une étude hydraulique confiée à un bureau d’étude spécialisé.

Simulation des crues de la Tet : Visionnez la vidéo de la cinématique de crues de la Têt.

Site de la ville de Perpignan : http://www.mairie-perpignan.fr/vie-pratique/securite/prevention-des-risques-majeurs/inondation

Evénements climatiques marquants sur les Pyrénées-Orientales

Octobre 1940 : une « anomalie fantastique » sur le Roussillon

En 1940, un épisode pluvieux fantastique a touché, du 16 au 20 octobre, les Pyrénées-Orientales, l’Aude, ainsi que la Catalogne espagnole. Il y eut plus de 300 morts en Catalogne, 50 en France, dont la moitié à Amélie-les-Bains et ses environs. Il a été mesuré 840 mm de pluie le 17 octobre à l’usine électrique de la Llau. Cette valeur a été officialisée comme étant le record de pluie en 24 heures pour l’Europe. Or le pluviomètre a débordé à 4 reprises entre 12 h 00 et 19 h 30 ce jour-là, la valeur réelle semble donc encore bien supérieure à ce chiffre… La valeur de 1000 mm pour la journée du 17 mesurée à Saint-Laurent-de-Cerdans est certainement beaucoup plus proche des quantités de pluie réellement tombées ce jour là.
En France, 200 immeubles succombèrent, dont un soixantaine dans l’agglomération d’Arles-sur-Tech, d’Amélie-les-Bains, Palalda, une trentaine à Vernet-les-Bains, quelques dizaines à Prats-de-Mollo.

Analyse détaillée des événements : http://pluiesextremes.meteo.fr/evenements-marquants-sur-les-pyrenees-orientales_r60.html

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Episode cévenol : pre-alerte detectee

Sur les départements du VAR (83) et des ALPES MARITIMES (06), un phénomène pluvieux et venteux qui fut violent et rapide, s’est abattu ce mardi 25 octobre toute la matinée. Cette zone orageuse se déplace en fin de journée vers l’Italie.
Les pluies les plus soutenues ont concerné les départements du Var, des Alpes Maritimes et des Hautes-Alpes où l’on a relevé ce matin en moyenne 50 mm de précipitations avec des maximas de près de 130 mm comme à St Martin de Vésubie(06), 108 mm à Seillans(83) et 100 mm au Castellet(83). Depuis 14 heure, les pluies orageuses baissent d’intensité sur le Var alors qu’elles se renforcent sur les Alpes Maritimes. En Corse, ce sont les reliefs qui sont le plus impactés sous des intensités modérées de pluies. Le vent d’Est faiblit partiellement. Les rafales oscillent entre 50 et 70 km/h sur les côtes.

Pre-alerte en Languedoc-Roussillon

Par ailleurs, un autre épisode cévenol est en train de naitre. Il devrait se matérialiser en Languedoc-Roussillon pour vendredi 28 octobre. Venant du Portugal et d’Espagne via la mer méditerranée, un ballet de pluies viendra frapper et balayer les départements de l’Aude et des Pyrénées Orientales.

Cette situation évoluera certainement dans les 48 heures, mais dans tous les cas, le Languedoc-Roussillon recevra ce vendredi d’abondantes précipitations voire de la neige sur les Pyrénées à partir de 2500m. D’autre part, des vents d’est violents sont attendus dans le Golfe du Lion n’excluant pas des fortes vagues sur le littoral. Des risques d’inondations sont à prévoir sur Perpignan et sa région.

Images satellite en temps réel

Précipitations en direct sur le Roussillon :

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Haute-Garonne (31) : seules 18% des communes ont un PCS

Le préfet de Haute-Garonne, Henri-Michel Comet, est inquiet du retard pris par les communes de son département dans la mise en œuvre du plan communal de sauvegarde. Pourtant, en Haute-Garonne, 80 % des communes sont en zones inondables soit 467 communes sur 589 pouvant être impactées par une crue…. Sur les 250 communes concernées par la mise en place d’un plan communal de sauvegarde, seules 18 %, soit 44 d’entre elles, sont en règle avec la loi.

