Etat de la réalisation des PCS dans le département de l’Ile & Vilaine

En mai 2011, nous présentions la situation des PCS dans le département de l’Ile & Vilaine (35) qui venait de se voir prescrire 23 PPR pour submersion marine.
En Ille et Vilaine, selon la Préfecture, 156 communes auraient l’obligation de réaliser un plan communal de sauvegarde. Au 31 décembre 2011, un quart de ces communes ont finalisé ce plan de gestion de crise à l’échelle communale, 92 ont engagé la démarche et sont en cours de réalisation, et 25 restent à réaliser.

Etat PCS 2011 en Ile & Vilaine

Image format PDF : PCS_35_situation2011

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Guide des aides aux communes de la Seine Maritime en matière de prévention des inondations

Le département de la Seine Maritime (76) vient de publier le guide 2012 des aides et interventions départementales aux communes et groupements de communes en matière de prévention des inondations.

Grâce à ce guide, on découvre que sont subventionnables les opérations de prévention, de prévision et de culture du risque, nécessaires à une gestion efficace du risque inondation. Elles comprennent :

• les études stratégiques :

− Etudes d’Analyses Couts-Bénéfices, Analyses Multi-Critères.
− Etudes de faisabilité de mise en place d’un réseau d’alerte au risque inondation sur le territoire.

• les équipements de mesure et réseau d’alerte liés à la prévention des inondations :

− Fourniture et pose d’instruments de mesures (échelles limnimétriques, pluviomètres, turbidimètres…) et d’alerte.
− Fourniture et pose de repères de crues.

• les opérations de prévention et de culture du risque inondation :

− La communication, l’information et l’éducation au risque, à travers la conception et la reprographie des supports sur les risques (plaquettes, expositions…).
− les études destinées à l’élaboration de plans de surveillance des ouvrages, de documents de synthèse destinés à informer la population et à prévoir les mesures de secours en matière de risque majeurs (DICRIM, Plans Communaux de Sauvegarde).

Concernant ce dernier volet et plus précisément la communication, l’information et l’éducation au risque, les documents doivent être validés par les services du Département pour recevoir une aide financière. Pour les études destinées à l’élaboration des plans communaux de sauvegarde et les DICRIM, seuls les études élaborées par un prestataire externe et réalisées à l’échelle du bassin versant ou de l’intercommunalité, sont éligibles. Le taux de subvention s’élève à 40% de la dépense HT

Accéder au guide : Aide-a-la-prevention-des-inondations-012012-T1

Liste des communes de la Seine-Maritime concernées
par les risques majeurs (DDRM 2004) : DDRM_communes_76

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SEISMO 12 : exercice international pour simuler un grave séisme

En mai prochain (2012), un exercice international aura lieu pour simuler le cas d’un grave séisme.

En effet, un des plus grand risque de tremblement de terre en Suisse, en France et en Allemagne se situe dans le Rhin supérieur, lequel appartient aux secteurs sismiques les plus dangereux de la planète. Le tremblement de terre de Bâle du 18 octobre 1356 en témoigne. Il constitue le tremblement de terre le plus violent jamais enregistré en Europe centrale.

C’est pourquoi, un séminaire tri national et un exercice d’entrainement d’une journée « REGIO-KAT 93 » sur le thème de la gestion de crise en cas de tremblement de terre a été organisé en 1993. Il est dorénavant temps de vérifier la mise en œuvre des recommandations de l’exercice en 1993 en France, en Allemagne et en Suisse. Ceci aura lieu lors d’un excercie d’Etat major – dénommé « SEISMO 12 » – prévu pour mai 2012.

Commentaires par le Président du groupe de travail « Entraide en cas de catastrophe », M. Marcus Müller : http://edvan.fadeout.ch/v2/?customerId=55&channelId=105&broadcastId=599

entretien Muller

: cliquez

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Les priorités de la CU Bordeaux en matière de risque inondation

Les 19 & 20 janvier 2012 se tiendront à Bordeaux les premières Assises Nationales des risques naturels. Cette première édition est placée sous le signe de la coopération entre les différents acteurs afin de nouer un dialogue constructif en dépassant les traditionnels antagonismes. L’ambition est de créer un cadre permanent de discussion entre les acteurs clés, maillon de la chaîne de la prévention des risques naturels.

A ce jour, et ce malgré les progrès accomplis, il est toujours difficile de gérer les risques naturels tant par leur nature imprédictible que par leur gravité. En effet, les phénomènes à l’origine des risques naturels ne peuvent être évités et la politique consiste à s’adapter à ces phénomènes pour réduire autant que possible leurs conséquences.