Zones inondables en Haute-Garonne (31)

Aussi, assisté de sa secrétaire général, Françoise Soulima, et du chargé de mission PCS au syndicat mixte d’études et d’aménagement de la Garonne (SMEAG), le Préfet est venu rappelé aux maires, réunis en Congrès ce samedi 22 octobre, les nouvelles dispositions voulues par l’État en matière de prévention des risques naturels.

En effet, la prescription d’un plan de prévention des risques naturels (PPRN) entraîne dorénavant l’élaboration immédiate d’un plan communal de sauvegarde et cette mesure est loin d’être prises en compte en Haute-Garonne. Pourtant, les catastrophes de Vendée et du Var, en février et juin de l’an dernier ont tristement rappelé qu’il valait toujours mieux se préparer au pire… « Quand l’événement naturel survient, il est bien sûr trop tard » fustige la secrétaire général.

Ainsi, les communes de Haute-Garonne où, comme sur l’ensemble du territoire, le risque zéro n’existe pas, sont loin d’être prêtes en cas de survenue d’événements majeurs …les Toulousains en savent quelque chose. Pour l’heure le compte n’est pas bon. Les communes de Haute-Garonne sont très en dessous de la moyenne nationale qui se situerait au alentour de 30%. S’il n’est pas question de mesures coercitives pour l’instant, la préfecture entend bien accélérer le mouvement. D’autant que, les maires ne sont pas laissés à eux-mêmes, souligne la secrétaire général, « puisqu’une équipe Préfectorale est à leurs côtés pour les accompagner et qu’ils peuvent même bénéficier de financements européens ».

Quant à la ville de Toulouse qui attend depuis 1875, que la Garonne fasse sa crue centennale, le plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) devrait être arrêté à la fin novembre. L’enquête publique a été bouclée et le rapport remis.

DDRM de Haute-Garonne : http://www.haute-garonne.gouv.fr/automne_modules_files/pmedia/public/r12724_23_ddrm_2009.pdf

Coordonnées de la Direction Départementale des Territoires
Cité administrative
2 Bd. Armand Duportal -BP 70001
31074 Toulouse Cedex 9
Tel: 05.81.97.71.00
Directeur Départemental : Thierry VATIN

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Les aides finançières en matière de prévention des inondations soumises à la réalisation d’exercices de simulation du PCS

Le financement des actions de prévention des inondations portées par les communes seront soumises dorénavant à la réalisation d’exercices de simulation du plan communal de sauvegarde.

Interrogée par les grands médias lors de la présentation de la nouvelle vigilance météorologique de météo France, la ministre de l’Ecologie, du ¬Développement durable, des Transports et du Logement a rappelé la nécessité pour les communes de mettre en place un plan communal de sauvegarde. Pour NKM, « ces plans contiennent des procédures d’alerte et d’évacuation adoptées par les communes ».

Afin d’inciter les municipalités à les élaborer, l’État a conditionné le financement des programmes d’action de prévention des inondations portés par les villes, connus sous l’acronyme « PAPI », à l’établissement d’un plan communal de sauvegarde. De plus, les communes pour lesquelles un plan de prévention des risques est prescrit doivent dorénavant y adjoindre un PCS.

Excercice à Gichen
Toutefois, la mesure de l’opérationnalité de ces plans d’organisation pour le jour « j » nécessite pour les villes de réaliser des exercices de simulation. Aussi, depuis cette année, l’attribution des financements de l’Etat va en priorité aux communes qui se sont investies dans la mise en oeuvre d’un exercice. La prise en mains du PCS au travers des exercices figurent donc parmi les critères permettant d’accorder ou non des aides. D’autre part, les préfets ont reçu ordre d’être très vigilants au développement de ces entraînements.

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