A ce jour, les deux tiers des 36 000 communes françaises sont exposées à au moins un risque naturel. On estime que 15 000 d’entre elles sont vulnérables aux inondations et 7 300 aux mouvements de terrains. 24 000 communes sont concernées par le risque sismique tandis que 6 021 sont menacées par les feux de forêts. Alors qu’en est-il de l’Agglomération de Bordeaux ?

Les priorités de la CU Bordeaux en matière de risque inondation

Sur le territoire communautaire, 12 communes situées en bords de fleuves sont concernées par le risque inondation. La Presqu’île d’Ambès et le Médoc sont les zones plus concernées pour des inondations par une submersion marine.

Maîtriser l’aménagement de l’espace en zone inondable

La gestion du risque ne peut être dissociée de l’enjeu majeur que constitue l’aménagement de l’espace en zone inondable. Il est urgent de concilier ces deux exigences. La mise en œuvre d’une politique volontariste de prévention du risque inondation doit se fonder sur une connaissance fine du territoire en terme d’enjeux, d’évolution de l’aléa… Aujourd’hui, l’un des grands enseignements est que le développement des procédures de type PPRI n’a pas suffit à maîtriser une augmentation de l’habitat en zone inondable. La vulnérabilité de l’habitat plus ancien et de ces extensions peut être limitée par des disposions de construction spécifiques, une remise en état et à niveau des ouvrages de protection (digues) et une restructuration des réseaux hydrauliques à l’échelle d’un territoire. Les actions développées en matière de prévention des inondations permettent de se prémunir d’un certain niveau de risque. Ce niveau de risque acceptable doit être défini collectivement en fonction des enjeux, de la vulnérabilité de chaque activité… Dans un registre comparable, le retour d’expérience de la crue de 2010 a aussi montré les limites des seuils d’alerte. L’actuel réseau d’annonce de crues doit être amélioré et étendu à tout l’Estuaire de la Gironde avec une extension du système d’information en temps réel aux usagers et aux riverains.

Nous constatons que les Plans de Prévention des Risques tels qu’ils sont élaborés couramment visent surtout à ne pas augmenter le risque en réglementant strictement les développements éventuels en zone inondable, rarement en introduisant des mesures de nature à réduire effectivement et efficacement le risque actuel : en ce sens, les collectivités ne doivent pas se considérer comme protégées contre le risque une fois approuvé un P.P.R.I. La réduction de vulnérabilité des zones sensibles exposées reste une nécessité et demande un lourd effort sur du moyen ou du long terme.

La culture du risque doit être une priorité pour les populations concernées .

Le développement de la sensibilisation du grand public par des opérations concrètes de terrain et des simulations soumises à évaluation, avec l’organisation périodique d’exercices d’évacuation afin de préparer la population aux mesures rendues nécessaires par la survenance du risque. L’institution une journée de prévention des risques inondations et industriels, pour donner aux populations exposées des conseils comportements simples et concrets, adaptés aux risques encourus et directement applicables (ex : Japon, Grande Bretagne, Hollande). Dès que possible, prévoir qu’un effort de pédagogie soit mené sur le terrain, notamment dans les écoles, il devient indispensable d’éduquer le plus tôt possible nos concitoyens à une véritable culture du risque, de telles actions pouvant être organisées en partenariat avec les associations de défense de l’environnement. La pose de repère de crue Témoins des grandes crues passées, ils permettent de faire vivre la mémoire des inondations que le temps ou les traumatismes peuvent parfois effacer. Il est essentiel de laisser des traces matérielles pour sensibiliser, entretenir et transmettre une mémoire collective des crues. Une mauvaise connaissance du phénomène inondation conduit souvent soit à minimiser le risque en oubliant les évènements passés, soit à mystifier une crue ancienne, qui a laissé des souvenirs terribles, car aucune donnée, source ou référence n’ont permis de la relativiser. Les repères de crues font donc partie du patrimoine des connaissances sur les crues et représentent une source d’information indispensable au renforcement de la conscience du risque. Ils permettent aussi d’affiner le savoir et l’expertise des crues historiques.

Communauté urbaine de Bordeaux en chiffres
Nombre de communes : 27 communes
Nombre d’habitants sur le territoire : 780 000 habitants
Taille des communes : de 270 000 habitants (Bordeaux) à 1056 habitants (Saint-Vincent-de-Paul)

Contact : Direction Opérationnelle de l’Eau et de l’Assainissement
Esplanade Charles de Gaulle – 33076 Bordeaux cedex

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